SCENE XL
Les précédents, excepté FRANÇOIS.
• La comtesse. Cessons, de grâce, ce débat. Quel que soit le choix que nous fassions, il ne peut qu'être excellent. Voici du papier, messieurs, écrivez.
Le chevalier de thimbray. H faudrait choisir pour lire les bulletins quelqu'un qui ne connût pas nos écritures.
Le baron de mâchicoulis. Bien pensé. M. de Nangis veut-il s'en charger ?
Edouard. Volontiers. {A part.) Aimable confiance!
La comtesse, à Bertrand. Bertrand, approchez-vous. Pourquoi vous tenez-vous à l'écart? Ecrivez.
Bertrand. Madame est bien honnête.
La comtesse. Ecrivez un nom {bas), le nom de mon mari.
Bertrand. Ah î madame, c'est que je ne sais pas écrire, moi. Je suis un pauvre paysan. Je n'entends rien à toutes ces cérémonies-là.
(Tous, excepté Bertrand, déposent leur bulletin dans
Vurne.)
Edouard. Est-ce fini ? Voyons. — M. dé Mâchicoulis , une voix.
Le baron de mâchicoulis. Monsieur, brûlez le bulletin aussitôt, je vous prie.
Le comte de fierdonjon, bas au marquis de Malespine. Je parie qu'il a écrit son propre nom.
Edouard. M. de Fierdonjon, une voix.
Le baron de mâchicoulis , bas au marquis de Maiespine. Voulez-vous parier qu'il s'est donné sa voix à luimême.
Le comte de fierdonjon, à Edouard. Brûlez, monsieur, s'il vous plaît.
Edouard. M. des Tournelles, une voix ; madame des •