PRUDHON
(PIERRE-PAUL) Cluny, 1758 -]- Paris, 1822.
M^ Portrait de M'"e Dufresne-
Elle est représentée en pied, assise sur un tertre dans un parc, le corps de profil à droite; la tête nue, presque de face, portée par un col long et gracile, et un peu penchée ; le regard dirigé vers le spectateur. Légèrement inclinée en avant, la jambe droite croisée sur la gauche, elle tient une gerbe de fleurs de la main droite qu'elle appuie sur son genou. Sa robe-tunique, décolletée et laissant les bras nus, est serrée sous les bras par une ceinture en ruban, nouée par derrière ; une écharpe est tombée en travers de ses jambes.
Crayon noir relevé de craie, sur papier bleu.
Haut., 283 millim; larg., 202 millim.
Au bas, à droite et à gauche, une marque de collection, monogramme imprimé en rouge.
Au dos de l'encadrement, on a collé deux notes manuscrites provenant d'un encadrement ancien. Sur la première on lit, à l'encre, sur quatre lignes : Dessin pr le portrait de Made D... par Prud'hon. Vte B ois f remont fils, g avril iSjo. — La seconde, au crayon et à demi effacée, porte, sur neuf lignes : Portrait de Mme Dufresne, femme d'un marchand de tableaux. L'esquisse peinte appartient à M.Jeanne Deslandes. M. Eudoxe Marcille possède un pastel [représentant] Mme Dufresne vue [de trois] quarts et de grandeur nature.
Collection Boisfremont fils (vente à Paris, avril 1870, n° 9) ; — Collection Eugène Lecomte (vente à Paris, juin 1906, n° 26).. —
Repr. au catalogue de la vente Eugène Lecomte; — et en fac-similé par la Société de reproduction des dessins de maîtres (ire année, 1909).
Première idée d'une petite esquisse peinte (h. o,23 ; I. 0,16), représentant Mme Dufresne, femme d'un marchand de tableaux, ami de Prudhon ; cette esquisse un peu noirâtre, provenant de la vente Boisfremont fils (1870, n° 8), a passé dans la collection Norzy, puis dans celle de M. Jeanne Deslandes.
En dehors du présent croquis, on connaît une étude plus avancée, également au crayon noir et à la craie sur papier bleu, avec quelques variantes, et en largeur. Elle appartenait à la collection Alfred Sensier, quand elle figura à l'Exposition des dessins de maîtres anciens de l'Ecole des beaux-arts (1879, n° 118), comme un portrait de l'impératrice Joséphine. C'est d'ailleurs avec cette désignation qu'elle passa à la vente A. Sensier (Paris, décembre 1877, n° 458).
Enfin Mme Jahan-Marcille possède un pastel représentant Mme Dufresne en buste, vue de face et coiffée de papillotes dépeignées, provenant de la collection Eudoxe Marcille et mentionné dans la note citée plus haut.
Cf. Goncourt, Catalogue raisonné de l'œuvre, peint, dessiné et gravé, de P. -P, Prudhon (Paris, 1876), pp. 45 et 74.
Cadre style Louis XVI, bois sculpté et doré.
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ROBERT
(HUBERT) Paris, 1733 -J- Paris, 1808.
La Fontaine.
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D'énormes blocs, posés sur deux rangs, supportent deux lourdes pierres sculptées de mascarons et, au-dessus, une longue dalle, où Ton distingue des vestiges de décoration. De l'un des mascarons, l'eau jaillit dans une grande cuve circulaire de pierre, soutenue par un robuste plancher, auquel on accède par un escalier de pierre, sur le devant de la composition. Debout sur ce plancher, une femme, qui vient de puiser de l'eau dans la cuve, remplit un bassin; un enfant assis près d'elle joue avec un chien, et un autre chien, les pattes posées sur le rebord de la cuve, lève la tête vers la dalle qui couronne la fontaine, où deux chiens sont assis auprès d'un homme couché tout de son long et tourné vers la gauche, en conversation avec une jeune femme debout sur un des blocs inférieurs. A gauche, au premier plan, du fourrage; plus loin, divers récipients; au fond, du linge étendu devant une maison. A droite, au fond, un vieil arbre rompu à mi-hauteur.
