PARTIE IV, — AGRICULTURE
Je me bornerai à l’énoncer ici en accompagnant de quelques explications et d’un exemple, sans déve lopper, du reste, le raisonnement un peu abstrait sur lequel le célèbre hydraulicien allemand l’a basée.
Eytelwein a trouvé «que la vitesse superficielle d'un cours d’eau est presque une moyenne proportionnelle entre la profondeur moyenne hydraulique et la chute relative à 2 milles anglais (5,248 mètres) ; et que la moyenne vitesse de toute l’eau est encore plus près des neuf dixièmes de cette vitesse superdiciellet. »
Il semble, au premier abord, que cette proposition ne s'applique pas au problème qui nous occupe, puisqu'on y suppose la section déjà connue et qu’on n'y cherche que la vitesse. Lorsqu'il s’agit de déterminer par ce moyen la section qu'on donnera à un canal dont on ne connait encore que la pente et la portée d’eau, il y a, en effet, non pas un, mais deux termes à trouver, la vitesse et la moyenne profondeur hydraulique. |
Pour plus de simplicité, on fixe arbitrairement l'une de ces deux valeurs en cherchant cependant à se rapprocher le plus possible de la vérité, ee à quoi on arrive en prenant quelques points de comparaison.
Il conviendra le plus souvent de supposer la section déjà donnée. Elle permet de déterminer la moyenne profondeur hydraulique qui fait alors trouver très
(1) Manuel d'hydraulique, par M. Janvier.
facilement la vitesse superficielle dont on prend les neuf dixièmes pour la vitesse moyenne. Si l’on s’aperçoit que cette dernière, multipliée par la section, donne une portée d’eau supérieure à celle qu'on demande, on réduit la section tout en conservant la méme moyenne profondeur hydraulique, par conséquent la même vitesse; ou bien on conserve la section, mais on réduit la vitesse en réduisant la moyenne profondeur hydraulique, et vice versd.
Il peut arriver aussi que ce soit la vitesse qu'on veuille fixer d'avance. Ce cas se présente mème assez souvent, comme on le verra plus loin. Connaissant la chute sur l’espace indiqué et la vitesse superficielle, on obtient la moyenne profondeur hydraulique en renversant le calcul.
Voici, du reste, les formules.
Pour les petites dérivalions, j'ai eru devoir réduire à 5,000 mètres la distance adoptée par Eyteiwein.
Appelant H la moyenne profondeur hydraulique, [ la chute sur 3,000 mètres, V la vitesse superficielle;
On aura : a 0 V= 7m
Ces formules reviennent aux règles suivantes :
4° La vitesse superficielle avec laquelle l’eau coule dans un canal dont on connaît la pente et la moyenne profondeur hydraulique s'obtient en multipliant la moyenne profondeur hydraulique par la chute sur 9,000 mètres, et extravant la racine carrée du pro-
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