‹ Collection générale des documents français qui se trouvent en Angleterre. Tome premier, archives de la Mairie de Londres, du Duché de Lancastre, de la Bibliothèque des Avocats et première partie de L'ÉchiquierChapitre 15 sur 331 · PREM1ÈBE PARTIE, CHAPITRE II. XII · texte numérisé non relu

PREM1ÈBE PARTIE, CHAPITRE II. XII

table chronologique des diplômes. Nous ne savons s'il y resta longtemps, et même nous n'avons vu aucun document constatant qu'il fût revenu à Londres. Cependant, comme le traité fait avec Henri Roocke devait expirer le 28 mars 1766, et fut renouvelé le 22 de ce mois, pour six autres mois , c'est-à-dire jusqu'au 28 septembre 1766, il est probable que Brequigny revint à Londres, et n'abandonna l'Angleterre qu'après cette dernière époque.

Quoi qu'il en soit, le 7 avril 1767 (1) Brequigny lut à l'Académie des inscriptions un mémoire dans lequel il présenta le résumé de ses recherches.

Il résulte de ce mémoire, ainsi que des pièces de la correspondance de Brequigny, publiées par M. Champollion , qu'après un séjour de deux ans et demi à Londres, Brequigny, aidé du savant Mouchet et de six copistes, quelquefois même de davantage, avait transcrit environ douze mille documents. La collection des copies rapportées par Brequigny, telle qu'elle est aujourd'hui, ne contient que onze mille copies; je pourrai même dire qu'elle n'en contient pas dix mille; car, sans défalquer du total un assez grand nombre de pièces que, sans s'en apercevoir, Brequigny avait fait copier plusieurs fois, il faut au moins en déduire plus d'un millier d'extraits, faits par Mouchet pour un grand travail abandonné (2), et que j'ai dû compter comme des copies originales , quoiqu ils fassent le plus souvent double emploi. Je dis le plus souvent, parce que beaucoup de copies originales ont disparu , et les extraits seuls nous ont été conservés. 11 serait sans doute injuste de supposer qu'il y a eu perte ou soustraction de plus de deux mille copies : la différence de nos calculs peut venir de ce que j'ai compté comme un seul document les chartes qui en renferment plusieurs, tandis que Brequigny avait peut-être compté chaque acte en particulier. Il est plus difficile d'expliquer pourquoi M. Champollion, qui ne dit pas d'où vient la différence de son calcul avec celui de Brequigny, prétend que le nombre des documents de cette collection n'est que de sept mille.

Brequigny ne s'était pas borné, pendant son séjour à Londres, à dresser les divers mémoires dont j'ai déjà parlé : il existe dans ses papiers plusieurs notices détaillées sur quelques portions des archives de la Tour, du Musée, etc., et sur un assez grand nombre de cartulaires et de manuscrits qu'il avait vus. La plupart de ces notes ont aujourd'hui perdu beaucoup de leur utilité par suite des changements survenus dans l'organisation des archives anglaises ; mais elles pourront être utiles quand on s'occupera des dépôts où Brequigny avait travaillé.

(1) Et non le 11 novembre 1766, comme on Ta imprimé dans le tente-septième volume des Mémoires de l'Acad. des inscr. et beUes-lettres. Voyez : Lettres de rois , reines, etc., préface, page 1.

(2) Il paraît que Brequigny avait fait entreprendre un recueil des pièces qui intéressaient particulièrement les différentes branches de l'administration du domaine, et que cette collection, étant composée des copies originales, il ne nous est resté très-souvent que les extraits faits par Mouchet pour ne pas décompleter la collection générale.

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II ne faut pas oublier de dire que , pendant son séjour à Londres , Brequigny fît dépouiller quelques collections de documents imprimés en Angleterre , et alors inconnues en France, où il trouva beaucoup d'actes utiles au grand ouvrage auquel h science s'intéressait alors si vivement, la réimpression de la table chronologique de* diplômes.

Brequigny fit aussi dessiner, d'après les collections du Musée Britannique , un grand nombre de monnaies qui eurent autrefois cours en France, et y joignit, d'après les manuscrits du Musée, l'indication de leurs poids, titres et valeurs (1).

Le gouvernement, juste appréciateur des services qui lui avaient été rendus , récompensa noblement le savant employé qui s'était si convenablement acquitté de sa mission. Brequigny, indemnisé de ses frais de voyage et de séjour à Londres, reçut en outre un brevet de 6,000 francs de rente pour continuer à classer et inventorier les documents rapportés.

Ce serait peut-être ici le lieu de donner l'indication détaillée de tous les documents transcrits par Brequigny dans chacun des dépôts qu'il a visités; mais l'impression du long et mînulieui travail auquel j'ai dû me condamner pour ne pas copier précisément le double des actes déjà rapportés par Brequigny, augmenterait tellement les sacrifices que la publication de ce volume m'impose, que je me vois, à regret, obligé de me borner à en donner le résumé suivant. Brequigny transcrivit :

Offices des remembrantes 159 pièces

Aux archives de l'Échiquier. ( .Livre rouge 6 \ 174

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