‹ Collection Jacques DoucetChapitre 16 sur 20 · MM · texte numérisé non relu

MM

SAINT-AUBIN

(GABRIEL DE

J3W a . 53 , . d.iScoo

Allégorie sur l érection

CjWtfc de la statue de Louis XV (ij63).

Entre les deux pilastres supportant le Mercure et la Renommée de Coysevox, à l'entrée des Tuileries, on voit dans les airs une troupe de petits génies enlevant le voile qui recouvrait la statue du roi par Bouchardon. Sur le devant, à gauche, un génie ailé accompagne une jeune femme qui vient offrir au roi une corbeille remplie de cœurs ; à droite, entre la Sculpture et l'Architecture, une autre jeune femme, représentant la France, indique de la main le monument. Au fond, à gauche, une estrade supportant des tonneaux, pour une distribution de vin au peuple; et à droite, devant l'un des pavillons du Garde-Meuble, l'orchestre d'un bal en plein air.

Signé en bas, vers la gauche : G. d. S. ij63.

Mine de plomb, plume et lavis, recouvrant le trait d'une eau-forte.

Haut., 3 1 1 millim. ; larg., 240 millim.

On lit en bas, en capitales, sur deux lignes : Allégorie sur l'inauguration de la statue du roy Louis XV. — Sur le piédestal de gauche, on lit, en minuscules, à l'encre, surchargeant le trait gravé : Gabriel de St. Aubin delin. Le génie tutellaire applaudit à la joye universelle ; il est précédé par la Reconnaissance qui présente les cœur de tout les citoyens. La bonté, la clémence, la sagesse et la piété du roi sont représentées dans les superbes tapisseries qui doivent décorer ce spectacle brillant. — Sur le piédestal de droite : La Magnificence de la Ville, accompagnée de l'Architecture et de la Sculpture marchant sur de riches tapis, ordone les aprêts d'une feste. Plusieurs groupes de génies enlèvent les machines qui ont servi à ellever la statue et le voile qui la couvroit. L'auteur de ce tableau astreint a une grandeur donnée supose les objets rassemblés par enchantement. G. d. S. data [?] aoust 1762.

Collection Destailleur (vente à Paris, 1893, n° ni, pièce 34).

L'eau-forte de G. de Saint-Aubin est décrite dans P. de Baudicour, le Peintre-graveur français continué (Paris, 1859-61), t. II, G. de Saint-Aubin, n° 6, et mentionnée dans Goncourt, l'Art du XVI IIe s., éd. in- 18, 2e série, p. 197. — Goncourt estime qu'il est impossible de savoir s'il y a, dans ce dessin, un dessous de trait gravé ; ce dessous est pourtant visible en maint endroit.

En 1748, Louis XV accorda à la Ville de Paris l'autorisation de lui élever une statue équestre et désigna comme emplacement un terrain encore inculte, devenu depuis la place Louis XV, aujourd'hui place de la Concorde. Vingt-huit plans furent proposés; A.-J. Gabriel les revit et en tira le projet qui fut exécuté, tel qu'on le voit dans la gouache du chevalier de Lespinasse, décrite précédemment sous le n° 29. Au centre de la place, fut érigée une statue de Louis XV par Bouchardon, portée sur un piédestal que Pigalle orna aux angles de quatre figures allégoriques. L'inauguration eut lieu le 23 février 1763 (cf. Barbier, Chronique, etc., t. VIII, pp. 65 et ss.).

Cadre ancien, époque Louis XV, bois sculpté et doré.

SAINT-AUBIN

(GABRIEL DE

H<jj vr Intérieur d'artistes.

A droite, une jeune femme assise, vue de profil et tournée vers la gauche, vêtue d'une robe d'intérieur et coiffée d'un petit bonnet, travaille à une statuette de Vénus posée devant elle sur un escabeau. A gauche, au premier plan, un homme qu'on voit seulement en buste, assis dans un fauteuil, le corps de profil à gauche, la figure de trois-quarts et regardant en face, indique de la main droite un objet rond qu'il tient appuyé sur son bras gauche. Derrière lui, une sorte de coupe ornée d'une figure d'oiseau, et un portrait de Louis XVI en buste, sur le cadre duquel est posé un casque. L'homme et la femme sont assis de part et d'autre d'une cheminée, dont la tablette porte, de gauche à droite, une statuette d'ange ou d'amour, un petit groupe formant candélabre, une statuette de femme assise et vue de dos, et enfin une sorte de trophée d'instruments de musique enguirlandés de feuillages.

