‹ Collection Jacques DoucetChapitre 8 sur 20 · GREUZE · texte numérisé non relu

GREUZE

(JEAN-BAPTISTE) Tournus, 1725 -f- Paris, i8o5.

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Ln- Étude d'enfant.

Le corps de profil tourné vers la droite, il semble courir en se cramponnant des deux mains, les bras levés, à une draperie; son visage, de trois-quarts à droite, exprime le chagrin.

Sanguine.

Haut., 416 millim. ; larg., 284 millim.

Étude pour la Malédiction paternelle (esquisse, Salon de 1765, n° ia5 ; auj. musée du Louvre, catal. Villot, n° 261) : c'est l'enfant qui, au centre de la composition, se cramponne en pleurant aux vêtements du fils maudit et essaie de le retenir.

Le Catalogue raisonné de l'œuvre de Greuze, par J. Martin et Gh. Masson (Paris, 1906), mentionne sous le n° 1487 : un « Enfant courant après sa mère, sanguine, étude pour la Malédiction paternelle » ; comme il n'y a pas, dans la Malédiction paternelle, d'enfant courant après sa mère, mais seulement un enfant courant après son frère aîné, il semblerait au premier abord que cette désignation, malgré une légère inexactitude, pût s'appliquer au présent dessin. Pourtant, il convient de faire observer que, dans l'ouvrage de MM. J. Martin et Gh. Masson, le n° 1487 est indiqué comme provenant de la vente Nicolas J. Soutzo (février 1876); or, voici comment est décrit, sous le n° 10 du catalogue de la vente Soutzo, le dessin de Greuze auquel il est fait allusion : « La Frayeur. Cette intéressante tête d'étude a été à peu près reproduite par Greuze dans son tableau du Fils puni... etc. » On le voit, ceci ne correspond en aucune façon à notre sanguine. Il semble donc que les auteurs du Catal. raisonné de l'œuvre de Greuze ont confondu deux études d'enfants, à la sanguine, l'une pour la Malédiction paternelle et l'autre, — une tête, — pour le Fils puni.

Cadre style Louis XVI, bois sculpté et doré, avec ruban au fronton.

HILAIR

(JEAN-BAPTISTE) Exposa à partir de 1780; mourut après 1822.

Jeune Femme cueillant une fleur.

Elle est vue presque de dos et tournée vers la droite, cueillant une fleur. Serrés par un ruban rougeâtre qui fait le tour de la tête, ses cheveux châtains forment une couronne bouffante autour du peigne qui les retient par derrière et d'où tombe un léger voile. Elle a les épaules couvertes d'un mantelet noir, au coqueluchon doublé d'étoffe blanche, et porte une robe rose à gros plis, dont elle relève un peu la traîne de sa main gauche ramenée par derrière et appuyée sur la hanche. Fond bleuté.

• Crayon noir rehaussé de pastel.

Haut., 462 millim. ; larg., 336 millim.

Catalogué sous le nom de Fragonard, par le baron R. Portalis [Fragonard, op. cit., p. 3o5), qui le dit provenir de la collection Villot.

Plus encore que la femme debout, dans la Lecture, par Hilair, au musée du Louvre, ce dessin rappelle un des personnages du groupe de droite, dans les Saltimbanques au château, la peinture de cet artiste qui a passé, en 1903, à la vente Lelong et qui est reproduite au catalogue de la vente Lelong (xvme siècle, t. I, n° 21), et dans une étude d'Henry Marcel sur J.-B. Hilair {Revue de l'art ancien et moderne, t. XIV, 1903, p. 207).

Cadre style Louis XVI, bois sculpté et doré, à fronton.

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HOIN

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Dijon, 1750 -j- Dijon, 1817.

Jeune Femme arrangeant des fleurs

dans un vase.

Vêtue d'une jupe bleu ciel et d'un corsage décolleté, d'un bleu plus foncé, au devant duquel s'attachent les deux pointes d'un fichu, elle est agenouillée et tournée de trois-quarts vers la gauche, le regard dirigé vers le spectateur, et dispose dans un vase, placé sur un petit socle, les fleurs qu'elle porte dans son tablier. A droite, derrière un banc rustique, de grands arbres; à gauche, au fond, quelques maisons et le clocher d'une église.

Aquarelle et gouache.

Haut., 178 millim.; larg.. i3o millim.

Cf. le baron R. Portalis, Cl. Hoin (Galette des Beaux-Arts, 1899, l- H> P- 458).

Cadre ancien, époque Louis XVI, bois sculpté et doré, avec fronton orné d'une couronne de fleurs nouée d'un ruban.

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