‹ Collection Jacques DoucetChapitre 3 sur 20 · PIERRE-ANTOINE · texte numérisé non relu

PIERRE-ANTOINE

Le Jardinier qalant.

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Assise à droite sur une pierre, dans un jardin, une jeune fille vêtue d'un corsage gris et d'un jupon jaune, détourne vers la droite sa tête couverte d'une coiffe blanche, et fait un geste de la main, comme pour se défendre des attaques d'un galant jardinier, en veste rougeâtre, chausses jaunes et bas bleus, agenouillé à sa gauche, de profil, et qui la lutine. A terre, au premier plan, le chapeau de paille du jardinier ; à gauche, un peu en retrait, un arrosoir; au fond, derrière des arbustes, une habitation.

Gouache.

Haut., i85 millim. ; larg., 140 millim.

Repr. en fac-similé par la Société de reproduction des dessins de maîtres (3e année, 191 1), avec une notice par E. Dacier.

C'est une première pensée pour le Jardinier galant, la célèbre gouache exécutée par Baudouin en 1 768, exposée par lui au Salon de 1 769 et gravée par Helman en 1 778 (cf. Bocher, les Grav. franc, du XVIIIe s.; Baudouin, n° 25).

Cadre ancien, époque Louis XV, bois sculpté et doré.

BOUCHER

(FRANÇOIS) Paris, 1703 f Paris, 1770.

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La Jeune Fille à la colombe.

En buste, le visage de profil et le corps de trois-quarts à gauche, la jeune fille a les cheveux tressés et relevés, ornés d'un ruban bleu et d'un bouquet de roses • roses, le cou et la gorge nus, les épaules recouvertes d'une draperie bleue. Sur un coussin, à gauche, ses bras nus sont à demi-croisés et ses mains appuyées l'une contre l'autre. Elle incline légèrement la tête, le regard baissé vers l'oiseau qui s'est posé sur son bras droit.

Signé dans l'angle inférieur gauche : F. Boucher, 1768.

Pierre noire rehaussée de pastel, sur papier gris.

Haut., 3n millim.; larg., 239 millim.

Repr. dans M. Tourneux, la Coli. J. Doucet : Pastels et Dessins (les Arts, op. cit., p. 26); — et dans P. de Nolhac, François Boucher (Paris, 1907), pi., p. 168.

Sujet fréquemment traité par l'artiste et dont il existe plusieurs variantes gravées, d'ailleurs très différentes du présent dessin : la Fille à l'oiseau, par Huquier; l'Oiseau chéri, par Daullé ; l'Oiseau privé, par Flipart,

Cadre ancien, époque Louis XV, bois sculpté et doré, fronton coquille.

BOUCHER

(FRANÇOIS

L Amour borté bar les Grâces.

Les trois Grâces, nues, sont debout et forment un groupe ingénieusement balancé. La première, au centre et un peu en avant d'une de ses compagnes, — que Ton voit à droite, le corps de face et légèrement incliné, — a le visage de profil et le corps presque de face ; une couronne passée dans son bras gauche ramené sur la poitrine, elle tient, de la main droite, la main de sa troisième compagne, vue de dos, à gauche, au second plan, et renverse la tête tournée vers la gauche. Soutenu sur les épaules des trois jeunes femmes, l'Amour brandit d'une main une flèche et de l'autre une torche. A terre, une guirlande.

Signé dans l'angle inférieur gauche, au crayon : F. Boucher, 1768.

Pierre noire, légèrement relevée de craie et de sanguine, sur papier gris.

Haut., 2g5 millim.; larg., 193 millim.

On lit, à l'encre, au dos de l'encadrement, sur un papier ancien : « Vente Norblin, i855; vendu 260 fr. à Blai^ot, payé à lui 325. Voir le Trésor de la curiosité, tome deuxième, page 5og ». — On trouve en effet au n° 41 de la vente Norblin de La Gourdaine (février i855): «Les Trois Grâces et l'Amour, charmante composition aux crayons noir et blanc, sur papier de couleur ». — La fin de la note n'est qu'un renvoi à un compte rendu de la vente Norblin, paru dans le Trésor de la curiosité, de Charles Blanc (t. II, Paris, i858). û

Collection Alfred Le Ghait (vente anonyme, Paris, 28 février 1877, n° 18) — ~^-—. ji-0

Repr. dans : l'Art, 1877, t. I, p. 2i3; — dans André Michel, François Boucher (Paris, 1886), p. 1 1 5 ; — et dans P. Mantz, Boucher, Lemoyne, Natoire (Paris, 1880), p. 110.

