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CHEZ LES « ZOULOUS

Le Gouverneur de Gaza établit, en 1898. un « Code des us et coutumes » de la « circonscription y> dont il fut, à la fois et simultanément, le premier magistrat civil, militaire et judiciaire. On trouve, dans son ouvrage intitulé « Gaza », les parties essentielles de ce Code, dont les pénalités consistent dans l'amende ou la prison, — la peine de mort ne relevant que de la juridiction directe des autorités portugaises.

Les « régulas » ne sont compétents que pour juger les « milandos » (1) ou procès de peu d'importance, qui surviennent entre leurs sujets.

(1) Dans les (nprasos ))-(iâ!-coroa ^(Bordallo, « StatiS' tiqw des possessions porlugaiscs »), ces « milandosii sont aussi jugés,— comme nous l'avons dit, — par les « muçazambos », assistés des « hasos » et des « chuangas » (juges indigènes), avecfacullé d'interjeter appel au « Capitaine des Terres-Fermes )>, dont l'autorité est, elle-même, subordonnée à celle du gouverneur du « district». « Il n'y a rien de si assommant que ces « milandos », oh deux nègres, pendant des heures entières, discutent, à l'effet de savoir si une femme, objet du litige, — puisqu'il faut toujours chercher la femme dans ces sortes d'aflaires, — appartient à l'un ou à l'autre des... plaignants ! » (G. da Costa, « Gaza »).

us ET COUTUMES DES C( ZOULOUS )) MARIAGES

Le chef du village est le maître du harem. On évalue sa fortune et celle de ses pareils au nombre de femmes qu'ils possèdent. Les cas d'adultère de -la femme sont rares. La peine qu'on applique à la coupable consiste en une forte amende, au profit du mari trompé (1). Le gouver-

(1) Dans le « Récit de VExpédition de Francisco Barreio », (1560), on lit, à propos des cafres de la région de Sena : « Les mariages se concluent avec les pères des femmes qu'ils demandent et à qui ils donnent une certaine quantité d'étolTes : C'est de cette façon que les hommes les... achètent, » (« Bulletin de la Société de Géographie de Lisbonne », 4* série, n" 11, année 1883).

Chez les indigènes du Barué (Mozambique), le prétendant à la main d'une femme passe un contrat avec le père de la jeune fille, auquel il porte un cadeau (« sagudte ») ; et il lui remet, en espèces, le prix de la... vente. Les mariages entre cousins sont interdits.

Dans la cérémonie du « lëmbamento » ou mariage angolais,on remet également la... dot, en espèces, aux parents de la fiancée, (Lopes de Lima, « Statistique des possessions portugaises »). Le Frère Marianne, {d Récit de la découverte de l'Ile Saint-Laurent ï>), parlant de cette vieille coutume qu'existait à Madagascar, la raconte de cette façon saisissante : « Les

neur de Gaza affirme (dans l'ouvrage déjà cité), que, dans le cas d'impuissance du mari, par suite de vieillesse ou tout autre cause, celui-ci consent à la formation d'un ménage... à trois, en faisant venir chez lui un jeune homme qui le remplace, provisoirement, dans ses fonctions procréatrices. Les fils résultant de cette... intervention appartiennent au mari... condescendant : — Exactement comme cela se passe chez les Ganguellas, de l'Angola...

Le mari ne peut demander le divorce que dans les cas suivants : Adultère de la femme ; refus d'accomplissement des devoirs conjugaux de celle-ci ; fuite du domicile conjugal ; incompatibilité évidente et avérée des caractères. Lorsqu'il est prouvé que le mari est de connivence dans la perpétration de l'adultère, — cas, d'ailleurs, très fréquent, — le divorce... n'est pas prononcé ! La femme peut demander le divorce pour les motifs suivants : Adultère du mari ; mauvais traitements ; abandon du domicile conjugal; absence du mari

indigènes ont rabominable coutume de se marier avec beaucoup de femmes, qu'ils répudient sans honte, pour les causes les plus futiles. La dot ne consiste pas en un cadeau fait au mari ou à la femme, comme chez nous : c'est le mari qui la donne au père de la femme, pour lui payer, de cette façon, « le travail de la créatio7i ».

pendant une période de 4 à 5... années. Si la femme est condamnée, le père de celle-ci est obligé de restituer au mari le montant de la dot. La femme divorcée retourne chez ses parents. Si' la divorcée se remarie, la nouvelle dot appartient à son père.

PÉNALITÉS

La diffamation est punie d'une amende ; mais la diffamation n'existe pas, si elle a lieu en pleine audience ou « milando ». La jeune fille vierge, outragée par paroles, a droit à une ou deux têtes de bétail. L'homme qui commet l'adultère ou le viol est passible d'une amende. Les chefs des villages, eux-mêmes, s'ils commettent des actes illégaux, sont justiciables de la Joi pénale locale.

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