Pierre noire, relevée de plume et de lavis d'encre de Chine.

Haut., 172 millim.; larg., 225 millim.

On lit dans l'angle inférieur droit, à l'encre, d'une écriture qui n'est pas celle de l'artiste : St. Aubin ; — au-dessus du cadre, à l'encre, de l'écriture de G. de Saint- Aubin : Casque de l'empereur d'Orient et d'Occident, 17 y 5 ; — en haut, à gauche, au crayon, cette note, de l'écriture de G. de Saint-Aubin : 177 5. Voy. la statue du Roi en tere de Lorraine, au Salon d'Hercule, vue par Mr . Bonieu [?].

Collection Sigismond Bardac.

Repr. en fac-similé dans les Maîtres du dessin (3e année, 1 901-1902, pi. i32).

Cadre ancien, époque Louis XVI, bois sculpté et doré; guirlandes et ruban rapportés.

DESSINS, PASTELS 5q

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WATTEAU

(ANTOINE) Valenciennes, 1684 -J- Nogent-sur-Marne, 1721. J ï} K fiQù

Feuille d'études : trois femmes en pied.

a. A gauche, une femme debout, vue de face, le bras droit dissimulé par une mante, la main gauche un peu avancée; la mante, ouverte sur le corsage décolleté, est retenue par un galon noué.

b. Au milieu, une femme assise, vue de face, la tête légèrement inclinée et tournée vers la gauche, le regard abaissé ; elle joue avec un éventail entr'ouvert qu'elle tient de la main droite.

c. A droite, une femme debout, vue de dos; le bras gauche écarté, comme dans le geste de s'appuyer au bras d'un cavalier, elle relève de la main droite le bas de son manteau à plis.

a. Sanguine ; b. Pierre noire et sanguine, légèrement relevées de craie ; c. Sanguine et pierre noire. Papier grisâtre.

Haut., 264 millim. ; larg., 320 millim.

Collection Auguste (vente à Paris, mai i85o, un des dessins réunis sous les nos 101-102); — Collection du baron de Schwiter (vente à Paris, avril 1 883 , n° 157); — Collection H. -A. Josse (vente à Paris, mai 1894, n°46). : ____ » ' V 0 0 f^

Repr. dans : G. Dargenty, Antoine Watteau (Paris, i8qi, p. 47) ; — et dans le catalogue de la vente du baron de Schwiter, n° 157, pi.

a. Rappelle, à quelque différence près dans le mouvement de la main gauche, la jeune femme qui tend la main, dans la Diseuse d'aventure, gravée par L. Cars.

b. Cette étude de femme a été utilisée dans l'Embarquement pour Cythère (musée du Louvre et collection de l'empereur d'Allemagne) : c'est la femme assise à droite de la composition, écoutant les propos d'un galant pèlerin agenouillé près d'elle. — C'est elle également qui forme, avec ce pèlerin, le groupe principal du petit tableau gravé par Audran sous le titre de : Bon voyage.

c. Gravée directement par J. Audran dans les Figures de différents caractères (n° 2o5) : elle donne le bras à un homme en petit manteau et en toquet (E. de Goncourt, Catalogue raisonné de l'œuvre peint, dessiné et gravé d'Antoine Watteau ; Paris, 1875. n° 5 8 2 j . On retrouve ce groupe légèrement modifié dans les Plaisirs du bal, gravés par Scotin (à droite, dans la gravure). — Gravée seule, directement et en manière de sanguine, par Demarteau (selon P. Mantz, qui reproduit cette pièce dans son Watteau, p. 37), à gauche d'une gravure où l'on voit, à droite, urfe femme assise au bas d'un escalier.

Cf. E. de Goncourt, Catal. raisonné, etc., p. 366.

Cadre ancien, époque Louis XVI, bois sculpté et doré, avec cartouche à la partie inférieure.

6o COLLECTION JACQUES DOUCE!