Ce dessin est sans doute la première pensée d'un tableau non exécuté, connu par la miniature de Charlier, qui se trouvait autrefois dans le cabinet du prince de Conti. — L'esquisse peinte de ce tableau a passé en vente le 27 décembre 1777 (les Trois Grâces supportant l'Amour tenant deux flambeaux), et est entrée au Louvre avec la collection La Caze (toile ovale; h. 0,80 sur 1. o.65 ; n° 162 du catal. de la coll. La Caze et n° 47 du catal. sommaire; cf. Goncourt, l'Art du XVIIIe siècle, éd. in-18, ire série, p. 281). Cette esquisse, qui diffère un peu du présent dessin, a été gravée par J.-B. Simonet. — Une autre variante, celle-ci très différente, puisqu'elle ne comprend que deux des Grâces, a été gravée par Daullé, d'après le dessin original de Boucher, sous le titre : l'Amour porté par les Grâces (1758).

Cf. P. Mantz, Boucher, etc., op. cit., p. 112.

Cadre ancien, époque Louis XV, bois sculpté et doré, fronton coquille.

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BOUCHER

(FRANÇOIS

i>0 vu Intérieur rustique.

Jdl/ttLfti Assise sur une chaise et tournée vers la droite, dans une chambre

encombrée de meubles et d'ustensiles de ménage, une jeune femme, vue de dos, le visage en profil perdu, montre à une fillette assise sur ses genoux, l'oiseau qu'un autre enfant, debout près d'elle, tient dans sa main droite. Au fond, derrière une draperie jetée sur une corde, un petit enfant contemple la scène du haut d'un escalier.

Signé en bas, à droite : F. Boucher,

Dessin à la plume, lavé d'un peu de bistre.

Haut., 260 millim.; larg., 193 millim.

Repr. en fac-similé dans les Maîtres du dessin (Paris, 3e année, 1901-1902^1. 109). Cadre ancien, époque Régence, bois sculpté et doré.

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BOUCHER

(FRANÇOIS

Les Enfants aux pampres.

Ce sont deux enfants nus, qui jouent avec des pampres. Le premier, couché, de droite à gauche, en travers de la composition, la jambe gauche repliée et l'autre étendue, lève les deux bras vers la droite et attire à lui un rameau de vigne chargé de grappes. Au second plan, on aperçoit de profil un autre enfant, adossé au premier, couché dans le même sens et tenant une grappe de raisins.

Pierre noire, légèrement relevée de sanguine et de craie, sur papier gris.

Haut., 233 millim.; larg., 342 millim.

Vraisemblablement le n° 186 de la vente Blondel d'Azincourt (février 1783): « Un groupe de deux enfants pressant des raisins ; ce dessin est aux trois crayons sur papier gris ».

Gravé en manière de crayon et en contre-partie par G. Demarteau (n° 5 18 de l'œuvre), sans titre et avec cette note : « tiré du cabinet de Mme d'Azaincourt ».

Cadre ancien, époque Louis XV, bois sculpté et doré

BOUCHER

(FRANÇOIS

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ShtkiAWts Étude de femme nue.

Elle est vue de trois-quarts, à demi couchée, de gauche à droite, sur un lit de repos, derrière lequel tombent des draperies. Le visage, aux yeux mi-clos, est penché sur l'épaule gauche ; le bras droit, écarté du corps, s'allonge avec abandon sur les coussins qui soutiennent le buste, et le bras gauche, autour duquel s'enroule une légère draperie, repose sur la cuisse ouverte, la main faisant le geste d'indiquer un objet vers la droite. La jambe droite est étendue, la gauche repliée et écartée.

Pierre noire relevée de craie, sur papier brun.

Haut., 276 millim.; larg., 424 millim.

Étude pour la figure, reproduite à peu près identiquement, avec addition de divers accessoires, dans le Réveil de Vénus, gravé en manière de crayon par L. Bonnet (n° 20

de l'œuvre).

Cadre ancien, époque Louis XIV, bois sculpté et doré.

BOUCHER

(FRANÇOIS

Feuille d'études.

Quatre études.

a. En bas, à gauche : une esquisse de bras.

b. Au-dessus : une étude de femme nue, vue de profil, à demi couchée de gauche à droite, la jambe gauche passée sous la droite étendue, le corps appuyé sur le coude gauche et le bras droit tombant naturellement, la main repliée.

c. Au milieu : une femme en buste, la tête de profil et le corps de trois-quarts à droite, penchée vers le spectateur.

d. A droite : une femme en buste, de dos, le corps de trois-quarts à droite, penchée vers le spectateur.

Sanguine, avec rehauts de craie, sur papier gris.

