CHAPITRE IV
Histoire eoolétiaftique.
L'acte le plus ancien que je puisse citer ici est de 1132. C'est une charte, assez curieuse, qui se trouve, on ne sait à quel titre, dans les archives du duché de Lancastre, et par laquelle l'archevêque de Rouen, Hugues III, de la famille des comtes d'Amiens, accorde à Guillaume de Roumare, seigneur de Novomercalo , quelques privilèges pour un prieuré qu'il vient de fonder. Warin des Essarts, qui était alors abbé de Saint-Evroul, ratifie les concessions faites à Guillaume de Roumare, mais se réserve le droit de remplacer le prieur, dans certains cas. L'archevêque de Rouen réserve aussi ses droits épiscopaux et déplore les abus qui, sous ce rapport, se sont introduits dans l'Église (n° 11).
Parmi les seigneurs gascons dont Edward Ier paya les dettes à Londres, en 1299, se trouvait un prêtre (n° lvi, art. 80).
Edward III avait fait, en 1332, une donation à l'abbaye deBaubec, dont celle-ci se servit pour frustrer l'abbaye de Fourneys de quelques droits féodaux. Il fallut qu'en 1336 une nouvelle charte réglât les droits des deux abbayes (n°cxxvn).
Trois documents, des années 1335 et 1336, sont relatifs au passage en Angleterre d'un nonce du nouveau pape. Cet envoyé de Benoit XII était un chanoine de l'église de Poitiers, dont le nom ne se trouve cité nulle part. Sa mission se rattachait sans doute aux discussions qui existaient alors entre l'Angleterre et le saint siège, et la découverte de son nom mettra peut-être sur la voie de quelque négociation jusqu'ici inconnue (noâ ccxxiv, ccxxv, ccxxvi).
Il suffit de mentionner la lettre écrite par le Pape au prince de Galles, h l'occasion de la bataille de Poitiers ; ce document se rattache beaucoup plus A l'histoire civile qu'à l'histoire ecclésiastique proprement dite (n° clxv) .
Dans la longue liste des hommages rendus au Prince Noir par les vassaux d'Aquitaine, les ecclésiastiques sont assez nombreux (n° cxcii, art. 152, 347, 369, 430, 431, 542, 600, 644, 722, 723, 727, 782, 820, 984, 993). Je me bornerai à faire remarquer que les abbés et prieurs, au lieu de se mettre à genoux et les mains jointes, prêtèrent l'hommage debout, une main sur la poitrine et l'autre sur l'Évangile. L'abbé de Saint-Maixent fit en outre des réserves en faveur du saint-siège. Quant aux évèques, on sait qu'ils avaient la prétention d'être exempts de l'hommage, et c'est sans doute à cause de cette prétention que Tévêque de Sarlat est le seul dont on retrouve l'hommage. Des considérations particulières le portèrent sans doute à se soumettre à cette formalité; mais il prêta serment étant assis en face du Prince.