BAUDOUIN
(PIERRE-ANTOINE) Paris, 1723 f Paris, 1769.
V™ La Lecture 'interrompue.
I \^-ÎTîOrL Vue de trois-quarts, vers la gauche, à demi couchée dans un
1 grand fauteuil bleu et or, la tête renversée et appuyée sur un coussin
bleu, une jeune femme, dont le déshabillé bleu pâle, orné de rubans et de mousseline, est largement ouvert sur la poitrine, rêve, les yeux au ciel. Le livre qu'elle tenait s'échappe de sa main gauche, étendue de côté, et tombe sur une petite niche à chien où s'appuie une guitare. A gauche, on voit un lit de repos drapé de rideaux bleus à crépines et glands d'or, derrière une table-bureau chargée de papiers, de cartes, d'une mappemonde et de plusieurs livres, dont l'un, ouvert, est intitulé : Histoire des voyages. Au mur du fond, qu'on aperçoit au delà d'un paravent à fleurs, un portrait est accroché dans une bordure ovale et, plus à droite, un trumeau à sujet de singerie surmonte la porte.
Gouache.
Haut., 295 millim. ; larg., 225 millim. (1).
Au dos de la peinture, sur le carton de l'encadrement, on lit en haut, à gauche, d'une écriture ancienne : Bauduin (sic).
Repr. dans Maurice Tourneux, la Collection Jacques Doucet : Pastels et Dessins (les Arts, n° 36, décembre 1904, p. 28), sous le titre : Jeune Femme endormie.
Le même sujet a été traité par Baudouin dans une autre gouache : le Midi, gravée par E. de Ghendt (Bocher, les Gravures françaises du XVIIIe siècle ; Paris, 1875 ; t. II, P. -A. Baudouin, n° 33), à cette différence près, entre autres, que le lieu de la scène est un jardin. N. Lavreince a également traité le même sujet dans le Roman dangereux, gravé par Helman. Enfin, on notera, dans l'arrangement, divers détails rappelant la Philosophie endormie, de Greuze, exposée au Salon de 1765 et gravée par Moreau le Jeune et Aliamet.
Cadre ancien, époque Louis XV, bois sculpté et doré.
(1) Les dessins n'ayant pas été décadrés, les mesures indiquées ont été prises sur le cadre.