Lavis et aquarelle sur trait de plume.
Haut., 565 millim.; larg., 723 millim.
Collection Allard de Meeus.
Sur les deux premiers rangs de pierres, on lit :
FONTEM HANC PUBLICAM
viatorum co[m]moditati STRUXIT
H.ROBERTUS. ANNO DOMINI M DC [c] L X XXI I .
Cette inscription donne donc clairement à entendre qu'il s'agit ici d'un dessin de composition. Toutefois, on peut rapprocher de cette « fontaine publique construite par Hubert Robert pour la commodité des voyageurs, en 1782», une autre fontaine assez analogue, mais représentée d'après nature : c'est celle qui a été gravée par Adélaïde Allou, en 1771, pour le frontispice des Différentes vues dessinées d'après nature par Mrs Robert et Fragonard, peintres du Roy, dans les environs de Rome et de Naples. La fontaine de fantaisie n'est qu'une amplification et un arrangement de celle-ci.
Cadre ancien, époque Louis XVI, bois sculpté et doré.
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ROBERT
(HUBERT
CçwmL Ferme
dans les ruines d'un édifice antique.
Dans une galerie divisée par des colonnades en deux bas-côtés et une nef centrale, dont la voûte s'est écroulée, un troupeau de moutons s'avance, venant du fond, escorté par une femme portant un fardeau sur la tête et par un enfant brandissant un bâton. A droite, divers personnages, un chien, des fragments d'architecture, un vase encore debout sur son socle. Au milieu, un groupe d'enfants et de femmes, à l'une desquelles un homme fait un geste de commandement en lui désignant le troupeau. A gauche, une échelle conduit à un plancher installé dans le bas-côté, à mi-hauteur des colonnes, et sur lequel on voit une femme; de ce plancher, qui s'avance un peu dans la nef centrale, part une autre échelle, aboutissant à un second étage, constitué par des planches jetées en travers de la galerie, d'un entablement à l'autre. Un homme gravit la dernière échelle; une femme est debout sur le plancher supérieur, d'où pend une lanterne.
Mine de plomb et plume, relevés de bistre par endroits.
Haut., 283 millim.; larg., 3b2 millim.
Repr. en fac-similé par la Société de reproduction des dessins de maîtres (2e année, 1910).
Cadre ancien, début de l'époque Louis XV, bois sculpté et doré.
ROBERT
(HUBERT
Le Jet d'eau.
Dans un parc à l'italienne, une cascade jaillit entre des rochers, sous une arche couronnée de balustres. A droite et à gauche, circonscrivant un bassin où tombe la cascade, des escaliers conduisent à une première, puis à une seconde terrasse, dont on aperçoit la perspective fuyante, arrêtée tout au loin par une statue colossale. Des mascarons décorant la paroi des escaliers et des lions couchés sur les rampes crachent de l'eau dans le bassin ; sur la première terrasse, un jet d'eau s'élève en colonne légère jusqu'au sommet de la composition. De petits personnages çà et là, les uns au pied des escaliers, d'autres gravissant les marches.
Signé en bas, à gauche : H. Robert.
Aquarelle sur trait de plume.
Haut., 285 millim.; larg., 36i millim.
Repr. en fac-similé par la Société de reproduction des dessins de maitres (3e année, 19 1 1 ), avec une notice par E. Dacier.
La collection Jacques Doucet possède une première esquisse pour cette aquarelle; voir le numéro suivant.
D'autre part, on a vendu à l'Hôtel Drouot, le 17 avril 1889, une sanguine d'Hubert Robert représentant ce même sujet, vu sous un autre angle, l'artiste se trouvant placé tout à fait à droite de la composition (H. 0,40; L. o,53 ; n° 92 du catal. avec une reproduction).
