‹ Colonisation dans le comté de Portneuf [microforme]Chapitre 4 sur 8 · CRE · texte numérisé non relu

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avez beaucoup travaillé : il vous a fallu bien du courage. Mais aussi, quelle joie pour vous de pouvoir dire aujourd'hui à vos enfants : C’est moi qui ai abattu ici, sur cette terre, le premier arbre : ce sont mes bras qui

" ont défriché ce sol. Vos enfants con-

tinueront votre œuvre et jouiront du fruit de vos travaux.

‘“ Mais ce qui est encore plus con-

solant que tout cela, M, OC. F. c’est

qu'en travaillant ici si avantageusement pour vous-mêmes et pour votre pays, vous êtes aussi dans la meilleure condition possible pour opérer la plus importarte de toutes les œuvres, l’œuvre si grande et si belle de

votre salut. J'en appelle ici à votre

témoignage, je le demande surtout aux braves habitants qui sont partis de la Pointe-aux-Trembles pour venir s'établir ici, et que je suis heureux d'appeler encore mes paroissiens :

N'est-il pas vrai que vous trouvez ici beaucoup plus de facilité pour élever chrétiennement vos familles que dans vos anciennes paroisses ? Vos: en-

MR

fants ne sont-ils pas bien :noïns exposés à rencontrer ces mauvaises com- ‘pagnies, ces occasions de péché qui 7) sont la ruine des âmes ? Et vous- | mêmes, n'êtes-vous pas ici à l’abri de É bien des misères morales, de toutes | ces agitations et de tous ces maux ui, dans nos paroisses, font notre ouleur ? | | Fasse le Ciel un votre paroisse à garde longtemps la paix et le ben- L heur dont elle jouit, et que l'ennemi ER ne vienne pas, à votre insu, y semer ide l'ivraie!

L “ Couxage donc, M. F,, continuez à cultiver vos terres et à les agrandir.

Que la forêt s'éloigne de plus en plus de vos demeures, et que le sol pro- Bduise abondamment pour vous récompenser de vos fatigues. (C'est là l'avenir de votre pays : c'est aussi le vôtre et celui de vos familles. Et, croyez-moi bien, jamais vous ne regréttérez ce que vous aurez ainsi fait pour l'œuvre de la Colonisation.” BR était près de neufheures lorsque rOflice fat terminé. Nous nous hâta-

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mes donc de prendre le déjeûner, de dire adieu aux braves habitants de

$. Ubalde, et de nous mettre en route,

accompagnés de Monsieur le curé De la Chevrotière, pour nous rendre à la mission de la rivière Batiscan.

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