CHARLES
(I) Il n'eiiste dans le registre aucune réponse à cette lettre; je présume qu'elle se trouvait au folio 337, qui, par un motif quelconque, mais à une époque déjà'ancienne, a été lacéré.
CDVIII. jo décembre 1447.
Enregistrement du dépôt dans les archives de l'Échiquier de quatre actes sur la prorogation des trêves avec la France. Trois sont scellés des sceaux des divers commissaires du roi de France, et datés du 27 juillet 1447, et l'autre, scellé par le roi de France lui-même, est daté du 14 avril 1447.
Archives de l'Échiquier; Kalendar*, t. II, p. 198.
CDIX. g juillet 1448.
Enregistrement du dépôt dans les archives de l'Échiquier de dit documents concernant les trêves entre le roi d'Angleterre et Philippe, duc de Bourgogne.
Archives de l'Échiquier ; Kalendar s t t. II, p. 200. Le 17 octobre 1448, deux de ces actes furent confiés à M* Richard Wetton, envoyé à Calais. Le 1er septembre 1450, ces documents sortirent encore de l'Échiquier et y furent réintégrés le 10 du même mois.
tJ)X. ig octobre 1448.
Enregistrement du dépôt dans les archives de l'Échiquier de cinq documents sur les trêves signées à Lavardyn, le 11 mars 1447.
Archives de l'Échiquier; Kalendar», t. II, p. 200.
CDXI. so mai 1449.
Enregistrement du dépôt dans les archives de l'Échiquier d'un écrit d'Isabelle, duchesse de Bourgogne (concernant les trêves), daté du 19 janvier 1449.
Archives de l'Échiquier ; Kalendar», t. II, p. 203.
CDXII. 53 mars 1450.
Note constatant que Henri VI fit retirer de la trésorerie de l'Échiquier plusieurs joyaux, entre autres une croix d'or ayant appartenu à saint Louis, roi de France, et garnie d'un gros baleis, de 8 petits baleis, de 8 saphirs et de 12 émeraudes, le tout estimé 45 onces un quart.
Archives de l'Échiquier; Kalendar», t. II, p. 216.
CDXIII. ^g màn l450ï
Lettre de Henri VI à la commune de Londres, en faveur des Flamands, malgré la trahison de celui qui se dit duc de Bourgogne.
Archives de la mairie de Londres ; reg. K. fol. 160
TO
Henricus, Deigratia rex Anglie et Ffrancie et dominos Hibernie, vicecomitibus Londonien gibus, salutem.
Quamquam inhabitantes patriam nostram Fflandrie qui a tempore susceptarum per nos régie dignitatis inftilarum nobis tanquam vero et indubitato régi Ffrancie obedhrerunt et nos pro vero rege Ffrancie factis, verbîs et scriptis sais reeognoverint sicati tenebantar et debebant, jam nuper perversîs et infidi&consiliis et suasionibus illins qui se dicit ducem Burgundie et comitem Fflandrie inducti vel vérins sedncti, ab obedientia et ligentia quo nobis tenebantur et tenentur temere se diverterint et declinaverint, in magnum nostrum et corone nostre Ffrancie prcjudicium, injuriam etcontemptum ; nos tamen, considérantes quod sunt nonnulli oriundi Me dicta patria Fflandrie inhabitantes regnum nostrum Anglie qui fidelitatem suam et ligeanciam nobis débitas hactenus inconcusse obsêrvaverunt et observant et omni tempore sicot creditur intendunt observare , et quod nec ipsis legibus divinis aut hnmanis congruit aut conceditur quod innocens pro nocente gravetnr ant puniatur, immo quod delicta sequantur snos actores; vobis precipimus quod visis presentibus, in locis iofra civitatem predictam et suburbia ejusdem ubi convenientins fieri videritis, ex parte nostra publiée proclamari faciatis, quod nullus ligeorum aut subditoruin nostrorum aliquem predictorum de Fflandria inhabitantium regnum nostrum Anglie, in persona vel in bonis perturbet seu molestet aut alicui eorum inférât injuriam aliquam seu gravamen, set eosdem et eorum qnemb'bet dictuni regnum nostrum Anglie pacifice et quiète inhabitare ac bonis suis intègre gaudere permittat , quos tamen et eorum quemlibet ad majorem evidentiam et declarationem fidelitatis sue erga nos et coronam nostram supradictam volumus et eorum cuiUbet precipimus quod citra festum Pentecostes proxime futurum accédant personaliter ad cancellariam nostram Anglie, nobis juramentum fidelitatis et ligeancie in forma débita et consueta prestituri et si quis subditoruin nostrorum Anglie quoquomodo contra premissam prohibitionem nostram fecerit vel attemptaverit , volumus et mandamus ipsum sic attemptantem similibus modo et pena castigari et puniri juxta quod veniret puniendus si aliquid simile faceret aut attemptaret in aliquem ligeorum nostrorum regni nostri Anglie et de tanto gravis quanto contra presentem prohibitionem nostram contemptibiliter presumpserit faciendo.
Teste me ipso , apud Westminter, xxvm die martii , anno regni nostri quarto decimo.
Per concilium. — sturgeon.
CDXIY. îaolUMôO.
Enregistrement du dépôt dans les archives de l'Échiquier des trêves avec la France, datées du 30 avril 1448.
Archives de l'Échiquier ; Kalendan, t. II, p. 217.
CDXV. 55 juillet U51.
Enregistrement de la sortie des archives de l'Echiquier d'une obligation de Guillaume d'Harcourt, comte de Tankarville, de 6,000 saluz pour la rançon du duc d'Orléans.
Archives de l'Échiquier; Kalendars, t. II, p. 224.
CDXVI. 17 juillet 1455.
Enregistrement du dépôt dans les archives de l'Échiquier d'un acte en parchemin, écrit en latin et en français, scellé de deux sceaux de cire verte , daté du 29 novembre 1434, et contenant le serment d'observer la paix fait par le duc de Bretagne, ses frères, les évèques et les barons du duché.
Archives de l'Échiquier; Kalendars, t. II, p. 230.
CDXVII. si juul 1405.
Enregistrement du dépôt dans les archives de l'Échiquier du traité fait «vec le duc de Bourgogne, et scellé de son sceau, à Lille, le 28 octobre 1464.
Archives de l'Échiquier ; Kalendars, t. II, p. 204.
CDXVIII. e juin 1466.
Enregistrement dans les archives de l'Échiquier des actes concernant les trêves signées à Calais le 24 mai 1466.
Archives de l'Échiquier; Kalendars, t. III, p. 7.
CDXIX. 13 juillet 1466.
Enregistrement dans les archives de l'Échiquier des trêves signées à Montargis le 14 juin 1466.
Archives de l'Échiquier ; Kalmdarê, t. III, p. 7.
CDXX. i8 févtier i467.
Enregistrement dans les archives de l'Échiquier des trêves signées à Bruxelles le 14 juillet 1460.
Archives de l'Échiquier ; Kalendan, t. 111, p. 9. x
CDXXI. io mai 1468.
