CCLII. 4 avrii
Endenture entre le duc de Lancastre, Jean de Cressewelle et Godefroy de Saint- Quentin, sujr ce qui est dû à ces derniers pour la garde du château de Lusignan.
Archives du duché de Lancastre; reg. du duc Jean, C. C. 12, fol. 9T°.
Ceste endenture fait par entre nostre très redoute seignour le roy de Castille et de Léon, duc de Lancastre et lieutenant de nostre très redoute et très souveran seignour le roy de Ffrance et d'Engleterre, es parties d'Aquitaigne et de autres parties de cea la mer, d'une part et Johan Cressewelle et Geffray Saint Quintyn, d'autre, contient qe corne mondit seignour de Castille soit venue es parties d'Aquitaigne et ayd trove la pais en grantz mechief par toutes pars, et scuz qe tute la chastel de Lisinbam en PartteiL lesquells les ditz Johan et Geffray ont bien et loialment garde et par long temps, au profit a nostre dit très soverain seignour le roy de Ffrance et d'Engleterre et a grantz costages et despenses d'eux, si avant qe les ditz Johan et Geffray (ont) ehu de quoy, ne leurs chivaux et tout lour autre chevance los ad pove endurez, et a présent sont a si grant poverte et meschief a cause susdit et de la sege la quelle adeste tenuz devant eux par les enemiz, del primer samady de caresme, l'an de grâce mil trois centz septant et deux (1373} et le bastide qe unqore est devant la dit lieu de Lisinham, qe les ditz Johan et Geffray ne povont sailler ne aller ffors du dit lieu, ne guarder ycel a l'honur de nostre dit seignour le roy, a sauvation du dit lieu et pays ne a profil d'eux, sanz avoir ascun ayde et comefort, corne pour cause de cestes trêves qe au présent ont este pris par mondit Mignon de Castille et ses adversaires de Ffrance, le dit Johan et Geffray ne povont avoir lour vitailles pour lour estore sur les enemys, ne en astin* port pur ravitailler le dit lien, sinon a. lour despenses et deniers, pur ce est il que mon dit très redoute seignour le roy de Castille, venant et regardant l'onour de nostre dit seignour son piere et de ly et auxi la sauvationn du dit lieu et la grant profit qe le dit lieu purroit faire a conquester la dit pais de PartUn par nom et en lieu de nostre dit seignour sonn piere* ad vaille et paie an dît Johan et Geffray la somme de sya mille ffloreins d' Avjgnon , la quelle somme eux et chescun d'eux ont confesse et reconeu avoir pris et recevu en. présence des tesmoignes cy dessouz nomez et s'en teindront a bien appaiez et contenta. Et promistrent et jurèrent suv les santz ewangelles nostre seignour et sure tout ce qu'ils se purroient Jburfoire. envers nostre dit seignour, le roy de Ffrance et d'Engleterre,. de garder le dk lien de Lisinham bien et loialment, a lour loial poveir, en la hobeissance de nostre dit seignour, sanz aucun fraude on mal engyn. C'est assavoir del jpur de la date de ceste présente endenture , jusques aa grimer jour de septembre proschein venant. En témoignant de cestes choses et a plus grant fermeté d'ycelles, le dit mon très redoute seignour de Castille a ffat meslre a cest endenture sonn seal, et auxi les ditz Johan et Geffray les leurs entrechangeableœent. Et tees
492 *ir SIÈCLE.
honore seignour , le seignour de Percy et monseignour Thomas de Ffehonn , seneschal d'Aquitaigne, y ont fait mettre et apouser les leurs seals, en temoignance de les choses sosditz.
Donne et accorde en Burdeux , le quart jour d'avril, l'an mille ccc septant et quart (1).
(1) Cette pièce fut déposée dans les archives de l'Échiquier, le 37 octobre suivant. Palgrave, Kalendart, tome I , page 243.