WATTEAU

(ANTOINE

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h Feuille d'études : deux femmes,

/ une en pied, l autre en buste.

a. A gauche, une femme assise, le corps de trois-quarts et la tête, coiffée d'un bonnet de linge, de profil à gauche, le regard abaissé ; elle est décolletée en pointe et porte au cou un fil de perles ; le bras droit tombe le long du corps, le gauche est légèrement écarté.

b. A droite, buste de la même femme, de profil à gauche; elle est coiffée d'une toque et décolletée en pointe; au cou, un fil de perles.

Sanguine et craie, avec quelques rehauts de pierre noire, sur papier chamois.

Haut , 23o millim. ; larg,, 263 millim.

Repr. dans A. Dayot, l'Image de la femme (Paris, 1899, p. 201) ; — dans M. Tourneux, Collection J. Doucel, etc. (les Arts, op. cit., p. 3), sous le titre : Études pour « l'Assemblée galante ».

a. Gravé en contre-partie par Boucher dans les Figures de différents caractères, n° 5 1 (Goncourt, Catalogue, n° 402); c'est la première idée de la femme assise, qui pose sa main droite sur la main d'un homme, dans le tableau de l'Assemblée galante, gravé par Le Bas.

b. Gravé en contre-partie dans les Figures de différents caractères, n° 23 1 (Goncourt, Catalogue, n° 608).

Cadre style Louis XV, bois sculpté et doré.

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WATTEAU

(ANTOINE

Su/tun^L- Feuille d'étude : une femme couchée.

Elle est vue de dos, à mi-corps, appuyée sur le bras droit, l'épaule nue ; elle tient un verre de la main gauche, le bras étendu au-dessus du visage levé et tourné vers la droite.

On lit dans l'angle inférieur gauche, à l'encre : Watau.

Sanguine rehaussée de pierre noire et de craie, sur papier chamois.

Haut., 170 millim.; larg., 194 millim.

Collection Johann Conrad Spengler, directeur du musée de Copenhague (vente à Copenhague, octobre 1839) ; la marque de cette collection au timbre sec : J. C. S., se voit en bas et au milieu du dessin.

Etude pour l'Automne, une des peintures de la salle à manger de Crozat aujourd'hui perdues, gravée par Fessard : c'est la bacchante couchée au premier plan et tendant son verre au satyre qui remplit la coupe de Bacchus. L'étude pour le Bacchus est dans la collection Walter Gay (repr. par la Société de reproduction des dessins de maîtres, 3e année, 191 1, avec une notice par E. Dacier) ; l'étude pour le Satyre versant à boire, provenant de la collection du baron de Schwiter, appartient à M. Henry Michel-Lévy.

Cf. E. de Goncourt, Catalogue raisonné, etc., n° 48.

Cadre ancien, époque Louis XV, bois sculpté et doré.

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WATTEAU

(ANTOINE

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Feuille d'études : deux enfants,

a. A gauche, buste d'un enfant riant; vu de face, les yeux tournés vers la droite, il est coiffé d'un bourrelet et a la main droite posée en avant.

b. A droite, buste d'un enfant, la tête coiffée d'un bourrelet et tournée de trois-quarts à droite, à demi couchée sur le bras droit.

Sanguine, relevée d'un peu de pierre noire dans la figure de gauche seulement, sur papier chamois.

Haut., 1 33 millim. ; larg., 173 millim.

Collection His de La Salle, dont on voit la marque en bas, à droite (H. L. en noir).

a. Gravé en contre-partie, par Boucher, dans les Figures de différents caractères, n° 48 (Goncourt, Catalogue raisonné, etc., n° 399).

b. Gravé en contre-partie, par Boucher, dans les Figures de différents caractères, n° 83 (Goncourt, Catalogue, n° 438).

C'est une étude pour le petit garçon appuyé sur un tabouret, du tableau de l'Occupation selon l'âge, gravé par Dupuis. « On le retrouve, dit Goncourt, avec un petit changement dans le mouvement du bras gauche, dans le tableau du musée de Dresde catalogué sous le titre : Groupe de messieurs et de dames réunis sur une terrasse » : c'est l'enfant qu'on voit à droite, au second plan, appuyé sur la hanche d'une femme couchée.

Cadre ancien, époque Louis XV, bois sculpté et doré.

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WATTEAU

(ANTOINE

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cj Ru^u Feuille d'étude : un enfant.

Vu à mi-corps, l'épaule gauche remontée, le bras droit ramené sur le devant du corps, il a la tête de face, coiffée d'un bourrelet, et sourit en regardant vers la droite.