Enfin, ces aquarelles et dessins ont trouvé leur forme définitive dans une peinture, qui fait partie de la collection Camille Groult et qui a été reproduite dans P. de Nolhac, Hubert Robert (Paris, 19 10), pi., p. 184, sous le titre : Escalier d'une villa romaine.
Cadre style Louis XVI, bois sculpté et doré, fronton à chutes de feuillage.
44bis
Le Jet a eau.
Même composition que la précédente, sauf quelques variantes dans les petits personnages.
Mine de plomb, légèrement relevée de bistre.
Haut., 264 millim. ; larg., 359 millim.
Cadre ancien, époque Louis XVI, bois sculpté et doré ; fronton avec nœud de ruban et guirlandes retombantes.
ROBERT
(HUBERT
Monument à colonnades.
Au delà d'un premier plan encombré de débris d'architecture, s'étend une pièce d'eau, sur laquelle on voit des barques et qui est entourée d'un mur en terrasse supportant un monument semi-circulaire. Ce monument se compose, au centre, d'une sorte de temple à fronton triangulaire, flanqué de deux ailes à colonnades formant galeries et soutenant une statue à leur extrémité. Au-dessous du portique ouvert à la partie centrale du temple, se trouve une fontaine, formée de deux statues couchées de part et d'autre d'une urne d'où l'eau tombe dans le bassin. Divers personnages çà et là. A gauche, l'aile est coupée vers le milieu ; à droite, derrière la colonnade, des escaliers, et, au loin, des arbres.
Signé sur une pierre, en bas, à gauche : H. Roberti delineabat.
Aquarelle sur trait de plume.
Haut., 343 millim. (y compris une bande de 27 millim. rapportée en bas); larg., 474 millim.
Cadre ancien, époque Louis XVI, bois sculpté et doré; fronton avec nœud de ruban et guirlandes retombantes..
5o COLLECTION JACQUES DOUCET
SAINT-AUBIN
(AUGUSTIN DE) Paris, 1736 -f- Paris, 1807.
« Portrait de Mme de Saint- Aubin.
En déshabillé, elle est vue en buste, de profil à droite; son manteau de lit, dont le galon s'est dénoué, laisse voir un corsage ruche, ouvert sur la poitrine. Les cheveux, relevés sur le sommet de la tête, forment par derrière une touffe épaisse retenue par un ruban; trois boucles partant des tempes et de l'oreille, ornée d'un anneau, remontent vers le haut du chignon ; une quatrième, entourée par le ruban de la coiffure, descend sur le cou. A gauche, le haut du dossier arrondi d'une chaise; à droite, un pan de draperie.
Signé à gauche, au-dessus de la chaise : de S1 Aubin delin. iyjS [le prénom est sans doute caché par la monture].
Mine de plomb très légèrement relevée d'aquarelle dans les chairs et de lavis dans le vêtement.
Ovale. Haut., i5o millim. ; larg., 127 millim.
On lit, à l'encre, au dos de l'encadrement, les deux inscriptions suivantes; la première sur trois lignes : Donné à Madame helman par sa meilleure amiefe S1 aubin; — la seconde, d'une autre main, sur quatre lignes : à rendre à Mr St. aubin le 12 ybre 182 1 , helman; — et plus bas : coiffure à la mode en 1 774.
Repr. dans M. Tourneux, la Collection J. Doucet, etc. (les Arts, op. cit., p. 22).
Le modèle est bien connu : c'est Louise-Nicole Godeau qu'Augustin de Saint- Aubin avait épousée, alors qu'elle avait vingt-deux ans, le 29 novembre 1764, et qu'il a représentée bien des fois; c'est elle qu'on trouve notamment dans Au moins; soye\ discret! et dans l'Hommage réciproque.
Quant à la « meilleure amie » à laquelle Mme de Saint-Aubin offrit ce portrait, on peut croire qu'elle désigne la femme dTsidore-Stanislas Helman (1 743-1806), le graveur de tant d'estampes célèbres, comme le Jardinier galant, le Roman dangereux, plusieurs planches du Monument du costume, et celles des Principales journées de ia Révolution, — celles-ci exécutées d'après des dessins de Monnet, qui appartinrent à Augustin de Saint-Aubin et passèrent, en 1808, à sa vente après décès (H. Beraldi et baron R. Portalis, les Graveurs du XVIII& siècle, x. II, pp. 393 et 397).