Enregistrement dans les archives de l'Échiquier de plusieurs actes concernant la Bourgogne et la Bretagne.
Archives de l'Échiquier ; Kalendars, t. III, p. 7. Le premier et le deuxième de ces actes sont du 22 février 1468 et appelés, l'un : le entercours , l'autre : dicta; le troisième, du 15 juillet 1467, est appelé : amicitia, etc.
CDXX1I. 3t juillet 1468.
Enregistrement dam les archives de l'Echiquier de deux actes concernant l'alliance avec le duc de Bretagne, signée le 18 du même mois, et les trêves signées à Nantes le 2 mai.
Archives de l'Échiquier; Kalendars, t. III, p. 10.
CDXXIII. 28 août 1468.
Enregistrement d'un acte du 15 août 1468, par lequel le duc de Bretagne s'engage à fournir 4,000 archers dans la guerre contre la France.
Archives de l'Échiquier; Kalendars, t. III, p. 11. Le 3 octobre 1476, le duc de Bretagne confirma tous les actes ci-dessus.
CDXXIV. 15 décembre 1468.
Enregistrement d'un acte par lequel le duc de Bretagne s'était engagé, le 4 août, à ne contracter avec les rois de France ou d'Ecosse aucun traité contraire à l'Angleterre.
Archives de l'Échiquier; Kalendars, t. III, p. 11.
CDXXV. 29 octobre 1471.
Enregistrement des trêves qui doivent durer, entre l'Angleterre et la France, du 30 septembre 1471 au 1er mai 1472.
Archives de l'Échiquier ; Kalendars, t. III, p. 13.
CDXXVI. 12 janyier H73,
Enregistrement du dépôt dans les archives de l'Échiquier de deux documents signés du duc de Bretagne, le 15 novembre 1471, et le 11 septembre 1472, et de deux écrits signés le 4 octobre 1472, par Michel de Partenay, chevalier, et Jacques de La vi Iléon, maître des requêtes dudit duc.
Archives de l'Échiquier; Kalendars, L III, p. 13.
CDXXVII. 2e juin U73.
Enregistrement d'un vidimus par l'ofticial de Cambray, bourgeois et conseiller de la ville de Bruxelles, de la ratification des trêves signées à Bruxelles le 20 avril 1474, entre le roi de France, le duc de Bourgogne et le duc de Bretagne.
Archives de l'Échiquier; Kalendars, t. III, p. 17.
206 XVf SIÈCLE.
CDXXVIII. 10 octobre 1475.
Enregistrement de cinq actes concernant les trêves signées à Amiens le 29 août 1475.
Archives de l'Échiquier; Kalendars, 1. 111, p. 23.
CDXXIX. |8 juillet xki7.
Enregistrement d'une déclaration de Louis XI datée de Lyon le 19 juin 1476, et quf s'oppose au transport des laines en Normandie.
Archives de l'Échiquier ; Kalendars, t. III, p. 25.
CDXXX. $i novembre 1477.
Enregistrement des actes concernant les trêves signées à Londres le 21 juillet.
Archives de l'Échiquier; Kalendars, 1. III , p. 25.
CDXXXI . 13 novembre 1 481 .
Enregistrement des actes concernant les trêves signées le 28 septembre précédent.
Archives de l'Échiquier ; Kalendars, t. HT, p. 32.
CDXXXI I . }9 novembre 1 485.
Enregistrement d'une endeuture passée par Henri YII pour la fabrication de la monnaie à Londres et à Calais.
Archives de l'Échiquier ; Kalendars, t. III, p. 42.
CDXXXI II. $0 février 1485.
Enregistrement d'un acte concernant les trêves signées le 17 janvier précédent.
Archives de l'Échiquier; Kalendars, t. III , p. 43.
CDXXXI V. J3 juillet i486.
Enregistrement de quatre actes concernant le duc de Bretagne.
Archives de l'Échiquier; Kalendars, t. III, p. 44.
CDXXXV. 1er décembre i486.
Enregistrement de la confirmation par le duc de Bretagne, le 7 septembre 1 486, des traités, trêves et échanges de marchandises avec l'Angleterre.
Archives de l'Échiquier; Kalendars, t. III, p. 45.
xv* siteCLB. 269
CDXXXVI. 1489.
Revenus du duc de Lancastre à Calais.
Archives du duché de Lancastre; re$. Varioue, Henri VIi9 G. 16, fol. de garde.
Rem aie dueatus Lancastrie ibidem factum anno quinto regni régis Henricii vu.
Ricardus Troghton pro tenemento suo per anntmi 20 s.
Nicholaus Boveton — 40 »
Rabertus Svyth — 40
Robertus pro alio temento suo — 13 4 d. ff.
Willielmus Rushelon — 26 8
PetrusMeter — 26 8
Thomas Barling — * 16 8
YetRumpayn — 6 8
Willielmus Cokks — 6 8
Thomas Soght — 16 *
Heredes Pétri Miller — 3 4
Willielmus Staveley — 4 »
Long Martyn — 4 »
John Dover — 40 »
Summa xl lib. un s. flemyssh wherof to be alowed for the keping of the wachis for the
same y ère payd William Waferez, whachman, xxxui s. un. <L
Item , to be alowed to Oliver Brodesley for the receiving of the same yere xxvi s. vin d.
summa allowans lx flemyssh , resteth xii 1. m s. fl.
CDXXXVII. 19 octobre 1491.
Enregistrement de trois actes intitulés : Bretagne, et datés des 15 février et 27 juillet 1490.
Archives de l'Échiquier; Kalendars, t. 111, p. 49.
CDXXXYIH. 23 octobre 1491.
Enregistrement du dépôt dans les archives de l'Échiquier d'un coffre contenant vingt documents concernant la France, de 1466 à 1486.
Archives de l'Échiquier ; Kalendars , t. III , p. KO.
CDXXXIX. 4 novembre 1493.
Enregistrement de la lettre signée, le 29 août 1475, par Louis XI , qui s'engageait à payer au roi d'Angleterre une rente annuelle. Cette obligation fut confirmée par la signature de Henri VII, le 13 juillet 1493.
Archives de l'Échiquier; Kalendars, t. III, p. 53.
27(l xr SIÈCLE.
CDXL. M août 1498.
Enregistrement de sept obligations ou traités signés par Louis XII.
Archives de l'Échiquier ; Kalmdars, t. III» p. 59 et 391.
CDXLI. ta jajifct 1499.
Enregistrement du dépôt dans les archives de l'Échiquier, par Thomas Ruthale, ancien ambassadeur de Henri VII en France» de diverses confirmations des traités faites par les trois états des provinces de France , assemblés à Nantes le 15 janvier 1499.
Archives de l'Échiquier; Kalendars, t. III, p. 61.
ARCHIVES DE LA MAIRIE DE LONDRES, DU DUCHÉ DE LANC ASTRE, DE LA BIBLIOTHÈQUE
DES AVOCATS ET DE L'ÉCHIQUIER (i" paktib).