Sanguine relevée d'un peu de pierre noire, sur papier chamois.

Haut., 1 54 millim. ; larg., 1 1 1 millim.

Collection Norblin de La Gourdaine (vente à Paris, février 1 855, n° 25 1) : « Enfant coiffé d'une toque, aux crayons noir et rouge, de la belle manière du maître ». — Selon Goncourt, ce dessin a fait partie de la collection Thibaudeau.

Gravé en contre-partie, par Boucher, dans les Figures de différents caractères, n° 53 (Goncourt, Catalogue, n° 405) ; sur la gravure, l'épaule droite et la main gauche s'appuient sur un tertre.

Cadre ancien, époque Louis XIV, bois sculpté et doré.

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WATTEAU

(ANTOINE

Le Savoyard à la marmotte.

Un Savoyard debout, de trois-quarts tourné vers la droite, porte en sautoir une boîte, ramenée sur le devant du corps, sur laquelle est couchée une marmotte ; de la main droite, appuyée sur la boîte, il tient un flageolet.

Sanguine et pierre noire, sur papier blanc.

Haut., 323 millim.; larg., 200 millim.

Collection John Charles Robinson (vente à Paris, mai 1868) ; dans l'angle inférieur droit, se voit la marque de cette collection, composée des initiales J. C. R. à l'encre.

Gravé en contre-partie par Boucher, dans les Figures de différents caractères, n° 6 (Goncourt, Catalogue, n° 354).

C'est une étude pour le Savoyard à la marmotte, œuvre de jeunesse de Watteau, gravée par B. Audran sous le titre de la Marmotte, et aujourd'hui au musée de l'Ermitage, à Saint-Pétersbourg (Goncourt, Catalogue, n° 85 ; et Somoff, Ermitage impérial, Catalogue de la galerie des tableaux, Saint-Pétersbourg, 1903, t. III, n° i5o2); dans la peinture, on voit derrière le Savoyard un fond de paysage représentant une place de village avec son église.

Cadre ancien, époque Louis XV, bois sculpté et doré, à fronton orné d'armoiries.

WATTEAU

(ANTOINE

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Le Pèlerin.

C'est un homme barbu, debout, de face, vêtu d'une robe qui lui descend à mi-jambes et chaussé de sandales. La tête nue et légèrement inclinée, il s'appuie de la main droite sur un long bâton et il a le pouce de la main gauche passé dans une ceinture d'où pend, sur le côté, une sorte d'escarcelle; un galon auquel un sac est suspendu lui barre la poitrine, couverte d'un chapelet de coquilles Saint-Jacques.

On lit dans l'angle inférieur gauche, à l'encre : Watteau.

Sanguine et pierre noire, sur papier chamois.

Haut., 372 millim. ; larg., 25 1 millim.

Dans l'angle inférieur droit, la marque de la collection Warwick.

Étude dans le genre du buste de frère mendiant et des types populaires (rémouleurs, savoyards, artisans) qu'on rencontre dans les Figures de différents caractères, par exemple aux nos 1, 6, 38, 107, etc.

Cadre ancien, époque Louis XV, bois sculpté et doré, à coquilles.

WATTEAU

(ANTOINE

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Feuille d'étude : une femme vue de dos.

Vue en pied, de dos, la tête tournée vers la gauche, elle marche, le haut du corps légèrement incliné, la main droite ramenée par derrière et relevant la jupe.

Sanguine sur papier blanc.

Haut., 177 millim.; larg., 80 millim.

Dans l'angle inférieur droit, la marque de la collection Warwick.

Repr. en fac-similé par la Société de reproduction des dessins de maîtres (3e année, 191 1 ), avec une notice par E. Dacier.

Cadre ancien, début de l'époque Louis XV, bois sculpté et doré, avec les armes royales au fronton.

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WATTEAU

(ANTOINE

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Feuille d'études : trois femmes.

a. En haut, à gauche, une femme en buste, la tête couverte d'une mante dont elle réunit les deux bouts dans sa main droite appuyée sur sa poitrine; de la main gauche, elle tient une boîte.

b. En haut, à droite, la même femme assise à terre, le corps de profil et tourné vers la droite, la robe étalée sur ses jambes allongées, la tête de trois-quarts et recouverte d'une mante.

c. En bas, une femme assise, vue presque de dos, le corps tourné vers la gauche, la tête en profil perdu et légèrement inclinée.

a. Sanguine et pierre noire ; b. Pierre noire et sanguine ; c. Mine de plomb, légèrement relevée de sanguine. Papier blanc.