Cadre ancien, époque Louis XVI, de forme ovale, bois doré.
SS
DESSINS, PASTELS 5i
SAINT-AUBIN
(AUGUSTIN DE) J, Jff)
Portrait cï Augustin de Saint- Aubin par lui-même*
En buste, de profil à gauche, l'œil vif et la bouche entrouverte, il a le cou serré par une cravate de lingerie et porte un habit bleu à larges revers, ouvert sur un gilet de même couleur. Sa haute perruque bouffante, agrémentée d'une boucle sur l'oreille, est nouée d'un ruban par derrière. Costume de la fin du xvme siècle.
Mine de plomb, relevée d'aquarelle.
Ovale. Haut., no millim.; larg., 89 millim.
Repr. en fac-similé par la Société de reproduction des dessins de maîtres (3e année, 191 1 ), avec une notice par E. Dacier.
Monture simulant une ouverture percée dans une muraille et entourée d'ornements et de guirlandes de fleurs dorés en relief; au-dessous, le titre : Augustin de S1 Aubin, dessinateur du Roy, écrit sur une tablette de marbre encastrée dans la muraille.
Cadre ancien, époque Louis XVI, bois sculpté et doré.
5a COLLECTION JACQUES DOUCET
SAINT-AUBIN
(GABRIEL DE) Paris, 1724 -J- Paris, 1780.
La « Vénus» de Miqnot au Salon de 1 757.
Au Salon du Louvre, un groupe de visiteurs examine la Vénus endormie, exposée par Mignot, qui occupe le milieu de la composition : à droite, un Turc et une jeune femme, et devant eux, au fond, trois hommes discutant les mérites de la statue. A gauche, une femme et un enfant montrent du doigt deux sculptures sur des socles : l'une est un buste d'homme, l'autre une nymphe épanchant l'eau d'une urne. Derrière ces sculptures, à la tête de la Vénus, deux hommes en conversation. La muraille du fond est garnie de tableaux.
On lit au bas, de la main de G. de Saint-Aubin : Sallon de 1757. Figure de M. Mignot.
Encre de Chine et lavis.
Haut., 1 37 millim. ; larg., 162 millim.
Collection des Goncourt (vente à Paris, février 1897, n° 273) : la marque de, )a. collection des Goncouit se voit en bas, à gauche.
Exposition des dessins de maitres anciens à l'École des beaux-arts, 1879, n° 601.
Repr. dans Goncourt, V Art du XVIIIe siècle (éd. in-40, i883), t. Ier, pi., p. i5o ; — dans le catalogue de la vente Goncourt, n° 273 ; — et dans E. Dacier, Catalogues de ventes et livrets de Salons illustrés par Gabriel de Saint-Aubin (Paris, 1909, gr. in-8°), t. I*r, p. i3.
La statue de Mignot figurait au Salon de 1757, sous le n° i5o, avec cette désignation : « Vénus qui dort. Cette figure est de la même proportion que l'Hermaphrodite antique et doit faire son pendant ».
Cf. Ph. de Chennevières, les Dessins de maitres anciens à l'Exposition ae l'École des beaux-arts (Galette des Beaux-Arts, 1879, t. II, p. 210).
Cadre ancien, époque Louis XVI, bois sculpté et doré.
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SAINT-AUBIN
(GABRIEL DE
Composition allégorique.
Au milieu de la composition, une femme assise dans un fauteuil, le corps de trois-quarts vers la droite, s'interrompt de suivre les explications que lui donnaient un jeune officier debout, le doigt posé sur une carte déployée, et un petit abbé, assis en face d'elle et tenant un livre ouvert. Elle se retourne et, la main sur le cœur, elle contemple le buste d'un homme, portant une plaque d'ordre et un grand cordon, placé à gauche sur un socle, et que parent de guirlandes une jeune fille et un enfant. Sur la base du socle, un Amour nu ouvre la porte d'une cage et donne la volée à un oiseau qui s'échappe par une fenêtre ouverte à gauche. Au fond, à droite, une porte.