XYP SIECLE.
CDXLII . 4 juiiiet 1503.
Enregistrement dans les archives de l'Echiquier de quatre bulles du pape Alexandre VI, datées de Tan 1500, et relatives aux traités entre la France et l'Angleterre.
Archives de l'Échiquier; Kakndars, t. III, p. 72.
CDXLIIL 4 mars 1505.
Enregistrement dans les archives de l'Échiquier de dix actes relatifs aux traités entre Henri VII et Charles VIII, en 1492.
Archivée de l'Échiquier; Kaltndart, t. m, p. 78.
CDXLIV. 13 mars 1508?
Lettre de l'empereur Maximilien à sa fille Marguerite, pour lui annoncer que les Vénitiens ont refusé la paix.
Archives de l'Échiquier ; Library, B. m. 8. Miscellanwus Utters gallice, t. 1, N° 09.
Apres ces lettres escriptes nous avons eu nouvelle comment les Venissiens ont totalement
reffusela paix que le pape et nostre frère, le roy d'Arragon, vonloient faire entre nous et eulx.
Sur quoy, le dict pape et roy d'Arragon ont fait protestation qu'ilz ne les vonloient plus tenir
en leur ligue et que par d'icelle, il n'estoient plus en riens tenus aus dits Venissiens;
mais nous vonloient faire ayde et assistence a rencontre d'eulx. Et quelle sera ladite ayde ou
comme iceulx pape et roy d'Arragon se tiendront avec nous, nous en attendons nouvelles. Et
croyons bien que sur la perte que les dits Venissiens ont depuis eue, ilz parleront bientôt
autrement.
Ainsi signe : Vostre bon père : Mail
CDXLV. 29 août 1514.
Mandement de Henri VIII aux barons de l'Échiquier, de livrer à ses ambassadeurs en France le traité fait à Amboise entre Henri VII et Charles VIII, le 13 décembre 1492.
Archives de ftièMqtier ; Mohndars, t. III, p. 4Q3.
CDXLVI. 2 juillet 1516.
Enregistrement du dépôt dans les archives de l'Échiquier de divers documents relatifs à l'obligation du 8 mai 1515, par laquelle François 1er s'engageait à payer à Henri VIII un million ou dix fois cent mille couronnes au soleil.
Archives de l'Échiquier; Kalendars, t. III, p. 81.
CDXLVII. 12 juillet 1515.
Enregistrement du dépôt dans les archives de l'Échiquier de douze pièces relatives au traité du 14 septembre 1514, entre Louis XII et Henri VIII.
Archives de l'Échiquier; Kalendars, t. III, p. 84.
CDXLVIII. 17 janvier 1517.
Lettre confidentielle , sans adresse et sans signature , sur les projets de paix de l'empereur.
Archives de l'Échiquier; Library, B. III. 8, MUcét kin$ou$ papers gàtlici, t. î, tf° 89.
Àccepimus letteram D. Y. intelleximus que nobis significat et dicant : alii omnes et presertim 2 de Chievers , cancellarius , quicquid vellent, jactent et glorientur : quomodo libet César coactus fuerit premittere ut illi pacem faciant; tamen non vult eau*. Venit ofiuiia p*^ missa instituta et optata exequturus et hoc promitatis realiter et animose; aam repentis meb longioribus omnis Rmo R. R. Garu. et rationes et nécessitâtes conscripti arhitramur superflaum repetere. Valeat D. V.
Ex Duren, 17 januarii 1517. Prescnsimus hodie primum a Gallo ad Cesarem venire epistiùpum Parisiensem; sed nM faciet omnia sana et recta sunt.
CDXLIX. t6 ftovtnfcra 1618.
Enregistrement du dépôt dans les archives de l'Échiquier de six documents relatifs aux traités entre la France et l' Angleterre.
Archives de l'Échiquier ; Kalendars, t. II, p. 89.
XVIe SIÈCLE. 271
CDL. 16 juillet 1519.
Lettre de À. de Ligne au cardinal Wolsey.
Archives de l'Échiquier; Library* B. II I. 9, Miscellaneoui papers gallict, t. II, Toi. 46.
Monsr. en la pins grande humilité que faire puis, humblement en votre bonne grâce me recommande, vous suppliant qui vous plaise moy mander en quelle sorte je me doiz conduire pour mon voyage de Jherusalem que j'ay trop a ceur et de estre déboute de la maison de Bourgoingne par mes parens mes mal veullans et pour le service que j'ay fait a la couronne d'Angleterre fault que je parte ; car plus ne scaroye veoir les tours que l'on me fait Et se je vous puis, monsr. a cest affaire de Jherusalem faire service en ensuyant les propositions de Briart, par vous a moy fait, le feray de ceur, et en tout aultre sorte que il vous plaira moy escripre ou commander, et désire fort scavoir vostre totalle intention et bon plaisir, car j'ay désir moy rendre vostre serviteur a jamais de ceur et de fait» par tout.
Monsr. je vous envoyray gens de toute sorte que m'avez mande, et davantaige vous garde de beaulx chevaulx et se ch'est vostre bon plaisir cbetteray demy douzaine de chevaulx exquis sy me le commandes.
Monsr. se possible est, que tost aye de voz nouvelles et commandement.
Monsr. vous me commanderes par voz lettres, votre noble plaisir, lequel je désire acomplir a mon leal povoir avec layde de Dieu , a qui je prie vous donner bonne vye et l'entier de vostre noble désir.
De Ligne, ce 15 de juyllet 1519.
Votre très humble et obeyssant cousin et serviteur partout,
A. de L.
# CDLI. 50 octobre 1519.
Enregistrement du dépôt dans les archives de l'Échiquier de vingt-huit documents relatifs à la France : la date n'est pas indiquée. On y voit entre autres un traité entre le très-invincible et chrestien Henri VIII et le roi des François : Traité de mariage entre les deux rois, etc.
Archifes de l'Échiquier; Kalmdars, u III, p. 89.
CDLII. 29 juilicl i52o.
Enregistrement à l'Échiquier de plusieurs documents relatifs aux traités de 1518 entre Henri V1I1 et François I*r. m
Archives de l'Échiquier; Katendars, t. III, p. 93.
CDLII 1. 2S août 1&Î0.
Lettre écrite d'Élampes par Thomas Bohier à la reine d'Angleterre» pour lui donner des nouvelles de la santé du roi. .
Archives de l'Échiquier; Library, B. III. 8, MiscellaMous papers gallice, U I, n° 49.
574 rw6 siècle.
Madame , je me recommande tousjours a vostre bonne grâce tant et si très humblement que faire puis.
Madame , je tous advertiz que le Roy fait très bonne cbere et se porte très bien , Dieu mercy. Ledit -seigneur vouldroit , si possible estoit, avoir tous les jours de vos nouvelles. L'un de ses plus grands désirs est que vous soyez deçà h mer et encores le plus grant qu'il ayt, est de vous veoir.
