CROIX DÉCORÉE D'ÉMAUX BYZANTINS DU X—XII SIÈCLE
Le moine Théophile, qui vécut à la fin du XI ou au commencement du XII siècle, nous a laissé un traité sur le procédé d’exécution du cloisonné. Cet art ne fleurit pas longtemps, il disparut au XIII siècle; à cette époque, et en partie plus tôt, le cloisonné commença à être supplanté par l'émail à champ levé, sous la forme de divers reliquaires, croix, reliures de livres sacrés, mais sur cuivre et non sur or.
La difficulté de la technique du cloisonné, ou plutôt ce procédé perdu, rend la contrefaçon de ces émaux presque impossible. J'ai eu l’occasion de voir quelques falsifications, mais elles étaient très grossières et d’un dessin dénué de caractère; quant aux couleurs, elles étaient encore moins réussies.
Un Christ sur la croix, vêtu d’une longue tunique bleue, se détachant sur un admirable fond vert trans-
parent décoré d’un ornement léger. La croix est en argent doré et ornée de pierres précieuses. Le revers est