‹ Colonisation et agriculture de l'Algérie (volume 2)Chapitre 111 sur 138 · PARTIE HI. — COLONISATION · texte numérisé non relu

PARTIE HI. — COLONISATION

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$ 4. Dépenses supplémentaires ; total des frais.

Il faut aussi ajouter à toutes ces dépenses celles des plants d'arbres fruitiers que le gouvernement distribuerait gratuitement aux colons. Cette dépense ne sera pas immédiate. Ensuite il est difficile de donner mème un aperçu vague de cette dépense, parce qu’elle variera considérablement, et pour le prix et pour le nombre, suivant les localités. On peut eependant admettre deux cents plants par famille, et 50 centimes comme prix de chaque plant.

Enfin, je n'ai pas mentionné les armes distribuées aux colons, et dont la valeur accroitrait de plus de 400 fr. les frais par famille. Disons, toutefois, que, quoique ce soit bien une dépense pour le souvernement, elle ne me semble pas devoir ètre imputée au compte de la colonisation. Ce n'est pas pour cultiver, c’est pour se défendre, pour remplacer les soldats, qu'on donne des armes aux colons. Autant vaudrait, sans cela, porter les frais de la garde nationale comme dépenses faites pour l’industrie.

De tout cela on peut conclure, si les chiffres que j'ai donnés ont quelque réalité, que l'établissement de chaque famille de colons coûterait à l'État une dépense qui variera :

Dansles villages del" classe, entre4,000 et4,500 fr. ;

Dansles villages de 2° classe, entre ,800 et 2,000 fr. ;

Dans les villages de 5 classe, entre 4,000et1 1400 fr.

326 COLONISATION ET AGRICULTURE DE L'ALGÉRIE. Ÿ 5. Proportion des villages de diverses classes,

Quelle sera maintenant la proportion de ces divers villages? C'est ce qu'il serait impossible de préciser d'avance. Dans quelques localités, il n'y aura pendant longtemps que des villages de première classe. Aiïlleurs, et notamment sur la côte, ces villages ne seront qu'en petit nombre relativement aux autres. Comme je l'ai dit plus haut, à mesure que la colonisation progressera, que le flot de la population française et européenne se dirigera d’une manière plus régulière et plus rapide vers l'Algérie, et que le pays se pacifiera, il deviendra moins nécessaire de faire de grands avantages aux colons, et, dans un avenir prochain, en supposant une marche rationnelle, le gouvernement n'aurait plus besoin d'établir de villages de 4" classe.

Les familles prolétaires ne seraient pas exclues pour cela; les choses se passeraient à peu près comme aux États-Unis. Ces familles, en arrivant en Algérie, travailleraient pendant un certain temps, soit dans les villages, soit dans les fermes, jusqu'à ce qu’elles eussent économisé la somme nécessaire pour se fixer dans un des villages de 2° ou de 5° classe que le gouvernement fonderait encore.

SECTION VI. — Application de ce système.

Cette question de la colonisation par le gouverne-

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