‹ Collection générale des documents français qui se trouvent en Angleterre. Tome premier, archives de la Mairie de Londres, du Duché de Lancastre, de la Bibliothèque des Avocats et première partie de L'ÉchiquierChapitre 27 sur 331 · LINCOLN · texte numérisé non relu

LINCOLN

(Bibliothèque de) a. i. 8 fol. 214 et 243

Id. D. 4 8 fol. 215 et 254

MIDDLEH1LL.

Bibliothèque de sir Thomas Phillipps 222 fol. 79

Le 19 avril 1838 M. Salvandy, ministre de l'instruction publique, voulant donner à M. Francisque Michel un témoignage public de satisfaction pour la manière brillante dont il s'était acquitté du travail qui lui avait été confié, le nomma chevalier de Tordre royal de la Légion d'honneur.

À peu près dans le même temps que M. Francisque Michel exécutait ses travaux

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en Angleterre, un de nos jeunes paléographes les plus distingués, M. A. Teulet, fut aussi envoyé à Londres par ordre du Ministère ; mais comme sa mission avait pour but un travail spécial, et qu'il n'en a pas été (ait de rapport public , il ne doit pas en être question ici.

Depuis le retour de M. Francisque Michel jusqu'au mois de mai 1842, époque où M. Villemain, ministre de l'instruction publique, voulut bien me désigner pour aller à Londres, personne ne fut envoyé officiellement exécuter des recherches historiques dans les archives anglaises; cependant, avant de parler des deux missions qui m'ont été confiées, je crois devoir consacrer ici quelques mots à faire connaître le résultat des recherches dont fut chargé M. Léon de Wailly pendant que je sollicitais l'autorisation d'être envoyé une seconde fois à Londres. Cette notice , comme on le verra bientôt, ne devait apporter aucun trouble dans le récit de mes recherches ; mais, voulant faire connaître tous les travaux historiques exécutés en Angleterre par ordre du gouvernement français , il eût été peu convenable de faire de cette mission officielle un épisode de la mienne , et je lui ai consacré un article à part.

Revenu de Londres, j'avais remis à M. le Ministre de l'instruction publique, conformément aux instructions que j'avais reçues, un rapport sur les documents que j'avais découverts ou transcrits , et j'avais demandé l'autorisation de retourner en Angleterre pour achever d'y transcrire les documents qui devaient former le volume que le lecteur tient dans ses mains, lorsque M. Léon de Wailly sollicita, ou au moins reçut de M. Villemain, la mission d'aller rechercher dans les archives anglaises les documents relatifs aux rapports qui ont existé entre les cours de France et d'Angleterre, pendant les règnes de François Ier et de Henri VIII, de Louis XIV et de Cromwell, etc.

M. Léon de Wailly, ignorant sans doute que j'avais été précédemment chargé d'une mission à Londres, comme j'ignorais moi-même qu'on venait de me donner, sinon un remplaçant, du moins quelqu'un qui devait faire une partie du travail dont j'avais été d'abord chargé, ne fut point prévenu qu'il se trouvait dans mon rapport quelques renseignements relatifs à ses recherches , et partit sans le consulter. Du reste, s'il est permis d'en juger sur les apparences, ces indications eussent été peu utiles au nouvel envoyé de M. Villemain : il y avait déjà plus de quatre mois que M. Léon de Wailly était en Angleterre lorsqu'il écrivit enfin qu'il n'avait jusqu'alors rien trouvé de relatif à l'objet de sa mission , mais qu'il s'apercevait que des écrivains anglais s'occupaient d'un travail sur le même sujet, et qu'on lui cachait les documents de cette époque.

PREMIÈRE. PARTIE , CTttPITRE IV.

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