CONSTITUTION FINANCIÈRE
Nous bornons donc à ce temps notre première période, et nous désirons que notre constitution
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financière ne se fonde pas, quant à présent, pour une plus longue durée.
Or, nos dépenses étant, conformément h l’état ci-joint, évaluées :
1° En constructions additionnelles, approxi¬
mativement à . 50,000 fr.
2° En mobilier à 55,000
5° Et en dépense annuelle à. . 65,000
Soit pour la première année, fr. 150,000 0 Et, pour les deux années suivantes, ensemble . ....... 150,000
Ou enfin pour les trois années - -
réunies. . . 260,000 fr.
Nous croyons qu’il faut créer huit cents actions, de 525 fr. chacune, payables en trois ans, savoir : moitié ou 162 fr. 50 c. par action, la première année; elle reste, en deux autres années, à raison de 81 fr. 25 c. pour chacune d’elles.
Nous croyons encore qu’il faut pouvoir, au besoin, diviser ces actions en coupons de 5 fr., payables à raison de 2 fr. 50 c. la première année, et de 1 fr. 25 c. pour chacune des années
(1) Nous portons en compte ce chapitre des constructions, afin de présenter, dès aujourd’hui, à nos amis les dépenses au maximum possible. Nous cherchons et nous espérons trouver un local assez vaste pour contenir notre petit monde, et n’exigeant que peu de frais d’appropriation.
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suivantes, afin que l’œuvre soit accessible à tous les dévouements.
Nous proposons, en outre, de décider que toute personne, ou tout groupe qui aura souscrit quatre actions s’élevant à 1,500 fr.. aura le droit de faire élever un enfant à la colonie, pendant les trois années, en son nom et à son choix (1).
Celte proposition et ce chitïVe sont justifiés par le résumé suivant :
Notre épreuve doit se faire en trois ans avec deux cents enfants, et notre dépense doit s’élever à 260,000 fr., ce qui donne 1,500 fr. par enfant.
11 doit être sous-entendu que, si le nombre des souscriptions dépassait huit cents, le surplus serait mis en réserve, au moyen de placements, au fur et à mesure, à la Caisse d’épargnes, pour être employé, à partir du commencement de la seconde année, à remplacer les enfants qui passeront de la crèche à la salle d’asile, et à main-
(1) Ceux des souscripteurs de quatre actions qui prendraient un enfant- trouvé pour objet de leur acte de bienfaisance, toucheraient de l’administration des hospices les subventions accordées par celte administration, et pourraient ainsi alléger leur sacrifice. — Si c est nous, au contraire, qui, avec le produit des souscriptions partielles, allons compléter le nombre de nos enfants à l’administration des hospices, les subventions de cette administration entreront dans la caisse de la colonie.
tenir ainsi au complet les quarante berceaux dont se composera notre première division.
Enfin, si le nombre des souscriptions allait encore au-delà, le conseil d’administration de la colonie aviserait ou à augmenter le nombre des colons, ou à augmenter leur bien-être en toutes choses, ce qui sera longtemps possible sans sortir des bornes de la modération.