Haut., 226 millim.; larg., 176 millim.

a. Gravé en contre-partie par J. Audran dans les Figures de différents caractères, n° 209 (Goncourt, Catalogue, n° 586).

b. Gravé en contre-partie par J. Audran dans les Figures de différents caractères, n° 294 (Goncourt, Catalogue, n° 673).

Cadre ancien, époque Louis XVI, bois sculpté et doré; au fronton, une lyre entre deux guirlandes de feuillage.

WATTEAU

(ANTOINE

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QonJcW Feuille d'études : le violoniste.

Il est représenté deux fois, Tune au-dessous de l'autre. Vu à mi-corps, de trois-quarts, tourné vers la gauche et légèrement renversé en arrière, il a la tète presque de face et coiffée d'une toque. De la main gauche, il accorde son violon, qu'il a passé sous son bras droit et dont il fait vibrer les cordes de la main droite tenant l'archet.

Les deux études diffèrent en ce que, dans le dessin du bas, la position du violon, relevé, ne permet pas de voir la main droite, aiors que cette main est visible dans le dessin du haut, où le violon est presque horizontal.

Pierre noire et sanguine, sur papier grisâtre.

Haut., 3oo millim.; larg., 212 millim.

Repr. dans M. Tourneux, la Collection J. Doucet, etc. (les Arts, op. cit., p. 4); — et en fac-similé par la Société de reproduction des dessins de maîtres (2e année, 19 10).

Cadre ancien, époque Louis XVI, bois sculpté et doré.

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WATTEAU

(ANTOINE

Feuille d'études : deux hommes, l'un couché. Vautre assis.

a. En haut, un homme couché par terre, à plat ventre, tourné vers la gauche, les jambes allongées, le haut du corps un peu soulevé et les bras croisés; il est coiffé d'une toque et porte un petit manteau, qui a glissé de l'épaule gauche et lui tombe en travers du dos. Au-dessous de lui, une étude de bras, avec la main tenant une draperie, et une étude de rameaux de vigne.

b. En bas, à droite, un villageois coiffé d'un chapeau de paille, assis de profil et tourné vers la gauche, les jambes allongées et croisées; il se penche en avant et regarde attentivement une herbe qu'il tient entre ses doigts.

Les deux personnages : sanguine relevée de craie; l'étude de vigne : pierre noire et craie; l'étude de bras et de draperie : sanguine et pierre noire. Papier chamois.

Haut., 225 millim.; larg., 364 millim.

a. Gravé en contre-partie par Boucher, dans les Figures de différents caractères, n° 1 5 3 (Concourt, Catalogue, n° 528).

C'est une étude pour l'homme couché sur le devant et vers le milieu de la composition, dans le tableau de l'Ile enchantée, gravé par Le Bas.

b. Gravé en contre-partie par Boucher, dans les Figures de différents caractères, n° 282 (Goncourt, Catalogue, n° 601).

C'est une étude, non, comme l'a dit Goncourt, pour la Scène d'amour du musée du Prado, mais pour le jardinier assis à droite au premier plan dans la Fête de campagne, le tableau ovale du musée d'Angers (Cf. H. Jouin, Minist. de l'Instruction publique et des beaux-arts, Hist. et description des musées d'Angers, Paris, 1 885 , p. 48 ; — L. Gonse, les Chefs-d'œuvre des musées de France, la Peinture, Paris, 1900, p. 3-, avec une fig. ; — et L. de Fourcaud, Antoine Watteau, Figures et scènes galantes, dans la Revue de l'art ancien et moderne, t. XVI, 1904, gravure par H. Toussaint, p. .^48).

Cadre ancien, époque Louis XV, bois sculpté et doré.

WATTEAU

(ANTOINE

Feuille d'études : sept têtes.

Sur la première ligne, la même tête de femme, avec indication du buste, représentée dans quatre poses différentes : la première, de troisquarts, relevée et inclinée à gauche; la seconde, de profil, tournée vers la droite, le buste vu de dos; la troisième, presque de face et un peu inclinée à droite, les yeux baissés, le buste de profil à droite; la quatrième, de face, inclinée en avant, les yeux baissés.

