‹ Colonisation dans le comté de Portneuf [microforme]Chapitre 3 sur 8 · EN · texte numérisé non relu

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ces dépendances, de cette avenue, il

n’y àvait aucune trace l’année der-

nière. Un grand jardin s'étend de-

vant le presbytère ; et là où, l’au-

RS tomne dernier encore, il n'y avait que

des souches et des cailloux, l’on peut

voir aujourd'hui les fleurs les plus

variées, des légumes de toutes sor-

tes, et des fruits aussi avancés que

dans la plupart de nos paroisses en-

vironnantes : le melon délicieux que

nous avons goûté à la table de M.

le curé de $. Ubalde, nous permet

de le dire en toute connaissance de cause.

Les progrès étonnants qui se sont faits à S. Ubalde depuis l’année dernière, sont dus en grande partie — avons-nous besoin de le dire—au zèle et à l’activité ie son digne curé, M.

Dela Chevrotière. À peine arrivé à ce L poste, il s'est mis à l'œuvre ; admirablet mentsecondé par ses paroissiers, qui | se sont imposés d'énormes sacrifices, il | a réussi.en une seule année à donner | à S. Ubalde une jolie chapelle, une sacristie convenable et un bon presbytère.

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Pour peu que la population äe 8 Ubalde continue à augmenter, bientôt la chapelle actuelle ne suffira plus.

Elle sera convertie en presbytère ; le presbytère actuel servira de dépendances, et l’on construira une église en pierre. |

Dans. quelques jours, une bonne école s'ouvrira près de l'église de $.

Ubalde. Les braves colons de cette localité n’auront plus rien à envier à leurs anciennes paroïsses. Leurs enfants pourront : jouir des avantages si précieux de l'instruction élémentaire.

La présence du prêtre a inspiré un vif élan à la colonisation dans tout S. Ubalde. Depuis l’année dernière, plusieurs nouvelles familles sont allées y résider ; il y en a maintenant 85; les défriche.1nnts se sont agrandis ; de jlies maisons ont remplacé la pauvre cabane des premiers coions :

en un mot, les progrès sont partout visibles. Tant il est vrai que le prétre est l’Ame de la célonisation ! Sans lui, elle ne peut que languir. C'est

une-œuvre qui demande tant de courage et de persévérance! Notre bon peuple Canadien a besoin de la reiigion et du prêtre pour adoucir ses fatigues et stimuler sou énergie.

ne fête religieuse devait précider notre depart de &. Ulbade. On avait annoncé une grand'’messe pour mardi le 13 août. Elle fat chantée par = M. le curé de S. Alban. La chapelle M était littéralement encombrée. Bon 3 nombre de personnes s'étaient appro- Ë chées des sacrements le matin. M. le curé de la Pointe-aux-Trembles E voulut bien adresser la parole à la

| foule réunie dans la chapelle. C'é.

tait dans l’octave de la Saint-Laurent :

Hetil prit pour texte ces paroles de D l'office de l'Eglise : Levita Laurentius

M bonum opus operatus est. Le Lévite D Laurent a fait une bonne œuvre.

E ‘“ Il me semble, mes Chers Frères, L leur dit-il, que je puisen touté vérité vous appliquer ces paroles dites du graxd Saint Laurent. Oui, vous avez | fait-une bonne et une belle œuvreen

venant vous établir ayec vos familles

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à.S. Ubalde, sous les auspices de la colonisation : vous avez fait une belle œuvre pour votre patrie, une beile œuvre pour vous-mêmes, Pour la patrie, d’abord ; car, on le répète partout,-et vous l'avez compris mieux que bien d’autres--l'avenir dé notre pays est surtout dans la colcnisation., Que de terres incultes n'attendent ue des bras pour les faire valoir !

Gus de richesses agricoles encore à exploiter ! Eh bien ! pendant que notre pays offre un champ si vaste à l'agriculture, des milliers denos compatriotes le désertent pour aller dépenser leurs forces et leurs talents au profit de l’étranger ! des milliers de Canadiens préfèrent s'engager dans les manufactures américaines, plutôt que de travailler à leur profit sur un sol qui leur appartient et s'assurer un magnifique avenir. js ‘ Ce n’est pas ainsi que vous avez agi, M. F., vous avez mieux compris et servi les intérêts de votre pays.

Descendants de ces généreux français, qui jadis vinrent: coloniser le

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Canada, et y planter l'arbre de la civilisation, vous savez que notre pays ne peut prospérer, si ses enfants le désertent et n’utilisent pas ses richesses agricoles, et vous avez mis à son service vos bras vigoureux, votre santé, votre courage. Depuis quel- | ques années, plusieurs belles parois- | ses se sont ainsi ouvertes, pleines E d’espérances. Et, je vous le dirai | sans flatterie, la paroisse de S. Ubalde est une de celles qui promettent le plus pour l'avenir.

| “En travaillant pour votre pays, F vous avez fait aussi une belle œuvre pour vous-mêmes et pour vos familles.

| Ici, en effet, sur une terre que vous D avez acquise à la sueur de votre 24 front, vous jouissez de la vraie liberté.

L Vous ne travaillez pas au jour le jour | pour un salaire qui se gaspilie aussi Lea est péniblement gano gné. Le sol que vous foulez est à | vous. Chacune de vos journéés, cha- cune de vos fatigues est un capital | que vous mettez à rente, et qui vous | rapportera un jour au centuple. Vous

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