‹ Collection Jacques DoucetChapitre 15 sur 20 · VIS · texte numérisé non relu

VIS

SAINT-AUBIN

(GABRIEL DE

Z^ Cours du chimiste Sage Cwie&wov a /# Monnaie (1779).

C'est la même salle de la Monnaie, au plafond décoré de peintures allégoriques, que Saint-Aubin a représentée dans le dessin précédent; mais la vue est prise en sens inverse, c'est-à-dire que l'artiste s'est placé, non pas derrière le professeur, mais en face de lui, de l'autre côté de la grande table entourée d'auditeurs assis ou debout, et près du poêle dont le tuyau, soutenu par une armature à plusieurs branches, traverse obliquement la pièce. Des rayons de soleil, entrant par les hautes fenêtres de droite, baignent la salle dans une lumière diffuse, à travers laquelle on distingue la silhouette du professeur debout devant le manteau de la haute cheminée chargée de cornues et de bocaux.

On lit en haut, au crayon : Une vue en jace de M. Sage soutenant un vase d'essai dans les mains ; — en bas, à gauche : G. de S* Aubin f., et à droite : 177g. Sur le poêle, se voient également les initiales de l'artiste : G. d. S. A.

Pierre noire relevée d'encre de Chine.

Haut., 194 millim.; larg., 120 millim.

On a collé au dos de l'encadrement une note ancienne, à l'encre, portant cette indication : Laboratoire de la chaire de minéralogie docimastique établie à la Monoie en /77<y, en faveur de B.-G. Sage.

Collection Muhlbacher (vente à Paris, mai 1899, n° 270, où il est catalogué sous le nom d'Augustin de Saint-Aubin). /

Repr. en fac-similé, avec le numéro précédent, par la Société de reproduction des dessins de maîtres (3e année, 191 1), avec une notice par E. Dacier.

Pour la notice historique, voir le n° précédent.

Cadre ancien, époque Louis XIV, bois sculpté et doré, à coins fleuris.

SAINT-AUBIN

(GABRIEL DE

L'Arrivée du roi

& A'foUwtu^ à Sainte-Geneviève (1779).

Les cavaliers de l'escorte pénètrent, à droite, sur la place de la nouvelle église Sainte-Geneviève, qu'on voit au fond, et dont le dôme n'est pas encore construit. A gauche, au premier plan, un homme et une femme ; derrière eux, des troupes formant la haie sur le côté de la place. Au fond, de ce même côté, le clocher de Saint-Etiennedu-Mont.

Signé en bas, à gauche : G. d. S. A., et daté à droite : iyjg.

Dessin à la plume relevé de lavis.

Haut., 120 millim. ; larg., 65 millim.

Collection A. Beurdeley (vente à Paris, mars 1905, n° 219), sous le titre : l'Arrivée (fÇ(

du roi au Panthéon.

Exposition rétrospective de la Ville de Paris, à l'Exposition universelle de 1900, n° 261.

On sait que Gabriel de Saint-Aubin mourut le 5 février 1780 et qu'il ne produisit presque rien à partir du mois de juillet 1 779, — « étant malade depuis plus de six mois qu'il traînait », dit l'acte d'apposition des scellés rédigé après le décès de l'artiste. Il est donc vraisemblable de supposer que ce dessin fut exécuté pendant la première moitié de 1779.

Or, on lit dans le Mercure de février 1 779 (p. 226), que le 8 de ce mois le roi et la reine vinrent à Paris, accompagnés de la Cour, allèrent à Notre-Dame remercier Dieu de l'heureux rétablissement de la reine (la naissance de Madame Royale avait eu lieu le 19 décembre précédent), et se rendirent de là à Sainte-Geneviève, au milieu d'un grand concours de population. Le croquis de Saint-Aubin est sans doute un souvenir de cette cérémonie.

On le rapprochera d'un autre dessin du même artiste, gravé par Chenu pour les Étrennes françaises de l'abbé de Petity (1766), et représentant la Pose de la première pierre de la nouvelle église Sainte-Geneviève (en 1764).

Cadre ancien, époque Louis XIII, bois sculpté et doré.

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