PARTIE IV. — AGRICULTURE
Cette même méthode, un peu modifiée, s'applique également aux plantations d'arbres fruitiers. Jen ai parlé en traitant de la culture des orangers chez les Maures.
Les avantages de l'irrigation par submersion sont d'être simples, d'un établissement facile et peu coûteux dans les situations favorables, et de n'exiger qu'une quantité d'eau comparativement minime.
La figure 2% indique une des nombreuses applica-
Figure 24.
tions de ce système : c'est un vallon barré par une digue, au milieu de laquelle se trouve une vanne à
coulisse.
$ 2. Irrigation par infiltration.
Un autre mode d'irrigation, convenant particulièrement aux jardins et aux champs, est l'irrigation par infiliration.
Ce système exige également peu d’eau ; en revanche,
il nécessite une certaine disposition du sol qui ne laisse pas que d’entrainer à des travaux assez coûteux, là où le relief du terrain ne s’y prête pas naturellement. J'en ai déjà dit un mot en parlant des irrigations des indigènes.
Dans ce système, il faut un canal de dérivation qui amène les eaux à la partie supérieure du terrain qu'on veut arroser. La surface du sol est mise en billons plats de 1 à 5 mètres de largeur, séparés les uns des autres par des rigoles qui communiquent avec le canal de dérivation et sont perpendiculaires à celui-ci. Ces rigoles demandent à être presque horizontales. On les dirige donc dans le sens de la pente, lorsque celle-ci est faible; mais quand elle est forte, on les mène obliquement, ou bien on dispose le sol en terrasses, avec ressauts et chutes, dans les rigoles, ainsi que les représente Ja figure 25, qui est la coupe, suivant AB, de la figure 26.
Figure 25.
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4 4 Avec de petits barrages placés comme nous le dirons plus loin, on peut suppléer à ce dernier moyen ; mais on aurait le travail de l'irrigateur.