Madame, pour le présent ne vous escripray autre chose, sinon que je prie a Dieu vous donner très £onne et longue vie.
Escript a Estampes, le 28e jour d'aoust
Vostre très humble et très obeyssant subjet et serviteur,
THOMAS BOHIEB.
(Au dos.) La royne ma souveraine aine.
CDLrV. Août? 152î>
Rapport de ce qu'Antoine de Lusy a pu découvrir à Blois (adressé à Marguerite d'Autriche).
Archives de l'Échiquier ; Library, B. III. 8. Miscellaneous papert g alliée, 1. 1, o° 78. Brequigny, t. LXXXVI, donne une copie de cette pièce d'après le supplément de Rymer, H 8, t. III, n° 35, sans indication du lieu où il l'a prise, et la date de 1516.
Ce que je Ânthoyne de Lusy ay peu savoir a Bloys.
Assavoir que quelque chose que l'on aye seu faire , l'on n'a seu gaigner les Suysses et que plus est, n'est apparens de les avoir qui ne reserve l'empereur et le duc de Milan, combien que on fait courir le bruit que la pluspart des dits Suysses sont bon François \ mais c'est toute mesongnes.
Item, que ledit roy de France fait tout son povoir de gaigner les Venisiens et a mis hors de prison mess6. Berthelmy Decluyane (1) auquel a deux lieues de Bloyx ou ledit roy estoit aile a la chasse et madame Claude avec luy, il parla plus de deux heures au dit mess6. Berthelmy et par avant il a fait le semblable de mess6. Andureu Guyst (2) qui est a Bloys parmy la ville. Et lui semble que avec l'aliénée qui veuet avoir aux Venisiens, avec une armée de xxnc lances, xxm hommes dé piet aventuriez et xm lansquenez, il ie reconquerra la duchee de Milan sans lesdits Suysses.
Item , que l'on dit que le château de Milan est en grand nécessite de vivres et que sans secours ilz ne peullt tenir deux mois.
Item, que ung secrétaire de France, venant de Rome de devers le pape, dit que le pape se délibère de tout son povoir a mettre painnie de moienner bonne paix universelle entre les princes crestiens ; mais que il semble qui soit plus Espingnart que François.
Item , que le Roy de France a fait tirer mess6. Robert de la Marche , a ses deux fî!z en Lionois avec leurs gens, pour estre prest a passer les mous se il gaigne lesdits Suysses ou Venisiens. Ledit Roy a mander monsr. de Bourbon venir vers luy en poste a Blois pour ceste cause. Lequel seigr. ayant remonstré au Roy que il veult bien aller en Italie ou la ou il luy plairait moiennant qui le trotta mieulx qu'ilz n'a fait cydevant, aiant regard aux grans (rais qu'ilz a fais en son service. Dont le Roy ne fut point content et luy fit dire par Robertet qu'il
(1) Brequigny : Dalvyane.
(*) Brequigny : Andricu Gryt.
xvr siècul 27S
s'en retourna en sa maison. Pois ledit 8r. de Bourbon retournât parler au Roy et lui dit ce qu'il avoit donne charge au dit Robertet luy dire telles paroles. Le Roy luy dit que ouy, et a la mesme heure le dit s*, de Bourbon priât congie et s'en retourna en poste bien mal content.
item , que le Roy de France a abouti le consille pour faire plesir a ce pape et que il le a prie pour faire le cardinal de Baieux légat en son royaulme de France et gouverne fort ledit cardinal chieu le Roy.
Item, comme ledit Roy a fait prescher parmy les églises de Blois et ailleurs en son royaulme que les princes qui luy font guerre luy font grant tort et que ilz n'a tousjours désire et encores fait de tenir son royauhne en bonne paix ; mais quelque chose quil aye sceu remonstré ausdits princes par bonne amytie ilz ne se sont voulu contenter, ayns lui ont prins pluseurs pays a luy appartenant et feraient encores se il n'y pourveoit, ce qui ne peult faire sans l'ayde de son royaulme, a quoy il les a toujours trouve si bon peuple que a laide de Dieu ilz entendent bien résister a tous ceulx qui lui vouldront nuyre. Et est fait se preschement pour les murmures que l'on faisoit des grands deniers qu'il a levés tant sur l'église que a redoubler les tailles.
Item, que l'on dit que ilz sont péris deux grandes navires sur mer, l'une francoise et l'autre angloise et se sont abordées l'une contre l'autre de sorte que par le feu elles sont estez toutes deux perdues.
Item, que l'on a mis sus, tant en Bretaigne que en Nor mendie, plus de iinIX navires de guerre fort équipées, ou l'on dit estre de x à xv milles hommes et que icelle armée estoit partye de Bretaigne pour aller charche les Angloys.
Item, que le viel admirai est chief de toute ladite armée et dit l'on, que ils se sont recontres et bien batuz et dit on a Paris que monsr. de Mailly, qui estoit sur mer avec quatre navires y est demeure blesse jusques a mort et que impossible est qui rachappe.
Item, que en une autre bande et cousteant la mer, est pre Jehan (1), avec quatre grandes galees fort esquipees de gens et artillerie.
Item, que ledit Roy de France tient pour le présent a sa soudée xm lansquenet
Item, que ledit Roy a voulu que madame de Dunois aye pourveu un gentilhomme de sa maison nomme Lahamet, qui est de Picardie, lequel vient pardeça pour avoir le gouvernement des terres de madite dame et doit mettre es places quelcun de ses parens, et ma este dit que a vous, madame, je dise que y prenies garde, car ce n'est que pour savoir se aucunes assemblées se feront en Haynault? et pour escripre au dit Roy ce que pourra savoir de ce que sera pardessa et luy en a ladite dame de Dunois expédie sa commission.
Item, que ledit Roy est fort mal content de ce qu'il a sceu que mess*8. d'Aymeons (2) , de Vallain de Goigne (3) , de Falais et plusieurs autres nobles de pardesa se sont mis a la soudée du roy d'Angleterre et que ilz se mettent sus pour aller servy les Angloys; mais que se ainsy il le font que il coustera bon a monsr. l'archiduc et a ses pays de Haynneau et Brabant, disant que a ceulx de Flandres il ne demandera riens, car il cest bien que il ne se veulle point armer contre luy.
Item , que mons*. de Savoye a un ambassadeur a Blois et dit ont que entre autre chose il h charge de savoir si le Roy vouldroit trelter le mariaige de Mons'. son maistre et de la duchesse de Longheville et se que j'en scay vient d'ung des serviteurs de la dite dame duchesse»
(1) Peut-être pour : Près la rade Saint-Jehan. (?) Breqnigny : Doymernt.
(t) BtequgB? : de
276 xvr SIÈCLE*
CDL V . ier septembre 15Î2.
Lettre de Marguerite d'Autriche à l'amiral d'Angleterre pour lui annoncer qu'elle a fait donner des ordres pour qu'on laisse conduire des vivres à l'armée de l'empereur et du roi d'Angleterre.
Archives de l'Échiquier ; Library, B. III. 8, Miscellaneous papers gallice, t. I, n° 68.
