‹ Collisions en merChapitre 27 sur 74 · SOCIÉTÉ DE GÉOGRAPHIE DE BORDEAUX · texte numérisé non relu

SOCIÉTÉ DE GÉOGRAPHIE DE BORDEAUX

( Séance générale de Vannée 1886-1887]

Rapport de M. Manès , secrétaire général y sur les travaux de la Société durant V exercice 1886-1887.

M. le capitaine de frégate Riondel, appelait sur les collisions en mer toute votre attention, et vous faisait partager ses vues sur la nécessité de créer des tribunaux internationaux maritimes. Cette dernière conférence, qui a provoqué des résolutions dont nous parlerons tout à l’heure, était patronnée à la fois par notre Société et la Chambre de commerce.

Emu des conséquences désastreuses qu’ont aujourd’hui les collisions en mer, par suite de l’augmentation du nombre des bâtiments à vapeur et de l’accroissement de leurs dimensions et de leur vitesse, notre Bureau n’a pas hésité à prendre (aussitôt après la conférence de M. le commandant Riondel) une délibération appuyant les propositions qui lui étaient faites. Cette délibération, qui insiste sur la nécessité de réviser les règlements internationaux de façon à arriver à une nouvelle entente internationale munissant les navires de moyens plus énergiques et plus complets pour que, par les temps de brume et de nuit obscure, ils puissent s’apercevoir à de plus grandes distances, demandait en outre la création de tribunaux internationaux en matière de litiges maritimes et l’établissement d’une réglementation spéciale pour les routes à suivre par les paquebots dans les parages où les abordages sont le plus à craindre. Transmis à l’amiral Juin, président de la Société de géographie de Rochefort, qui les approuvait au nom de sa Société, nos vœux ont été envoyés ensuite à M. le député de La Ferronnays qui se proposait d’en saisir immédiatement la Chambre ; mais en présence de l’opposition qui se dessinait tant dans la marine militaire que dans certaines grandes compagnies de navigation, un ajournement a été jugé nécessaire. M. de La Ferronnays continue, en attendant, à recueillir les pétitions provoquées par les conférences de M. Riondel et il se tient prêt à aborder, quand le moment sera plus opportun, la discussion publique.

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