Signé en bas, à gauche : G, d. S'. A. 1772, corrigé en 1774.
Pierre noire et encre de Chine.
Haut., 112 millim.; larg,, 175 millim.
Malgré toutes les recherches, il n'a pas été possible de découvrir le sens de cette composition allégorique. Est-elle une allusion à l'affaire de Bellegarde, cet officier d'artillerie emprisonné pour de prétendues malversations et défendu, en 1773, par un mémoire fameux de Linguet ? Représente-t-elle une femme instruite d'une action d'éclat accomplie par son mari et adressant au buste de celui-ci un regard d'admiration, tandis que ses enfants le parent de fleurs? C'est à cette dernière hypothèse qu'on se rallierait plus volontiers, mais sans pouvoir proposer une identification précise.
Cadre ancien, époque Louis XVI, bois sculpté et doré.
SAINT-AUBIN
(GABRIEL DE
5Q$,00 Le Cours du chimiste Sage cUS-rot
à la Monnaie (1779),
..^Stl/H/C-v--- Dans la grande salle de la Monnaie, dont le plafond est décoré de
peintures allégoriques, les auditeurs du cours de minéralogie et de métallurgie docimastique professé par B.-G. Sage sont assis autour d'une vaste table rectangulaire, encombrée de cornues, de ballons, de matras, de balances, etc. A gauche, devant la haute cheminée dont on n'aperçoit que le profil, le professeur est debout, élevant et présentant un verre à expériences. Sur le côté gauche de la pièce, trois fenêtres ; au fond, deux portes, entre lesquelles se trouve un poêle dont le tuyau traverse obliquement la salle ; à droite, un garde-française debout, le fusil sur l'épaule.
Signé en bas, à gauche, à l'encre : Gabriel de S'. Aubin, 177g; on lit ensuite, au crayon : Leçon de M. Sage à l'Hôtel de la Monoye.
Pierre noire relevée d'encre de Chine.
Haut., 200 millim.; larg., 129 millim.
Repr. dans Lady Dilke, French engravers and draughtsmen of XVIIlth century (Londres, 1902), pi., p. 134; — dans M. Tourneux, la Collection J. Doucet, etc. (les Arts, op. cit., p. 22) ; — et, avec le numéro suivant, en fac-similé, par la Société de reproduction des dessins de maîtres (3e année, 191 1), avec une notice par E. Dacier, rédigée d'après une communication faite, en 1909, à la Société d'iconographie parisienne, par M. A. Vuaflart.
La chaire de minéralogie et de métallurgie docimastique fut créée, à l'Hôtel des Monnaies, par lettres patentes du ri juin 1778, en faveur de B.-G. Sage, qui commença son cours le 2 décembre suivant et le poursuivit au milieu d'un nombreux public (Mémoires secrets, t. XII, 3 août 1778 ; et t. XVII, 17, 18, 20 janvier 1781).
Gabriel de Saint-Aubin a représenté plusieurs fois ces solennités scientifiques. Outre le présent dessin et le suivant, on connaît une troisième vue du cours de Sage, ne comprenant que le portrait du chimiste et celui des auditeurs placés près de lui ; signé G. d. S. A., 177g, ce dessin, reproduit dans l'Art du XVIIIe siècle (éd. in-40, 1 883, t. II, pi., p. 443), provenait de la vente A.-N. Pérignon père (1 865, n° 1 5 1) ; il a été acquis à la vente des Goncourt (1897, n° 270 du catalogue, où il est reproduit), par Mme la marquise de Ganay.
Cf. Concourt, l'Art du XVIII' siècle, éd. in-18, 2' série, p. 224.
Cadre ancien, époque Louis XV, bois sculpté et doré, à fronton.