Monsieur l'admirai, j'ai receu vos lettres par les quelles m'advisez que besoing soit pour-
veoir l'armée de l'Empereur monsr. mon nepveu et du Roy de vivres et pour ce donner
franchise a ceulx qui en vouldront mener de tous tonlieux et imposez et asseurance de leur
debtes. Sur quoy je vous mercye de votre bon avertissement et vous advise que selon iceluy
j'ay fait expédier placcars contenant lesdites franchises et les envoyé publier par tous les pays
de l'Empereur mondit seigneur etc.
Marguerite.
Escript de Berghes le 1 septembre 1522.
Au dos : A monsieur l'admirai d'Engleterre.
CDLYI.
Lettre de Henri VIII à François 1er.
Archives de l'Échiquier ; Library, B. III. 9. Miscellaneous papers gallice, t. II, fol. 56.
Mon mieulx aime frères , jay receu voz lettres que m'a deliverez l'evesque de Tarbe et par
icelles entendu la bonne affection que avez a la fraternelle amytie dentre nous, m'esmerveil-
lant un peu qu'il s'en retourne sans nous bailler l'effect de ses intentions par escript Toutes-
foiz puixqu'il a lesse sa commission pardeca par vostre commandement avecques le seigneur
de Gastillon , vostre ambassadeur lez moy résident, j'espoire savoir de luy, car sans cela je ne
vous pourrez faire response résolue pour l'assurance et establissement d'icelle, de quoy serois
bien marry.
Votre bon frère , cousin , compagnon et perpétuel allye.
CDLVII. I5J5.
Rapport d'un agent anglais sur ce qui se passe en France.
Archives de l'Échiquier; Miscellaneous papsrs 2720. Brequigny, t. XC d'après le supplément Rymer, H 8, t. III, n° 43.
La mère du roy Francoys contynue tousjours régente en France et le duc de Vendosme est lieutenant gênerai par tout le royaume.
Les estatz qui ont este tenuz a Lyon ont conclud avecque la régente et ledit duc qu'il sera mis en ordre deux mille hommes d'armes fourniz de gens de pye a l'esquipollent, oultre et pardessus ce qui y estoit et aussi le résidu de la deffaicte de delà les montz qui seront pour la deffence du royaume et seront mis sur les frontières vers les ennemys, et seront bien paiez et entretenuz affin qu'ilz ne foullent plus le peuple de mengeryes. Et deceste heure est crye par tout le royaume que si l'on treuve aucuns gens d'armes vivans sur les champs que on les tue
comme ennemys du royaume. Toutcsfoiz cela n'est pas garde comme il a este dit ; mais font tant de maux que jamais et menassent le pais disans que si on leur tient telle rigueur qu'ils se rendrout avec les ennemys.
La régente a propose ausditz estatz qu'elle vouloit avoir et impetrer ftufeonduict de l'Empereur pour aller delà les montz veoir le Roy son filz; mais on ne luy a point accorde.
Apres que ladite régente a receu les lettres de l'Empereur et lesdits estatz fyniz, ils ont envoyé vers l'Empereur le sr. de Salva , premier président de Paris et aultres personnaiges 9 affin de traicter paix et ont intention de besoingner avec ledit sr. Empereur, et s'ilz veoient qu'ilz ne le puissent gaigner du tout, ilz le entretiendront en quelque espérance jusques a ce qu'ilz pouissent encores passer deux moys et non plus, durant lequel temps les gens d'armes et gens de pye seront mis en ordre et les places sur les frontières partout le royaume fortiffyees et aussi cependant recuylleront partyc de leurs biens.
Item, s'ilz veoient que l'Empereur ne veuille Tenir a leurs raisons, ilz sont délibérez de luy laisser le Roy et de non plus en parler, car leur intention est, quelque chose que l'Empereur demande enfin fînalle, de ne luy bailler un seul pye de terre; d'argent, on luy en baillera assez et aussy on luy fera beaucoup en promesses, car ilz ne veullent que gaigner ce temps d'esté pour résister aux armées de l'Empereur et du sr. de Bourbon.
Item , ladite régente a fait publyer par tout France que les Angloys sont mutinez les ungs contre les aultres et qu'ilz sont assez empeschez en cest affaire et qu'ilz n'ont garde de venir en France, et oultrc ce elle a dict a ceulx qui estoient ausditz estatz a Lyon, que l'on ne se soueye des dits Angloys en façon que ce soit et qu'elle est bien asseuree de ceulx qui gouvernent le roy d'Angleterre qu'ilz ne feront ryens ; touteffoiz tout le royaume de France n'a craincte que des ditz Angloys. Et davantaige la régente a dit aux estatz qu'elle a bonne promesse des Escossoys et que sitost que les Angloys mouveront pour marcher en France, ilz feront guerre ausdits Angloys.
Ladicte régente a gens partout pour pourchasser la délivrance du Roy son filz : l'on dit qu'elle a gaigne aucuns Espagnolz par larges promesses. Au regart des Allemans, s'ilz ont le Roy, ladite régente ne se soueye pas fort de l'avoir par force d'argent
Item , les estatz ont requiz ladite dame qu'elle n'empesche que justice ne soit faicte et accomplye , laquelle a este mal gardée parcidevant au royaume dont en est en perdition et le Roy prisonnier pour avoir laisse gouverner quelques gens de bas estât , dont est entre les autres le chancellier, lequel est de présent fort peneyf. Ladite régente l'avoit fait archevesque de Sens et pour en prendre la possession il y auroit envoyé aucuns du grant conseil et force de gentilzhommes. Ce nonobstant la court de parlement y a mis les mains et mis en arryere ledit chancellier du dit bénéfice. Ce nonobstant le don de la régente et luy et tous ceulx qui tenoient son party sont ajournez a comparoir en la court de parlement en leurs personnes.
Ladite régente supporte de son pouvoir le chancellier a cause du sr. de Lautrech lequel ilz ont cuyde faire lieutenant gênerai en France, et a raison de ce le sieur de Vendosme a prins une grande mellencolye dont a este fort malade et porte grant despit a rencontre dudit sr. de Lautrech , et ont encores de présent grandes murmures secrètes plusieurs seigneurs et gens de conseil les ungs contre les aultres a raison desdits deux seigneurs de Vendosme et de Lautrech.
Les principaux cappitaines et bons gens de guerre ont tous este perduz en Itallye , pour certain , et aussi a ceste heure ilz n'ont pas que bien peu de bons chevaulx , ny gens qui congnoissent le faict de la guerre.
Aussi pour certain, si Ton ne peut besoigner avec l'Empereur touchant la délivrance dn Roy, Testât sera baille an Dauphin en toutes choses comme avoit le Boy et tant se fiera en son nom par tout le royaume.
