LES EVANGÉLISTES. EMAIL BYZANTIN DU X—XII SIÈCLE
Une croix très finement travaillée, entièrement recouverte d'émail; au milieu, le Sauveur bénissant le fond est garni d’un ornement en forme de croix.
L'Annonciation: la Vierge, avec un geste de surprise, voit venir l’Archange—deux plaques diflérentes, qui doivent avoir composé autrefois une seule image.
Une autre Annonciation sur une seule plaque, dont l'architecture est très intéressante.
Tout un cycle de fêtes est représenté sur une série de petites images qui décoraient autrefois une grande image; elles sont toutes d’une finesse d’exécution admirable; les plus belles sont «l’Entrée du Sauveur à Jérusalem», «la Dormition de la Vierge», d’une finesse et d’un coloris exquis, et «l’Ascension» où le Christ montant vers le ciel sur un trône est d’une beauté particulière.
Les Evangélistes, de grandes dimensions, sont très caractéristiques. Les Byzantins s’en tenaient strictement au type adopté. Sur les grandes images ainsi que sur les petites vous voyez toujours le même type d’apôtre ou de saint.
Les figures des saints sur un fond d’émeraude transparent avec des nimbes décorés d’ornements variés sont d’une finesse admirable.
L'image du Christ sur fond d’émeraude est d’une beauté exquise; contemplez ce visage énergique cette simplicité de toutes les draperies. L'artiste a voulu entourer l’image de tout ce qu'il y avait de plus précieux: le fond imite l’émeraude, le nimbe la turquoise et les perles, les draperies le lapis-lazuli et l’opale, L'image a 22 cm. de hauteur.
Le Christ assis sur le trône est d’un fini remarquable; il ressemble beaucoup au Christ du Tabernacle de Limbourg, mais il y a une différence dans le piédestal: celui de Limbourg est carré, tandis que le nôtre a une forme qui ressemble à celle du piédestal représenté dans l'encadrement de l’image de la Vierge de Khakhoul au couvent de Hélat.
1 y a deux St Georges très intéressants; l’un est muni d’une inscription géorgienne antique et byzan-
tine, et l’autre—d’une inscription géorgienne plus récente et d’une inscription byzantine. Je pense qu'il y a
une différence d’un siècle entre elles; l’une a un caractère quelque peu archaïque, tandis que l’autre est plus libre.
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CHAÎNE D'EMAIL CLOISONNÉ ET BIJOUTERIE. XII-—XII SIÈCLE. FOUILLES DE KIEFF.
La Vierge assise sur le trône est d’une harmonie de couleurs merveilleuse et d’une finesse d'exécution remarquable; deux petites images très caractéristiques également: la Vierge apportant l'Enfant Jésus au temple; l’une de ces images représente le moment où Siméon tend l'Enfant à sa Mère, et l’autre, celui où il le tient dans ses bras; pour ne pas toucher lEnfant de ses mains nues, il les a enveloppées de draperies. Selon toute apparence, les artistes byzantins sont venus jusqu'à Kieff, car on y trouve constamment dans les fouilles des objets d’émail cloisonné: des chaînes, des boucles d'oreille, des parures de tête en forme de couronnes, des croix et diverses petites images.
La collection contient une chaîne de Kieff, composée de 20 anneaux très bien conservés; tous les médail-
lons sont décorés d’émaux représentant soit des oiseaux, soit des signes héraldiques en forme de croix à bras
récourbés vers le bas.
Des boucles d'oreille en bronze fort rares et peut-être uniques; d’un côté est représentée une tête de
saint, l’autre est garni d’un ornement.
Le nombre total des émaux se monte à 200 environ. Ils sont tous reproduits en lithographie imitant très soigneusement les couleurs et les dimensions de l'original.
Les émaux à champ levé des XIII et XV s.
sont très bien représentés dans la collection. Il y aun garde-manche décoré d’une image représentant la Crucifixion avec des figures de saints, de travail Rhenan ancien, deux reliquaires,
trois chandeliers, deux
beaux crucifix de Limoges, plusieurs petites boîtes à hosties et un admirable baiser de paix; tous ces objets sont exécutés sur cuivre; ladorurenes’estconservée qu’en peu de places.
Plusieurs vases de l'époque des Sassanides
et des plats d'argent et
de cuivre garnissent la