PARTIE IV, —- AGRICULTURE
Figure 3.
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pour remplir ces conditions. La fig. À est la coupe suivant la ligne À B, et la fig. 2, la coupe suivant la ligne C D du plan. La lettre a indique la cavité où vient se rendre l’excédant d'eau de fumier et d’où on peut la puiser pour en arroser le {as, ou pour en arroser le jardin et les champs les plus rapprochés de l'habitation. Ajoulons que ces derniers arrosages ne doivent s’effectuer que par des temps de pluie ou dans des terrains irrigués.
Lorsque le tas est arrivé à une certaine hauteur, il est très avantageux de le recouvrir d’une couche de terre d'un décimètre environ d'épaisseur; on peut même mettre plusieurs couches successives à mesure que le tas s'élève. Cette terre protége le fumier contre la trop grande chaleur, en empêche la décomposition
trop rapide, et, absorbant les gaz qui s’en dégagent et qui eussent été perdus sans cela, devient elle-même un excellent engrais.
L'arrosage du tas de fumier est une pratique plus nécessaire encore en Alpérie qu'en France, et, à défaut d’eau de fumier, on l’effectue avec de l’eau pure.
La plantation d'arbres d’une croissance rapide autour du tas de fumier, surtout du côté du midi, pour ombrager celui-ci, est, comme je l'ai déjà dit, de toute nécessité, autant sous le rapport agricole que sous le rapportde lasalubrité. Ajoutons, néanmoins, que dans les grandes exploitations, où la fosse à fumier est nécessairement étendue, ce moyen serait insuffisant, l'ombre, à la latitude de l'Algérie, ayant peu de lonsueur en été vers le milieu du jour. Peut-être conviendrait-1l, dans une occurrence semblable, d’avoir recours à une toiture légère dont on couvrirait l'emplacement à fumier.
Il est des cas où un traitement tout opposé pourrait bien être le meilleur. Le but que l’ondoit rechercher, c'est de retarder le plus possible la décomposition du fumier : or, si une humidité exubérante, jointe à une forte compression du tas, produit cet effet, un manque d'humidité exerce une action absolument sem blable; le fumier sec ne perd rien ou presque rien. II pourra done y avoir avantage, dans certains cas, à mettre le fumier, déjà sec par lui-même, sur une plate-forme un peu élevée et Iéyèrement inclinée, de façon à ce que toute humidité s’en écoule et vienne se