‹ Colonisation et agriculture de l'Algérie (volume 2)Chapitre 110 sur 138 · PARTIE JII, — COLONISATION · texte numérisé non relu

PARTIE JII, — COLONISATION

nivellement de l'emplacement du village ne coûteront pas autant que je l'indique. Il y aura aussi de grandes économies à faire, dans beaucoup de lieux, sur les constructions, par l'adoption de la bâtisse en pisé. Dans toutes les positions favorables, on économisera également une partie ou la totalité des 500 fr. accordés aux colons cultivateurs, en matériaux pour leurs bâtiments d'exploitation. Enfin, j'ai supposé que sur soixante-quatorze familles, soixante-cinq, e’est-à= dire la totalité des colons cultivateurs, devraient recevoir bestiaux, instruments, semences et jusqu'à des rations pendant un certain temps; or, Je suis convaincu que, dans toutes les localités tant soit peu favorables, c’est-à-dire sur presque tous les points indiqués plus haut, le nombre des familles possédant quelques avances sera beaucoup plus considérable. Je crois donc qu'on pourrait porter à 4,000 fr. seulement la dépense par famille, dans les villages de la 4° classe.

( 2. Villages de deuxième classe.

Dans les villages de la seconde catégorie, que nous supposerons dé la même étendue, nous trouvons :

ER NÉ de such céurisiets 20,000.

1 D, mie tr: «24.000 ee + +. + + + + à OUUd HORMONE 55, SOUNIAUR 90 .,631620;000 59,000

Plus deux baraques pour loger soixante personnes. . 6,000

Total. . . 65,000

Ce qui porte à 878 fr. 57 cent. la dépense par famille, à laquelle somme il faut ajouter les subventions en nature (matériaux de bâtisse, bestiaux, instruments, semences, rations), qui pourront se monter jusqu à la somme de 4,200 fr. par famille.

Mais comme il faut apporter en déduction les matériaux qui auront servi aux cabanes provisoires et qui seront distribués plus tard aux colons; que, d’ailleurs, danses circonstances favorables, cessubventions pourront ne monter qu’à 600 fr., on peut supposer que la moyenne ne sera que de 800 et quelques francs, et adopter le chiffre de 4,700 fr. comme total des frais que chaque famille occasionnera au gouvernement, dans les villages de seconde classe.

( 3. Villages de troisième classe.

Dans ceux de la troisième catégorie, ces frais ne s'élèveraient plus qu'aux 879 fr. indiqués plus haut.

À la vérité, j'ai omis une dépense qui devra figurer dans quelques villages ; je veux parler de la caserne de gendarmerie. Ce sera un objet de 8 à 40,000 fr. répartis sur deux et mème sur trois et quatre villages. Cela ne pourra donc pas modifier sensiblement mes évaluations. Si l’on trouvait avantageux, dans certaines localités, de multiplier les stations de gendarmerie, cela ne pourrait être que dans le cas où l’on aurait réduit l'effectif des troupes ; par conséquent, la dépense serait largement couverte par cette économie,

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