An regart da-comte de Sainct Pol il ne se pourra jamais ayder a cause des playes qu'il eult a la journée , dont il est du tout impotent, et aussi le sieur de Lèsent 9 foere du sieur de Lautrech, est mort. Aussi le bruy t est que le sieur de Fiorenge, fils du sieur de Lamarche, est mort Ceulx-cy estaient chiefe de guerre en France , et en est et sera le royanme fort afoybly. Aussi tous les cappîtaines de Lansquenetz sont mortz et le cappitaine de*Souiases pareillement.
CDLVIII. ^
Lettre de Charles-Quint à madame d'Angoulême, régente de France.
Archives de l'Échiquier ; Miscêllaneous papers 2720.
Copie des lettres de V Empereur à la Régente.
Madame la Régente, par le maistre d'hostel de nostre visroy de Naples, j'ay reçu vos lettres gracieuses et pitouses pour l'infortune survenue au Roy vostre filz : il me desplait que d'heure il n'a voullu entendre au traicte de la paix d'entre luy et moy et consequentement de toute la xrisptiente, laquelle, comme savez mieulx que nul aultre, j'ay pourchasse de tout mon pouvoir sans avoir este ouy de vostre filz; mais Dieu qui est vray scrutateur de sens humain, qui congnoist ma vraye intention , m'a de sa grâce donné victoire de laquelle ne veulx pas user par effect extrême; mais persévérant en ce bon voulloir de la paix universelle, j'envoye vers vous et de la vers le Roy vostre ûiz le sieur du Reux, mon second chambellan, pour vous declairer mon intention sur le traicte de la paix et demandes justes et raisonnables de ce que de long temps le Roy vostre filz et ses prédécesseurs me tiennent à tort
Madame la Régente, pour vostre consolation aussi que m'avez prye que peussiez avoir souvent nouvelles de vostre filz, j'escriptz par le dit sieur du Reux à mon beaufrere et lieutenant gênerai en Italye, le duc de Bourbonnoys et au visroy de Naples, quilz ayent a y donner ordre et faitz asseoir postes pour vostre désirée consolation , que pour pouvoir entendre a quoy le Roy vostre filz veult venir pour la paix et amytie perpétuelle.
CDLIX . 15K».
Chanson faicte à Lyon contre le Chancellier.
Archives de l'Échiquier ; Miscêllaneous papers, n° 2720.
Ort chancellier Dieu te maudye, Desloyal, traître conseilliez Par toy le Roy est prisonnier Dont tu perdras en brief la vye, Ort chancellier.
D'estre archevesque tu as envye, Tirant, qui as tant fait de mal;
xvrsftcus. 27t
Mais tu seras fait cardinal
Maugre tonte ta tirannye,
Ort chancellier.
Partout on chantera ta vye, Et deusses tu vif enrager, Tu veulx le parlement renger Qui par toy est a villennye, Ort chancellier.
Pour soutenir ta folye Tu as mis le premier président, Mais ton cas est si évident Qu'en la fin ne te sauveras raye, Ort chancellier.
La pragmatique après toi cryev C'esioit la tierce fleur de lyz Qu'on perdit par tes faitz joliz; De le souffrir c'est grant folye, Ort chancellier.
Du Pape euz la bourse garnye, Pour la croisarde avoir le couis • Et aussi du treilli de Tours, Et les francs fiefs de ta folye, Ort chancellier.
Les acquestz ne fault qu'on oublye Ne aussi les appostres de Lan ; Aux esglises as fait crier ban, Si grant qu'il faut qu'on le publye, Ort chancellier.
Maistre Pierre de Coignet crye, Que l'on te mette auprès de luy Qui jamais ne feist tant d'ennuy Comme tu «s fait, on le certiffye, Ort chancellier.
Pour user de ta sorcerye, Tu feiz au Roy chasser Bourbon Duquel le conseil estoit bon, Il nuysoit à ta mengerie, Ort chancellier.
280 XTIe SIÈCLE.
Tu as la justice abolye Et opresse les innosens , Puis, veux estre pastour de Sens :
L'Eglise en seroit bien honnye, Ort chanceliier.
Chacun de toy faict mocquerye, Vilain, paillart, puant, porceau, Si la court ne reprend le sceau, Elle est des Francoys enemye, Ort chanceliier.
Tu as ta maison enrichye Pour Girardinfo mantouillet (1), Qui scet mieulx fouyr que Triboullet, Il ne vault une vielle acroupye, Ort chanceliier.
Il fault que ta vye soit finye Et assembler tous les estatz, Ou des maulx aurons si grant tas, Que de mil ans n'aurons paix mye > Ort chanceliier.
Par toy c'est levée heresye Dont les maulx sont fort poluz; Tu faitz les parlemenz cornuz Qui est a eulx grande besterye, Ort chanceliier.
Tandiz que tu seras en vye Tous maulx en France régneront:
Les bledz et vignes gelleront Et n'y aura que mutynerye, Ort chanceliier.
Ton grant orgueil se magnyûe, Toy, filz d'un faiseur de sabotz.
Portes les robbes de drap d'or La cronicque le certiffye, Ort chanceliier.
Toute noblesse de toy haye :
Tu as mis villains en avant Et chasse les bons et scavans; Ta fin sera selon ta vye, Ort chanceliier.
(I) Peut-êtte a-t-on voulu parler du château de Nantouillet où mourut le chancelier Duprat?
xvr SIÈCLE. 281
Ort chancelier Dieu te maudye Desloyal, traître conseiller, Par toy le Roy est prisonnier Dont tu perdras en brief la vye, Ort chancellier.
CDLX. 1555?
Évaluation des dépenses de l'armée que le connétable de Bourbon se propose de mener en France au nom de l'empereur.
Archives de l'Échiquier; Library, 6. 111. 8. Mitceîlaneous papers gallice, 1. 1, n° 71.
S'ensuit l'extimation de ce que l'armée que monsieur de Bourbon au nom de l'Empereur entent mener en France peult couster par chacun moys.
1° pour l'entretenement de 13,000 paye d'Âllemans a 3 ecus par paye. 39,000 ecus. 2° pour 9,000 Espaignols y compris les doubles payes et demy de ceulx
qui portent les harquebuzes a croceiz. 27,000
3° pour l'entretenement de 1,200 chevaulx légers extraordinaires. 7,000
&° 300 hommes d'armes aussi extraordinaires. 6,000
5° la dépense de l'artillerie. et pionniers. 7,000 6° pour le traittement de monsieur de Bourbon comme lieutenant gênerai
de l'Empereur, faut par chacun moys. 3,000 7° pour le traittement de monsieur le marquis de Piscare, comme cappi-
taine gênerai de l'armée. 800 8° pour le traittement du sieur de Veaurains, comme cappitaine gênerai de
tous les chevaulx légers. 300
9° pour 3,000 Ittaliens. 9,000
Non se parle poingt de l'armée de mer, ne de la gens ordinere du royaulme de Naples.
99,100 ecus.
CDLXI. is août 1557.
Traité d'Amiens, et six pièces concernant ce traité.
