‹ Colonisation et agriculture de l'Algérie (volume 2)Chapitre 33 sur 138 · PARTIE 11. — CULTURE ARABE · texte numérisé non relu

PARTIE 11. — CULTURE ARABE

Les grandes plaines peu élevées et abritées au nord offrent un climat plus chaud que celui de la côte. II en est ainsi de la partie de la Mitidja abritée par le Sahel d'Alger et de Coléah. Il en est encore ainsi de la plaine ou plutôt d’une portion notable de la vallée du Chéliff, des plaines de l'Hil-Hil, de la Mina, de l'Habra, du Sig, de Tlélath, de Méléta.

Quant au petit désert et au pays de Biscarra, Tuggurth, ete., 1ls participent jusqu'à un certain point du climat brülant du Sahara, quoique le vent du nord et du nord-ouest, en y pénétrant encore, les rende habitables sur tous les points qui ne sont pas privés d’eau.

« De l’autre côté de l'Atlas, dit Desfontaines, c’està-dire à 400 ou 500 kilom. de la côte, on éprouve une température fort différente. Ces contrées brülantes ne sont presque jamais rafraichies par les pluies, et les sables, sans cesse échauffés par l’ardeur du soleil, entretiennent une vive chaleur. Pendant les mois de janvier et février 4784 que je passai dans le désert, le thermomètre se soutint à l'ombre, au milieu du jour, à 49 et 20° centigrades; 1] monta même jusqu'à 50°. Les orges étaient en épis et l'on en fit la récolte en mars. Les chaleurs y sont excessives en été, et les habitants abandonnent leurs maisons pour chercher la fraicheur dans leurs jardins, à l'ombre des dattiers. »

Û 2. Vents.

De tous les vents, le plus fréquent est celui du nordouest qui souffle pendant près du tiers de l'année, surtout au printemps, en automne et en hiver, et qui est aussi le plus violent. Puis viennent ceux du sud-ouest. Les vents d'est, nord-est et sud-est, sont plus rares et surtout moins forts.

Quant aux vents du sud, le fameux Æhamsin ou sémoun des Arabes, il ne souffle guère que six à huit fois dans l’année et ne dure que trois jours au plus sur la côte; mais dans les plaines de l'intérieur et principalement de l’autre côté de l'Atlas, il est plus fréquent et surtout plus violent. Son apparition s'annonce par un brouillard sec et rougeätre qu'on suppose avec raison dù à la poussière qu'il a enlevée aux sables du désert.

Les vents du nord, nord-ouest et nord-est abaissent la température dans Pintérieur comme sur la côte, et amènent ordinairement de la pluie pendant la saison froide. Les vents d’est, de nord-est et de sudest, de même que ceux d’ouest et de sud-ouest, proeurent du beau temps et font monter le thermomètre.

Quant au vent du sud, il élève la température souvent de 8 à 40° lorsqu'il est violent, et il rend l'atmospère si lourde que la respiration en est rendue diflicile. Mais, dans l'Algérie proprement dite, 1l n'a pas sur les hommes et les animaux cette action terrible qu'on

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