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SUCCESSION HIÉRARCHIQUE DES CHEFS

Le plus ancien des conseillers du « régulo » est tenu de communiquer au « commandant militaire » le décès de celui-ci, afin que les précautions d'usage (1) soient prises, à l'elîet de maintenir Tordre pendant les cérémonies funèbres (a: massuahéy> ou « seguma »), qui ne doivent durer que 15 jours au maximum (art. 67). Passé ce délai, on procède à l'élection d'un nouveau chef (art. 68). Il en va de même pour la succession des <k caporaux » et des conseillers des ce régulos ^ (art. 69 et 70).

(1) « A la mort derYdalkan, roi de Gôa, il y eut un soulèvement de gens qui s'approprièrent les terres du défunt monarque. Ils les occupèrent pendant trois mois et les auraient gardées plus longtemps, si on ne les en avait empêchés. C'était une façon à eux, — disaient-ils, — « de faire montre de leur... douleur», (Barros, « Décades »).

DIRECTION, (( INTEiNDANCES d et c( INSPEC- TIONS » DES AFFAIRES INDIGÈNES

A Gaza et à Ziimbo, on créa des « Intendances » des Affaires Indigènes », (Décrets des 7 Novembre et 19 Décembre 1889), dans le but, ~- dit le rapport préliminaire au Décret du 19 Décembre 1889, — d' c( enraciner les droits de souveraineté portugaise, droits légitimés par une lutte acharnée contre l'esclavage et par la protection accordée aux indigènes, en respectant leurs lois et leurs institutions traditionnelles ».

Dans la charte de la Compagnie du Mozambique. (Décret du 11 Février 1891, art. 36), il est stipulé que « la Compagnie est tenue de respecter toutes croyances, tous cultes religieux, us et coutumes des indigènes habitant les territoires concédés ».

L' (( Intendance » des a flaires indigènes de Gaza » fut supprimée par le Décret du 27 Avril 1893 ; mais on créa, sur son modèle, une « résidence » auprès du (( régulo » Gungunhana, le plus puissant, à cette époque, des potentats de la région, qui, deux ans plus tard, — ayant voulu s'aiïranchir de la suzeraineté du Portugal,— fut battu dans son pays et envoyé en captivité aux îles Açôres.

Les missions catholiques portugaises elles-mêmes, — subventionnées par l'Etat, — reçoivent du pouvoir central des instructions détaillées, a afin de s abstenir de froisser, brusquement, les institutions indigènes, — même les plus barbares ».

Dans l'Arrêté royal du 10 Mai 1894, qui créa la mission catholique de Gaza, le ministre ordonne c( qu'on s'attache, avec une sollicitude spéciale, à la vulgarisation de la langue portugaise, mais sans négliger d'étudier les vocabulaires, grammaires, légendes, traditions, us et coutumes des indigènes ».

La Compagnie du Mozambique réglementa, en 1894, le cérémonial des mariages parmi les cafres de ses vastes territoires. L' « Ordre » du 13 Avril 1895, de la même Compagnie, créai' ^Inspections géyiérale des affaires iyidigènes d, dont les attributions sont, entre autres : —«L'organisation de la justice indigène ; le règlement des devoirs réciproques entre a régulos » et vassaux ; et la codification des us et coutumes indigènes ».— Le Décret du 23 Décembre 1897, — dû à l'initiative de l'illustre ministre des colonies, le conseiller Dias Costa, — divise le territoire de la Compagnie en (( julgados » ou circonscriptions judiciaires territoriales. Les « milandos » des cafres y sont jugés selon leurs us et coutumes.

Les «juges territoriaux d sont assistés du chef

indigène et de deux de ses conseillers ou € Indunas y>.

L'Arrêté royal du 9 Décembre 1890, statuant sur l'organisation pénale au Mozambique, réclamait, comme bases de la nouvelle loi, « des juges parfaitement documentés sur les us et coutumes des indigènes et possédant la connaissance du pays, afin de trouver les solutions les plus satisfaisantes et les plus en harmonie avec les circonstances et le milieu : car il n'est pas juste, — ajoutait cet important document, — et il est, de plus, contraire à toute bonne administration, d'instituer une législation analogue pour des peuples de situations si dissemblables ».

Le commissaire royal du Mozambique, Mouzinho de Alburquerque, fit appliquer aux(( circonscriptions » de Lourenço-Marques, en 1896, certaines lois promulguées en stricte conformité des us et coutumes des indigènes, (Arrêté du 2 Décembre 1896). En 1898, il remit en vigueur, dans tous les territoires du continent africain faisant face à File de Mozambique, l'application des lois en conformité des us et coutumes des indigènes, (Arrêtés des 8 et 12 Avril 1898).

M. Eduardo da Costa, pendant qu'il exerçait, avec une indiscutable compétence, la charge de gouverneur du « district » du Mozambique (1898), élabora un « Règlement administratif » des ter-

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ritoires de son ressort, sur lequel le commissaire royal de cette colonie, — l'illustre héros Mouzinho de Albuquerque, qui incarna, au ^IXe siècle, l'âme guerrière et le tact administratif de son glorieux aïeul, — émit l'opinion qu'il marquait un grand pas dans F application aux tribus indigènes d'un système de gouvernement en harmonie avec leur degré d'évolution. Nous en donnons cidessous les articles les plus intéressants pour le but que nous poursuivons, et nous les extrayons du « Bulletin Officiel » du gouvernement général du Mozambique -», no 15, du 9 Avril 1898 :

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