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on s'amuse aussi. Le soir sous LA CAMPE de branches couvertes d’écorces qui abrite de 40 à 60 hommes, autour d’un feu qui consume de grosses bâches de bois franc, on fume la pipe, chacun conte ses aventures, dans un langage quelquefois très énergique. On s'endort la pipe au 4e sur des feuilles de sapin ou d'épinette, jetées sur des écorces de cèdre ou de bouleau, non sans avoir pris un bon souper que prépare le cuisinier de la cambuse, et, ma foi, très bon. Le fonds de chacun des trois repas que prennent les bücherons, les scieurs, les équarisseurs, les charretiers ou les conducteurs, c'est le lard; il s'y écarte quelquefois des lièvres, des perdrix, des poulets qui ont oublié de rentrer à bonne heure au logis. Le thé, d'excellente qualité, y est d'une force à ébranler les nerfs des plus robustes citadins. C'est la vie militaire que mènent ces braves gens, et pareillement accidentée, Aussi ont-ils tous la bravoure du soldat dans les dangers qu’ils affrontent en priant la bonne sainte Anne ou la bonne Yierge Marie. Les cageux sont généralement composés de 70, 80, 90 ou 100 «ris, comprenant chacun de 23 à 36 pièces de bois et 800 à 1000 pieds cubes.
Il faut les voir, nos voyageurs, revenir dans leur paroisse à l’été avec leur ceinture fléchée, et leur mouchoir de pochr de soie colorée, Comme la belle Françoise est fière de celui qu’elle a été reconduire jusqu’au pied du rocher. Souvent le bourgeois a fait banqueroute et ils n'ont pas été payés. Mais quand ils le sont, c’est pour plusieurs, toujours la même bebelle, comme me disait l’un d’eux, car ils fêtent tant qu’ils n’ont pas tout dépensé. Quelques-uns cependant s’amassent de quoi s'établir ; d'autres swronfent pour faire les paiements de terres qu’ils avaient préalablement achetées. Je dis montent narce que c'est l'expression dont ils se servent, et ils ajoutent souvent ans les pays d'en haut.
Le. voyageurs apprennent vite le tour de la rame et ils aiment à chanter en ramant. Rien d'harmonieux comme ces voix d'hommes sur l'eau, le soir surtout, quand ils répondent en chœur les refrains de # C’est la belle Françoise,” ‘“ En roulant ma boule,” “ A St-Mäâlo beau port de mer,” “ C’est la belle Nanette,” “ Dans les prisons de Nantes,” “ J'ai cueilli la belle rose,” etc.
Mais la plus caractéristique est cette chanson qui peint si bien leurs déboirs. Je vais e’: reproduire les couplets qui ont le plus de cachet. quand ils sont bien chantés.
V'la l’automne qui doit zarriver
Zoù tous les voyageurs vont monter, L'’aviron zà la main zé le canot dessus le dos,
Dans les chantiers nous hivernerons
CHORUS À Dans les-chantiers nous hivernerons.
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aiment à mes sur rains de âlo beau Nantes,”
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Pauv’ voyageur tu as d’la misère,
Plus souvent tu couches par terre,
A la pluie, au mauvais temps,
A la rigueur de tous les vents, Dans les chantiers, etc.
Tu arrives à Québec
Souvent tu fais un gros bec,
Tu demand’ à ton.bergeois
Qu’ est assis là au comptoir, Si aux chantiers, etc.
Mais je m'’arrête, car cette chanson ne peut être comprise qu'avec J P q
accompagnement..….....d’avirons.
La vente des limites de bois est pour la province de Québec une
grande ressource, la section 92 de l’Acte de l'A. B. du N, lui en laissant l'administration.
Les commerçants de bois achètent du gouvernement des licences qui leur permettent la coupe du bois dans les limites y spécifiées sur un espace variant entre quinze à vingt milles.
La vente de ces limites se fait maintenant par encan public. C'est mieux et l’on comprend pourquoi.
Jusqu'à 30,000 hommes passent l'hiver dans les bois, au service de différents bourgeois qui exploitent la vallée d'Ottawa jusqu'aux confins de nos régions végétales, sur les bords du Lac Témiscamingue ou des. nombreux affluents de l'Ottawa.
Le gouvernement a fait d'immnses travaux pour favoriser le commerce et rendre flottables les grands cours d’eau.—Les radeaux, au moyen de glissoires construites à grands frais, évitent la plupart des cascades et des rapides qui interceptent le cours des rivières.—Pour franchir ces glissoires on détache les er/ds et on les y fait passer l’un après l’autre pour les relier ensuite.
Les principales stations de glissoires sur l’Ottawa sont :—-