‹ Collection générale des documents français qui se trouvent en Angleterre. Tome premier, archives de la Mairie de Londres, du Duché de Lancastre, de la Bibliothèque des Avocats et première partie de L'ÉchiquierChapitre 111 sur 331 · TROISIÈME PARTIE, CHAPITRE IV. CGXIII · texte numérisé non relu

TROISIÈME PARTIE, CHAPITRE IV. CGXIII

Plus tard, lorsque l'archevêque de Bordeaux envoya à Henri Y une copie du procès-verbal des hommages , il eut soin de ne pas mentionner celui de l'évèque. J'ajouterai que parmi les députés que les villes d'Aquitaine furent obligées d'envoyer au Prince pour lui faire hommage, l'un d'eux est qualifié du titre de prêtre. Cet exemple est unique , mais ne doit pas, je crois , être regardé comme extraordinaire.

Je n'oserai affirmer que Raimond Guillaume, hermite auquel le prince d'Aquitaine donna, en 1363, les greffes de Saintes, Mon tendre et Talmon, fut réellement un hermite ; mais ce ne serait pas la première fois que ces sortes de religieux auraient reçu des dons qui paraissent incompatibles avec leur état. On trouve, entre autres, dans les archives du duché de Lancastre (Regist. du duc Jean, G. c, 12, fol. 148 v°), que le duc de Lancastre donna à un hermite, qui se proposait d'y vivre solitaire et d'y servir Dieu, quelques maisons qui tombaient en ruines, et que r hermite s'engageait à soutenir et réparer. Ici, il serait fort possible que ces donations eussent été faites par le prince d'Aquitaine (1) au religieux chargé de l'entretien du fanal de la tour de Cordouan (n° ccxxiii, art. 121).

Les chanoines du chapitre de Saint-André de Bordeaux avaient prêté 500 francs d'or au duc de Lancastre; celui-ci, de retour à Londres, en 1374, donna ordre à son trésorier de rembourser cette somme au mandataire des chanoines (n°ccnv).

Au xve siècle, on ne trouve pour ainsi dire aucun renseignement relatif à l'histoire de l'Église. Cependant on voit qu'en 1419, Henri V s'adressa à l'archevêque de Bordeaux pour avoir une copie de tous les actes qui constataient sa souveraineté sur la Guyenne , et que quelques évêques jouèrent un rôle dans la cérémonie de l'entrée de Henri VI à Paris (n°*cccL, ccclxxxi).

Les documents ecclésiastiques sont aussi presque nuls pendant le xvie siècle. On ne peut guère, en effet, donner ce titre à des lettres adressées au cardinal Wolsey, au chancelier Duprat, etc. , et dans lesquelles il est question des guerres de religion et des autres événements politiques. Je citerai cependant une espèce de note qui constate que le butin fait à Rome par les Espagnols ne leur profita pas et leur fut enlevé en Sardaigne (n° cblxii).

(1) C'est ce prince qui fonda la chapelle de Notre-Dame de Cordouan, Catalogue des Rolles Gascons, page 192.

CCtlY INTRODUCTION.

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