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Zémire et Azor, ou V Heureuse union.
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Dans un luxueux intérieur, un gentilhomme, vêtu d'un habit gris et d'une culotte noire, coiffé d'une petite casquette à visière, portant des bas blancs, des souliers noirs à talons rouges et à boucles d'argent, est assis, à droite, au coin de la cheminée, dans un vaste fauteuil. Il a le bras droit passé autour de la taille d'une jeune femme, en déshabillé blanc à rubans roses, qu'il tient assise sur son genou et dont il caresse, de la main gauche, les longs cheveux dénoués et tombant jusqu'à la taille. A gauche, devant la cheminée, surmontée d'une glace, un écran à chinoiseries ; sur la cheminée, un vase de fleurs et des livres; à droite de la glace, un bras-applique à deux lumières. Derrière le fauteuil, une porte et le montant d'un lambrequin. Sur le tapis, à droite, un livre ouvert.
Aquarelle.
Haut., 336 millim. ; larg., 253 millim.
On lit en bas, à droite, au-dessous du dessin, cette note manuscrite à l'encre : M. le duc de Bourbon-Conti et Mlle Allard, de la Comédie-Italienne . Le titre : Zémire et A\or est celui que porte la monture.
Gravé par L. Bosse, en contre-partie, sous le titre de l'Heureuse union, puis sous celui de la Matinée ; la gravure est annoncée dans le Mercure de France de juillet 1 776, p. 204.
Repr. en fac-similé par la Société de reproduction des dessins de maîtres (3e année, 191 1), avec une notice par E. Dacier.
On a fait remarquer dans cette notice : d'une part, que ce titre de Zémire et A\or peut servir à dater l'œuvre approximativement : elle ne serait donc pas antérieure à la première représentation du célèbre opéra-comique de Grétry (9 novembre 1771); d'autre part, que la note manuscrite fait allusion à la liaison du prince (et non du duc) de Conti avec Mlle Allard, la danseuse de l'Opéra (et non de la Comédie-Italienne), liaison qu'on peut placer aux environs de 1768 (G. Capon et R. Yves-Plessis, Vie privée du Prince de Conti, Paris, 1907, p. 268).
Cadre style Louis XVI, bois sculpté et doré.