N. D. DE LA RIVIRBRE BATISCAN
Il y a environ quatre lieues de la chapelle de $. Ubalde à l’établissement de M. Bellenger sur les bords de la rivière Batiscan. Le chemin va tout droit à la rivière, qu’il atteint au 8e Portage ; puis il la côtoie, sur une étendue de plus d’une lieue, jusqu’au 9e Portage, où est à peu près le centre de la future paroisse.
Cette paroisse de N.-D. de la rivière Batiscan sera composée d’une partie du township Montauban et d’une partie du township Chavigny.
La rivière sépare ces 4eux townships; Montauban est au sud, Chavigny au nord, Tous deux sont reliés, au %e Portage, à quelque distance de la place future de la chapelle, par un
aus M
de D magnifique pont, jeté au-dessus de de rapides impétueux, vis-à-vis le pre-
ute, D mier lot du cinquième rang de Mon-
curé D tauban. |
idre M La place qe l'on a en vue pour la
n. D future chapelle est en deca de la ri-
| vière, sur un lot acquis au nom de la Corporation Archiépiscopale or le \- soutien du prêtre. On y voit :1ne
de la croix, que M. Bellenger y planta ü y
lisse- a déjà plusieurs années. ;
)ords | C’est dans Chavigny que la Société
in va de Colonisation de Québec-Centre
nt au Édirige ses secours. Cette belle société une [désire former là une paroisse qui lui
qu'au doive son existence ; et, à la vue du
‘bon emploi que l'ex y fait de ses secours, nous ne pouvons que l’engager à continter ane œuvre si patriotique.
C’est aussi dans ce township, tout Biprès du pont, que se trouve l’établissement de M. Bellenger. Il y a là, à mi-côte, une maison de 30 pieds sur 135, presque terminée, qui pourra serivir de chapelle, en attendant que l’on én construise une. M. le curé de
pr mm A rtQer er TES Pa 2140277 € MIROIR £ j A RE A MT RTE RE qe PS re a Cat ES NES £ = *
Deschambault y fait aussi bâtir une grange à deux étages, dont les proportions colossales s’harmonisent parfaitement avec la nature de ce lieu graudiose et pittoresque.
A cet endroit, la côte est très escarpée. Sur la”hauteur, la vue est ma-
gnifique : et, du côté du nord, si loin Æ
que l'œil peut se porter, il rencontre une vaste plaine, où la culture sera très-facile, et aussi très-productive, si nous en jugeons par le foin et les grains que nous avons vus dans les endroits défrichés. Un chemin est commencé dans cette direction, qui se continuera jusqu'au Lac au Sable,
où il y aura place pour une nouvelle
paroisse.
Plus loin, au sud-outst, la côte dont nous venons de parler, semble fair la rivière. À quinze ou vingt arpents de l'établissement de M. Bellenger, elle laisse de beaux fonds de terre, où le sol est excellent.
H y a, à six arpents du pont, au | nord-est, un vaste moulin à scie, où les nouveaux colons peuvent faire
ir une es proent parce lieu
DS ESCATest Ma- 1, si loin ncontre are sera ictive, si 1 et les dans les min est 10 n, ui Lu Sab e, aouvelle
la côte semble
ju ae |
ù M. Be onds de
pont, au | scie, où ont faire
NOR, Je
préparer leur bois de construction.
Le pouvoir d’eau est immense et très-facile à utiliser.
La colonisation sur les bords de la rivière Batiscan, n’est commencée
ue depuis .n an et dem? environ ; et déjà l’on compte dans Chavigny 45 colons, et 26 dans Montauban. Il n'7 a Cependant encore que cinq fa”uilles résidentes : elles sont au nord de la rivière. Plusieurs autres doivent aller bientôt les rejoindre.
Dans Chavigny, il y a maintenant 127 arpents de terre défrichés et ensemencés, et 26 dans Montauban :
tout cela aux frais des sociétés de colonisation, qui ont procuré aux colons leur subsistance.
Il y avait deux modes de colonisation proposés : fournir gratuitement aux colons des.provisions et grains de semence, ou bien, donner une prime d'encouragement de trois piastres par chaque arpent de terre défrichée et ensemencée. La plupart ont préféré le premier môde de secours :
trois colons seulemént ont demandé
ne Po A LEP ORRES r£ : BIRT FO Er ER PT RUES F à | DES A &
sm TE
la prime d'encouragement. Plus de six cents piastres ont été dépensées, pour les colons, en provisions et en grains de semences.
Grâce aux secours des sociétés de colonisation, læ pauvreté n’est donc plus un obstacle pour empêcher les colons d'aller s'établir sur les bords de la rivière Batiscan. S'ils aiment le travail, s'ils ont réellement à cœur l'avenir de leurs familles, et s'ils se montrent toujours des hommes de devoir, nul doute qu’ils seront encouragés Ils n'auront qu’à se rendre là avec leur hache et leur bonne volonté: on leur fournira des provisions pour léur subsistance, tant q'16 leurs terres ne pourront suflire à les faire vivre. Puissent les sociétés de colonisation continuer de prospérer, afin de nous permettre -de réaliser cette promesse |
À part les 71 colons de Montauban et de Chavigny dont nous venons de parler, et qui ont profité des secours des sociétés de’ Colonisation, il y en a douze autres qui y ont fait à leurs
lus de nsées, ‘et en
tés de t donc 1er les | bords nent le \ cœur s'ils se nes de “encoundre là
volon-
isions e leurs es faire le coloer, afin sr cette
auban ions de SeCOUTS l yen \ leurs
de 0
frais des défrichements considérables: plus de cent arpents de terre ont ainsi été défrichés et ensemencés sans, les secours des sociétés .de Colonisation.
Ily a donc maintenant dans la paroisse projetée plusde 250 arpents de terre en culture. Bientôt, bon nombre de colons vont aller y résider. Avant quatre ans, espérons-le, il y aura là un prêtre, à la tête d’une bonne et belle paroisse.
Rien de plus beau que le site du nouvel établissement, sur les bords de cette rivière Batiscan qui se préci-
ite de cascades en cascades, et fait retentir des forêts avoisinantes de sa voix solennelle. Après avoir donné l'attention nécessaire aux progrès faits pour la colonisation depuis l’année dernière, nous avons pu contempler à loisir toutes les beautés de cette nature encore sauvage ; et le soir, réunis ensemble, après la prière, à la porte dé l'habitation de M. Bellenger, nous avons fait retentir de nos chants sacrés ces lieux tout étonnés de les entendre pour la première fois.
ts Dé
Le lendemain matin, 14 août, la première messe s’est dite en cet endroit. Il convenait qu’elle fut célébrée par M. Bellenger, ce zé16 promoteur de la colonisation. Avec quel bonheur nous y avons tous assisté | Comme nous avons appelé de tout cœur les bénédictions du ciel sur cette nouvelle paroisse et sur l'œuvre si importante de la colonisation !
Notre excursion à la Rivière Batiscan était terminée: il nous fallait nous mettre en route pour S. Ubalde.
Une fusillade magnifique avait été organisée par les colons pour la circonstance ; et nous partimes, emportant avec nous les remerciements de tous ces braves gens qui avaient ét:
si heureux de notre visite.