Au-dessous : une tête de femme, tournée de trois quarts à droite et un peu relevée, le cou tendu; un masque d'homme, vu de face, les yeux baissés; et une tête d'homme, vue presque de face, penchée en avant, les yeux baissés.

Trois crayons sur papier chamois.

Haut., 227 millim.; larg., 285 millim.

Collection des Goncourt (vente à Paris, février 1897, n° 344); la marque delà collection des Goncourt se voit en bas à droite.

Exposition des dessins de maîtres anciens à l'École des beaux-arts, 1879, n° 472.

Repr. Goncourt, l'Art du XVIIIe siècle (éd. in-40, t. I, pi., p. 42); — et catal. de la vente Goncourt, 1897, pi., n° 344.- : :

Cf. Ph. de Chennevières, les Dessins de maîtres anciens exposés à l'École des Beaux-Arts, dans la Oa^ette des Beaux-Arts, 1879, t# "1 P- l9l > — et E. de Goncourt, Catal. raisonné, etc., p. 346.

Cadre ancien, époque Louis XV, bois sculpté et doré.

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WATTEAU

(ANTOINE

Feuille d'études :

un bras, une tête d'homme.

A gauche, en haut, un buste esquissé, la taille serrée par la large ceinture qui faisait habituellement partie du costume de Crispin ; le bras gauche est ramené sur le devant du corps et la main gauche gantée, appuyée un peu au-dessus de la hanche et retournée sur la garde d'une épée. A droite, en bas, une tête d'homme coiffée d'un béret, tournée de trois-quarts à gauche et vue en raccourci.

Pierre noire relevée de sanguine, sur papier crème.

Haut., 179 millim.; larg., 255 millim.

Repr. en fac-similé par la Société de reproduction des dessins de maîtres (3e année, 191 1), avec une notice par E. Dacier.

La main est à rapprocher de celle du Crispin assis, n° Sy des Figures de différents caractères (Goncourt, Catalogue, n° 410).

Cadre ancien, époque Louis XIV, bois sculpté et doré.

WATTEAU

(ANTOINE

Figures de modes.

Q/L (Deux dessins dans le même cadre.)

a. Une femme vue de face, assise, le bras gauche appuyé sur le socle d'un vase, le bras droit tombant sur le devant du corps; elle tient de la main gauche un éventail fermé dont elle se caresse le visage. A l'arrière-plan, à droite, derrière le vase, un arbre.

b. Un homme debout, le corps de profil à gauche, et la tête, coiffée d'un tricorne, tournée vers le fond de la composition ; l'épée au côté et la main gauche posée sur la hanche, il s'appuie de la droite sur une canne. Au fond, des maisons et, à droite, un arbre.

Sanguine sur papier chamois. /'

Haut., no millim.; larg.,71 millim. pour chaque figure.

Ces deux dessins appartiennent à la suite des Figures de modes, comprenant onze pièces et un frontispice, dont sept — celles-ci sont du nombre — gravées à Teau-forte par Watteau et terminées au burin par Thomassin le fils (Goncourt, Catalogue, n° 9, la Femme assise, et n° 3, l'Homme debout).

Cadre ancien, époque Régence, bois sculpté et doré.

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WATTEAU

(ANTOINE

Esquisse de « V Amusement champêtre » ,

A gauche, une femme et un homme assis parterre; au milieu, un couple debout, qui se retourne et regarde un homme et une femme assis par terre et qui s'embrassent ; à droite, au pied d'une statue debout sur un piédestal circulaire, un autre couple assis. Au second plan, allant de gauche à droite, une ligne d'arbres légers, au delà desquels on aperçoit un groupe de personnages assis et debout.

Sanguine, sur une esquisse plus légère à la mine de plomb ; papier crème.

Haut., 194 millim.; larg., 264 millim.

Collection du Marquis de Chennevières (vente à Paris, mai 1898, n° ig3, sous le titre : le Repos dans le parc).

Recherche de composition pour l'Amusement champêtre du musée de Dresde, gravé par Champollion sous le titre de Partie champêtre (K. Voermann, Catal. of the Royal Picture gallery of Dresden, 1905, n° 782 et pi. XII).

Cadre ancien, époque Louis XV, bois sculpté et doré.

j/ft/Z

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