Archives de l'Échiquier ; Library, armoire C. Bottes. L'original du traité est orné d'un sceau en or, d'un travail extrêmement précieux et retouché à la main. La tète de François I" se détache entièrement du fond et forme un véritable buste ciselé. Les autres documents renfermés ensemble dans une seule botte, sont scellés du grand sceau de cire verte. Dans l'un de ces sceaux, par hasard, ou pour ajouter un signe d'authenticité de plus à celle qui résulte de l'apposition du sceau, on a introduit un noyau de cerise qui est bien certainement l'un des plus anciens noyaux de cerise qui soit dans le monde.
CDLXII. i&r?
Lettre sans date, signature ni adresse, où Ton rend compte d'une descente en Sar-
daigne ; de la défaite du fils du vice-roi de Sardaigne , et de la prise du butin de Rome que les Espagnols ramenaient en Espagne.
Archives de l'Échiquier; Library, B. III, 8. Miscellaneout papers gallice, t I, n° 53.
Je croy questez adverty que nostre armée de mer a prins terre en Sardaigne. A leur descente ont trouve le filz du vice roy de Sardaigne acompagne de v a vi mile hommes de pied et mille ou douze cens chevaulx, lequel, comme nos gens ont voulu assiéger une ville, leur a donne la bataille. Le dict viceroy a este deflaict, et ont nos gens faict grande occision et prins de troys a quattre cens chevaulx et le commandeur a este fort blesse. Les deux autres n'ont eu nul mal. Apres la bataille ont prins la ville et ont trouve beaucoup de biens deins et principalement de bledz et d'aullres vivres. Hz sont marchez oultre pour prendre une ville ou s'estoyent retirez troys ou quatre cens Espaignols venant de Rome et conduysant le butin du dict Rome en Espaigne.
CDLXIII. 1536.
Rapport d'un agent anglais sur ce qui se passe en France, et les nouvelles qu'on y répand.
Archives de l'Échiquier; Library, B. III. 8. Miscellaneom papers gallice, 1. 1, n°55. Cette pièce n'a ni date ni signature, mais elle est revêtue de son seeau.
Tout est bien trouble par dessa. Les pais sont désirais, prasieurs s'enfuyent ca et la. Il ne demeure rien en leurs maisons. Les commissaires sont jusqu'à la rivière de Loyre et par toute la Beausse et Orléans et Normendie pour leurs victualles pour fournir le camp du Roy. Lequel a perdu desia force gens de bien et sy a perdu auprès de Turin 2,000 ItitHens.
Le Roy est véritablement adverty que l'Empereur a la plus belle armée en Espaigne que jamez empereur Ta ut et les myeulx en ordre.
Le Roy hayt bien les Vcnyssiens lesquels sont pour le dict Empereur et luy baillent argent
Le duc de V uystenbergue lequel a envoyé son filz en France , comme scavez , il a mande au Roy qu'il luy baillerait tant de Lansqucnetz, qu'il luy plaira ; xx mille, trente mille. Il en est ja beaucoup venu.
Le roy d'Escosse a promis au Roy de mettre en vostre pays cinquante mille hommes ce vous faictes aucun sanblant de vous monnayer contre le Roy son beaupère, lequel ne double de tous les princes que vous et ne a ledict Roy faict le traité avec le dit d'Escosse synon a ceste cause de vous tenir en subjection.
Ledit roy d'Escosse c'est comptente du Roy a petit mariage. Il n'a que cent mille escus d'or, de la quelle somme il a receu cent mille livres et des cent vingt et cinq mâle livres qui restent le Roy lui faict délivrer chacun an dix mille livres sur la compte du Mayne et s'y donne audit roy d'Escosse trente mille livres de ces deniers prins a son coffre a Paria.
Les Escossoys ont envoyé a lour roy au port de Grâce, eu Normendie, quatorze navires et huyt navyres que le Roy son beaupère luy baille.
Monsieur l'amyral conduit ledit roy d'Escosse jusques au dit Havre de Grâce , tant qu'il sera monte sur la mer. Lequel admyral a mande au Roy qu'il y a dix navyres d'Engleterre armes et bien équipes a la costc d'Engleterre et dix aultres navyres en Flandres pour cuyder prendre le dit roy d'Escosse, de quoy ils sont estonnes»
xvr siècle. $83
Le roy d'Escosse est en danger de ne mener sa famé jusque à son pays, car on dict qu'elle est aticque pour le premier degré et est demourre malade a Rouen.
Monsieur l'amyral est fort arrière de son crédit et est fort hay des princes pour ce qu'il est cause de ces guerres avec monsieur de Vere, un gentil homme de Savoye, le quel a este prins par le dit duc et luy a faict couper la teste et un aultre Italien nomme Marc Anthoyne du Guzam lequel a este tue en PyemonL
Le dit admyral s'en va en sa mayson de Bref en Bourgongne soy tenir.
L'embassadeur Barberousse est paçdessa : le Turc offre au Roy quatre millions de ducas desquels il ne luy demande rien. Il fera descendre cent mille hommes turcs a Naples et en Cyrille et est le bruit pardessa qu'ils sont ja au dit pays de Cyrille.
Le Roy a une merveilleuse crainte de vous. Le roy d'Escosse luy a dict qu'il ne ce veult point fier au roy d'Engleterre. Il a promis au Roy qu'il a tousjours cent mille Escossois pour mestre a son service les quelz sont subjetz de le servir à leurs despens.
Le Roy est sur le propos de conclure avec l'embassadeur du Turc. Ledict Turc luy offre de bailler quatre millions de ducatz de la quelle somme il ne lui demandera jamays rien sy non que le Roy mettra en sa cronique les conquestes qu'il fera sous le temps ; ung tel Turc. Le dit Turc faict grosse guerre aux Venyssiens pour ce qu'ils sont alliez de l'Empereur et leur a ja faict tant couster de ducatz que c'est une chose fort grande.
Le Roy a sept cens mille livres chacun moys pour payer sa gendarmerye qu'ils sont en troys moys deulx millions cent mille livres, sans sa despance et ces pentionneres et officiers qui ce monte bien autant; cela despance il sera au bout de son argent, car son peuple n'en peult plus : tout est mange, villes et villages.
On a mande au Roy, que les Angloys ont force navyres par la mer et disent pardessa, que il est tout prest de se déclarer.
CDLXIV. *g juillet 1545.
Enregistrement dans les archives de l' Échiquier de quatre pièces relatives au traité de paix perpétuelle.
Archives de l'Échiquier; Kalendars, t. III, p. 416.
CDLX V. 15 xMn 1561.
Quittance des sommes que Gaspard de Coligny avait reçues de l'ambassadeur d'Angleterre.
Archives de l'Échiquier; Press Saint-John, markôd K, shelfti, n° 1.
Eslat des espèces d'or et d'argent fournies a Monsieur l'Amiral par Monsieur Trokmarton, au nom de la Reyne d'Angleterre :
Quatre cens quatre vingt treize carnes souveraines. Quatre portugaises.
Quatre cens soixante quarnes et demye de souveraines. Soixante dix neuf carnes et demye escus d'Angleterre. Quatre nobles roys.