Haut., 252 millim.; larg., 323 millim.

b. L'étude de femme couchée a été utilisée par Boucher dans un tableau représentant Vénus couchée et endormie près de l'Amour, qui passa à la vente du chevalier de Cène (1786) et dans une vente anonyme faite en avril 1793, et qu'on ne connaît plus que par une gravure de Michel Aubert, accompagnée d'un quatrain commençant par ce vers, devenu le titre de l'estampe : Ne cessons de craindre une belle (cf. Goncourt, l'Art du XVIIIe siècle, éd. in- 18, ire série, p. 278).

c. La femme en buste, vue de trois-quarts, est une étude pour la nymphe de gauche de la Naissance de Vénus, gravée par Daullé.

Cadre ancien, époque Louis XV, bois sculpté et doré.

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BOUCHER

(FRANÇOIS

Les Crebes.

Dans un cellier, encombre d ustensiles divers, trois jeunes femmes sont réunies à droite, devant l'âtre. L'une, debout à l'arrière-plan et vue de face, se penche légèrement pour étendre son tablier devant le foyer, tout en suivant des yeux les gestes de la seconde qui, assise sur un banc, de profil à droite, tient à deux mains une poêle au-dessus du feu. La troisième, assise par terre au premier plan, le dos tourné à la cheminée et tenant un bébé sur les genoux, se détourne à demi, en s'accoudant à un escabeau, pour regarder ses compagnes.

Signé en bas, à gauche : Boucher.

Dessin à la plume lavé de bistre.

Haut., 222 millim.; larg., 177 millim.

Collection J. de Bryas (vente à Paris, avril 1898), n° 20 du catalogue, où il est indiqué par erreur comme ayant été gravé par Bonnet, Ov'lF* 1

Gravé par Huquier, directement; et par Demarteau l'aîné (n° 72 de l'œuvre), en sanguine et en contre-partie, avec cette indication : « tiré du cabinet de Mme Dazaincourt ». — N'est pas décrit au catalogue de la vente Blondel d'Azincourt (février 1783).

La gravure de G. Demarteau est reproduite sous le nom de Bonnet dans le François Boucher d'André Michel (op. cit.).

Il existe plusieurs études pour ce dessin, soit à la sépia (vente de la coll. Derenaucourt, Paris, 1 883) ; soit au crayon noir (vente de la coll. E. Ferai, Paris, 1901) ; soit à la sanguine (vente de la coll. Roblin, Paris, 1900).

Cadre style Louis XVI, bois sculpté et doré ; au fronton, un nœud de ruban.

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COCHIN le Fils

(CHARLES-NICOLAS) Paris, 17 1 5 -f- Paris, 1790.

Portrait de M. BailleuL

En buste jusqu'au-dessous de l'épaule, le visage et le corps de profil à gauche, il porte une petite perruque à trois rangs de boucles, un col de lingerie et un habit sans ornements.

Signé en bas : C.-N. Cochin filius delin. ij65.

Crayon noir, légèrement relevé de sanguine dans les chairs.

Rond. Diam. 100 millim.

Collection Alfred Le Ghait (vente anonyme, Paris, 28 février 1877), n° 47' avec ^e dessin suivant.

Il s'agit sans doute ici de Bailleul, « géographe et graveur du roi pour les finances », qui fut de bonne heure en relation avec C.-N. Cochin : en 1739, il éditait les estampes de l'artiste concernant les fêtes du mariage de Madame Première de France avec l'Infant, et en 1747, il signait un état de paiement pour la gravure des inscriptions des quatre estampes du même Cochin, retraçant les principaux épisodes du mariage du Dauphin, en 1745 (cf. Mercure de France, oct. 1739, p. 2438, et Nouvelles archives de l'art français, 3e série [Revue de l'art français ancien et moderne], t. II, i885, p. i63).

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Portrait de Mme Bailleul.

Disposée de la même façon et tournée du même côté, elle est coiffée d'un bonnet de dentelles dans lequel est passé un ruban noué derrière la tête, et porte autour du cou un petit fichu.

Signé en bas : C.-N. Cochinfilius delin. iq63.

Crayon noir, relevé de sanguine dans les chairs, le ruban du bonnet et le haut du corsage.

Rond. Diam., 100 millim.

Pendant du précédent.

On lit au dos de l'encadrement, d'une écriture ancienne : Dessiné par M. Cochin en 17 63. Portrait de Madame Bailleul donné par elle-même à M. A. S f [le nom a été effacé], le 10 7bre 1784-

Cochin avait fait une première fois le «portrait de M. Bailleul et de son épouse», en 1750. C'est par erreur que Goncourt signale les deux dessins de 1750, exposés au Salon de cette année (sans n°), comme ayant passé à une vente faite à Paris, le 28 février 1877 (Goncourt, l'Art du XVIIIe siècle, éd. in-18, 2e série, p. 435) : il s'agit en réalité des deux portraits décrits ici.

Cadres anciens, époque Louis XVI, de forme ronde; bois sculpté et doré, avec nœud de ruban au fronton.

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COCHIN le Fils

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