CHAPITRE XI
Hittowe de l'agnonltare.
Les documents sur cette matière sont si rares dans les archives, qu'il est à peu près certain qu'on ne découvrira jamais en Angleterre beaucoup de renseignements sur l'agriculture des provinces anglo-françaises ; cependant, ce chapitre n'est pas seulement une protestation contre l'oubli dans lequel on a laissé jusqu'ici cette importante portion de l'histoire de l'humanité ; il est destinée prouver qu'en examinant de près certains documents , on peut y trouver des renseignements curieux sur plusieurs branches de l'histoire de l'agriculture.
Ainsi, presque tout ce qui concerne les impôts, péages, droits, etc., tout ce qui se rapporte aux métiers qui s'exercent sur les produits agricoles, tels que les boulangers, bouchers, brasseurs, etc., toutes les ordonnances, proclamations, règlements, etc., sur la vente des animaux et des denrées, tous ces documents et d'autres encore intéressent directement ou indirectement l'histoire de l'agriculture. Je ne rappellerai point ce que j'ai dit à ce sujet dans les différentes parties de cette introduction ; je me bornerai à citer les numéros des documents publiés qui se rapportent plus particulièrement à cette matière:
Commerce et vente du vin, n"xxxiu, lxx, lxxiv, lxxix, lxxxix, xc, xci,
xch, xciv, c, ci, CXL, CCXXVIII, ccxxxii, CCCXVIII.
— de la laine, n° xcviii.
— des grains, n0i cxv, cxlii, cxlviii, cliv, clvi, clxix.
— des bestiaux, n°* lxii, lxviii, lxix, lxxi, cxii, ccxxxyiii.
Le n° cxii, art. 11, recommande de faire ramasser dans les domaines royaux d'Angleterre, pour les envoyer en Gascogne, cent mille livres de plumes d'oies, destinées à garnir les flèches et éviter l'emploi dispendieux du parchemin. On peut donc dire avec assurance que la Convention n'a pas été la première à se servir de ses archives pour repousser les ennemis : et plus d'une fois sans doute, quand les plumes manquèrent dans nos vieux manoirs assiégés, nos chartes et nos titres portèrent dans les rangs ennemis le témoignage sanglant de l'héroïque courage de nos défenseurs.
En 1537, le hasard, une espièglerie ou toute autre cause firent insérer dans la cire du sceau du traité d'Amiens un noyau de cerise,] qui se trouve ainsi parfaitement conservé, depuis trois siècles, dans les archives de l'Échiquier de Londres (n° cdlxi). Selon l'Art de vérifier les dates, tom. I, p. 822, c'est seulement en