‹ Colloquial French drillChapitre 19 sur 59 · XI.—LES TEMPS PASSES · texte numérisé non relu

XI.—LES TEMPS PASSES

Si vous aviez voulu y vous auriez pu m' aider.

Ce qu'on peut induire de cet exemple c'est que la conjonctian "si" (if) gouverne l'imparfait, quand le verbe principal est au conditionnel.

Mon père, dit Télémaquey s'est rendu fameux entre tous les rois qui ont assiégé la ville de Troie; mais les dieux ne lui ont pas accordé de revoir sa patrie. Je Vai cherché en plusieurs pays.

Le père de Télémaque se rendit fameux entre tous les rois qui assiégèrent la ville de Troie; mais les dieux ne lui accordèrent pas de revoir sa patrie. Il le chercha en plusieurs pays.

Il ressort de la comparaispn de ces deux passages qu'on emploie le passé indéfini (s'est rendu, ont assiégé, etc.) dans la conversation en parlant de faits arrivés récemment, et le passé défini (se rendit, assiégèrent, etc.) dans la narration, en parlant de choses qui se sont passées à une époque plus ou moins éloignée.

Le mois passé je ne reçus qu'une lettre de mon père; j'en ai reçu trois ce mois-ci.

Le principe qui découle de cet exemple, c'est que le passé défini (reçus), a rapport à un temps déterminé, complètement écoulé, et le passé indéfini à un temps qui ne l'est pas.

En généralisant ce qui a été déduit de ces cas particuliers on arrive à la théorie suivante :

L'imparfait sert à exprimer:

1° quelquechose d'habituel;

2° une idée de répétition;

3° une idée de simultanéité de deux actions passées;

4° une action ou un état de longue durée.

On l'emploie après si, lorsque le verbe de la proposition principale est au conditionnel.

Le passé défini exprime quelquechose de soudain, d'accidentel, une action qui a eu liçu dans

un temps déterminé, complètement écoulé, et s'emploie surtout dans la narration.

Le passé indéfini s'emploie dans la conversation, quand il s*agit de choses récentes et se rapporte à un temps complètement écoulé ou non.

Sul]|jonctif et Temps du Sul^ncti£

Une autre difficulté, qui fait le désespoir des élèves, c'est l'emploi du subjonctif et des quatre temps de ce mode, qui semble n'avoir été inventé que pour les tracasser. On n'en a complètement raison que par une longue pratique et par la lecture attentive des bons écrivains.

Quelques exemples pourront toutefois aider, comme dans la leçon précédente, à faire comprendre le principe qui s'applique dans la plupart des cas. Une étude raisonnable de la grammaire tire la règle de l'exemple. L'exemple d'abord, la règle suit, et n'en est pour ainsi dire qu'une déduction. Il faut étudier la grammaire dans la langue faite, non pas la langue dans la grammaire.

Notons d'abord deux choses :

1° Le subjonctif, comme l'indique ce mot, est toujours joint à quelque autre mot, ordinairement verbe ou conjonction, sous la dépendance duquel il est placé.

2° Des quatre temps du subjonctif il y en a deux, le présent du subjonctif et l'imparfait, qui expriment toujours un temps présent ou futur ; et deux, le passé du subjonctif et le plus-que-parfait, qui expriment toujours un temps passé.

L'imparfait du subjonctif n'exprime jamais un

temps passé, comme il est facile de s'en assurer par une traduction exacte.

Sulgonctif (Mode),

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