Huist cens quarnes souveraines.
i%k XVIe SIÈCLE.
Trois cens six carnes ung escu et demy sol de Flandres et six de Portugal
Quatre cens quatre vingt dix huist carnes et demy e souveraines.
Trente six doubles souveraines.
Quarante huist souveraines.
Quatre cens cinquante quarnes et demye escus sols.
Dix doubles Henry de France.
Cent cinq carnes et demye souveraines.
Quatre cens carnes souveraines.
Cent quatre vingt neuf carnes escus d'Angleterre.
Trente six escus de Flandres.
Cent treize carnes et ung Angelet.
Treize doubles souveraines.
Une souveraine en quatre pièces.
Ung noble Henry.
Trois escus de Flandres.
* * * et ung escus * * *
Ung demy Philippe et demy escus d'Angleterre.
Quarante huist carnes et demye de souveraines.
Cinq carnes imperialles.
Cinquante six carnes et demie escus d'Angleterre.
Quatre vingts huist carnes pistolets.
Quatorze carnes et trois nobles Roys.
Quatre carnes et ung double ducat
Onze carnes et trois croisades.
Quatre quarnes et trois angelez.
Dix neufs quarnes et ung escu sol et Flandres.
Vingt six carnes escus d'Angleterre.
Quarante reaies d'argent
Une jocondale.
Ung pistolet
Treize chilings et demy.
Quatre cens quatre vingts dix sept carnes et demye de souveraines, neuf anges.
Cinq cens soixante dix carnes et trois reaies doubles.
Sept cens quatre vingts quarnes et trois reaies doubles.
Deux mil trois cens soixante dix sept carnes reaies simples
Deux cens vingt neuf quarnes reaies quadruples.
Six carnes reaies octaves.
Soixante et seize carnes et demyes reaies.
Dix sept jocondales.
Une impériale d'argent.
Quatre vingt douze jocondales.
Deux impériales.
Deux carolus d'argent
Trente neuf carnes et * * reaies octaves.
Cinq cens quarnes de souveraines.
xvr siècle. 285
Deux cens soixante neuf carnes et trois reaies doubles. Deux cens deux carnes et une reale quadruple. Cinq cens soixante dix huist carnes reaies doubles. Quarante quatre quarnes et une reale octave. Dix huist carnes et demye jocondales et ung carolns. Deux mil quatre carnes et demye reaies simples. Quatre cens vingt une carne reaies quadruples. Trente une carne et une reale octave.
Cinq quarnes et demye de jocondales.
Quatre vingts sept carnes et trois demyes reaies. Cinq cens quarante une carne et une reale quadruple. Quatre pièces de deux sols six deniers. Huist cens quatre vingts dix neufs carnes et trois reaies simples. Trente trois reaies octaves.
Cent onze carnes et trois reaies quadruples. Cent soixante quatorze carnes reaies doubles. Quarante huist carnes et trois demyes reaies. Quatre cens quatre vingts quatorze carnes et trois reaies simples. Mil quatre vingt neuf carnes et une reale double. Neuf cens vingt quatre carnes et trois reaies quadruples. Douze testons et demy.
Trois pièces d'Alemaigne et deux sols six deniers. *
Onze cens seize carnes et une reale simple et une demy. Trois cents quatre vingts dix carnes et une reale quadruple. Cent soixante neuf quarnes et trois reaies * * Deux demyes *****
Trois cens quatre vingts dix carnes reaies doubles.
Seize carnes et trois reaies octaves.
Vingt deux carnes et trois jocandales.
Quatre vingts quarnes demyes reaies.
Dix sept jocondales .
Yingt carnes et demys realcs octaves.
Trois cens soixante huist carnes et trois demys reaies.
Trente une carne et demye de demis escus d'Angleterre.
Deux cens sept carnes escus d'Angleterre.
Deux cens soixante huist carnes et demye escus pistolets.
Sept cens soixante huist carnes souveraines.
Cinq cens douze carnes et demye angelets.
Quatre nobles roys.
Quatre cens neuf carnes souveraines.
Soixante treize quarnes et trois escus Angleterre.
Cent soixante quinze carnes souveraines.
Soixante seize carnes et demye escus de Flandres.
Trois cens dix huist quarnes et demys reaies quadruples.
Deux cens trente une quarne reaies simples.
266 xvr SIÈCLE.
Trois cens quarnes doubles reaies.
Deux cens quatre vingts douze carnes et une reale double.
Mille quarante six carnes et trois reaies simples.
Sept cens soixante dix souveraines.
Deux mil quatre cens reaies simples.
Quatre mil neuf cens cinquante deux chflinge.
Cinq mil six cens quatre vingt trois cbilings et ung roy.
Cinquante six mil deux cens douze reaies et * * *
Quarante cinq mil quatre cens * * *
Quinze mil * cens trente huist souveraines * *
Nous Gaspar de Coulligny, baron -dudit lieu , seigneur de Chastillon-sur-Loing, chevalier de l'ordre du Roy, amiral de France, confessons avoir eu et receu comptant de monsieur de Trocmarton , gentilhomme de la chambre de la reine d'Angleterre, pour et au nom de ladite dame et suyvant l'acord et traicte faict entre sa investie , monsieur le prince de Conde, nous et autres nos asocies , toutes et cbacunes les espèces d'or et d'argent cy desus escriptes et spécifiées par le menu es susdit Gent sept articles , lesquelles espèces nous ont este comptées et nombrees, dont nous nous tenons pour content, en tesmoing de quoy nous avons signe la présente et a icelles faist mettre le cachet de nos armes. A Caen , Le quinzime jour de mars, mil cinq cens soixante deux.
COUIXIGNY.
COLLECTION «ÉNÉIJLE
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ARCHIVES DE LA MAIRIE DE LONDRES, DU DUCHÉ DE LANCASTRE, DE LA BIBLIOTHÈQUE
DES AVOCATS ET DE L'ÉCHIQUIER (iw parti*).
XVIIe SIECLE.
CDLXVI . 16 mars 1651 .
Enregistrement du dépôt dans les archives de l'Échiquier de plusieurs documents parmi lesquels se trouvent :
Traité entre les ambassadeurs de l'Empereur et du roi d'Angleterre , sur la réforme des monnaies et le prix des laines, signé à Calais le 17 janvier 1523 ; obligation du duc d'Alençon pour le payement dans six mois d'un prêt de 30,000 livres sterling, daté du 13 octobre 1581 ; ratification donnée le 26 mai 1606 par le roi des Français, au traité de commerce Tait en 1606, entre la France et l'Angleterre.
Archives de l'Échiquier ; Kalmdars, t. III , p. 421.
CDLXVII. 23 janvier 1674.
Ordonnance du conseil d'Angleterre qui autorise Mathurin Esnault, citoyen de Paris, de rechercher, dans les archives d'Angleterre , tous les actes qui peuvent se rapporter à Tordre de Saint-Lazare et aux autres ordres militaires.
Archives de l'Échiquier ; Kalendars , t. III , p. 440.