‹ Collection générale des documents français qui se trouvent en Angleterre. Tome premier, archives de la Mairie de Londres, du Duché de Lancastre, de la Bibliothèque des Avocats et première partie de L'ÉchiquierChapitre 25 sur 331 · CHAPITRE DI · texte numérisé non relu

CHAPITRE DI

Mîfriont de MM. Francisque Michel, Léon de Waffly, etc., en 1833 et

Brequigny était revenu de Londres en 1767 ; depuis lors jusqu'en 1830, personne ne songea qu'il était possible de trouver encore en Angleterre des documente utile» à notre histoire ; mais lorsque les événements politiques eurent amené au pouvoir des ministres qu'une sorte de reconnaissance et de goût attirait vers les études dô l'histoire, et qui voulaient peut-être montrer, en faisant étudier comme un objet purement historique l'existence d'un pouvoir récemment détruit , que toute espérance d'un retour vers ce passé était devenue inutile, leur attention se porta naturellement vers les archives d'Angleterre ; mais , imbus de cette idée qu'il devait nécessairement rester fort peu de documents importants pour nous, dans un pays où l'un des maîtres de la science, aidé de toutes les ressources que la munificence royale avait pu mettre à sa disposition, avait, pendant près de trois années , transcrit tout ce qu'il avait trouvé de curieux, les Ministres se persuadèrent qu'il fallait principalement faire porter les nouvelles recherches sur les monuments littéraires. En conséquence, M. Guizot, ministre de l'instruction publique en 1833, chargea M. Francisque Michel, jeune littérateur déjà connu par un grand nombre de publications estimées, d'aller en Angleterre, non pas continuer les travaux de Brequigny, mais recueillir ou signaler les monuments littéraires du moyen âge dont les copies ne se trouvaient pas en France ou ne s'y trouvaient qu'incomplètes. M. Francisque Michel fut donc chargé d'explorer les bibliothèques plutôt que de dépouiller le» archives. Néanmoins, dans cette moisson nouvelle, l'ardeur et l'activité de l'envoyé du Ministre pouvaient à peine suffire au travail. De tous côtés M. Michel découvrait des richesses inconnues, et, pendant trois années, il transcrivit dans les bibliothèques des principales villes d'Angleterre et d'Ecosse un très-grand nombre de monuments littéraires.

M. Francisque Michel a fait connaître en détail le résultat de ses laborieuses recherches dans deux remarquables rapports qu'il adressa successivement à M. le Ministre de l'instruction publique en 1834 et en 1837. Ces rapports font partie de la collection des Documents inédits sur V histoire de France, publiés sous les auspices du ministère, et sont par conséquent entre les mains de tout le monde. Il suffira donc de donner ici la liste des manuscrits auxquels M. Michel a consacré des notices. Je dois à l'obligeance de cet infatigable travailleur de pouvoir ajouter à ces indications la liste des manuscrits qui se trouvent aussi en Angleterre , et dont il

INTRODUCTION

n'est pas question dans les deux rapports présentés par lui au Ministre , mais qui depuis lors ont été publiés en tout ou en partie.

Dans ces deux rapports, M. Francisque Michel a signalé l'existence de plusieurs documents historiques qu'il aurait volontiers transcrits s'il n'avait été retenu par la crainte que Brequigny ne les eût déjà copiés, ce qui se trouva vrai pour quelquesuns de ces documents, mais ne Tétait pas pour tous.

Dans la liste des manuscrits auxquels M . Michel a consacré des notices, au fur et a mesure qu'il les découvrait, et que j'ai classés avec les manuscrits que M. Michel a publiés depuis, d'après les numéros d'ordre qu'ils portent dans les dépôts où ils sont conservés, les noms et les numéros en italique désignent les manuscrits sur lesquels M. Michel n'a pas publié de notices, et dont il s'est servi dans des publications postérieures ; la date qui suit, entre parenthèses, indique l'époque de ces publications, et le folio la page du rapport où se trouvent les notices.

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