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el contribue en mème temps à donner plus de solidité: au soc.
Iest à peine nécessaire d'ajouter que soc et coutre doivent toujours être tranchants.
Le sep, l'étançon antérieur et le versoir sont en fonte, mais les deux premières pièces pourraient convenablement être en fer; cela augmenterait un peu le prix, mais aussi la solidité et la légèreté de l'instrument. Une bande de fer régnant sous une partie de l'age rend cette importante pièce plus solide, quoiqu'elle soit plus longue que dans la plupart de nos araires, ce qui du reste contribue à la stabilité de la marche. La longueur des mancherons est évalement un avantage en ce qu'elle rend la conduite beaucoup moins pénible.
Étroite comme elle l’est, la charrue n’ouvre qu’une raie de 0,25 environ, largeur suffisante néanmoins pour le passage du laboureur et des animaux.
Je ne puis entrer dans aucun détail sur la forme du versoir et sa jonction avec le soc; je me bornerai à dire que MM. Mothes frères, mécaniciens à Bordeaux, F. Rosé et Laurent de Paris, construisent aujourd’hui des charrues de ce genre.
Cette charrue, malgré sa construction, ne peut cependant suppléer complétement à la main-d'œuvre. Un ou deux ouvriers, armés de pics et de pioches, doivent l'accompagner pour enlever les obstacles, pierres ou racines qui l'arréteront fréquemment dans sa marche. On évitera ainsi des accidents qui exige-
raient des réparations coûteuses et toujours difficiles.
Du reste, je doute fort que cette charrue, tout appropriée qu'elle soit aux labours de défrichement, puisse pénétrer dans les souches des palmiers nains et les extirper. À part les instruments à bras, et notamment les bidents, je ne vois qu'une seule machine avec laquelle on ait des chances de détruire ces formidables ennemis, c’est la charrue de défrichement connue en Angleterre sous le nom de subsoil-plough, et que MM. de Raffin, Rosé et Laurent ont importée en France et perfectionnée. Les figures 9 et 40 donnent
Figure 9.
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une idée de cette machine, qui est toute en fer, et qui, conduite par un fort attelage, peut pénétrer à 0°,50 et mème 0°,50 de profondeur, dans des terrains durs et remplis d'obstacles.
Cette charrue n'ayant pas de versoir ne fait pas de labour proprement dit. On lemploie, du reste, de
deux manières différentes, suivant le but que lon se propose, Quand on a en vue d'approfondir un sol déjà culuüivé, on fait marcher cette charrue sous-sol derrière une charrue ordinaire, dans la raie que celle-ei vient d'ouvrir; elle remue et ameublit alors le sous-sol, sans le ramener à la surface. Lorsqu'il s’agit, au contraire, du défrichement d’un terrain inculle, tellement rempli d'obstacles que même la charrue de défrichement que nous venons de décrire n'y pourrait convenablement fonctionner, on lemploie seule, sauf à ne lui faire prendre qu'une profondeur moindre.
Quoiqu’elle n'ouvre pas une raie comme la charrue ordinaire, elle laisse une trace parfaitement visible sur le sol, et prépare la terre admirablement pour l’emploi des charrues ordinaires ou de défrichement.
J'ai à peine besoin d'ajouter que lorsqu'il s'agira d’extirper une souche de palmiers nains, on aura soin de n’attaquer celle-ci que par petites portions à la fois.
Après un labour avec cette charrue sous-sol, on enlève toutes les matières ligneuses, tiges ou racines qu'elle a ramenées à la surface, puis on peut laisser le sol mürir pendant plus ou moins de temps, ou lui
donner immédiatement un labour à la charrue ordinaire,
ÿ 3. Bètes de trait.
Les animaux de trait qui conviennent le mieux pour les labours de défrichement sont les bœufs. Ceux