‹ Colonisation: le nord [microforme]Chapitre 13 sur 17 · Tête des Chats · texte numérisé non relu

Tête des Chats

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Il y a aussi des glissoires et des estacades sur quelques affluents de l'Ottawa :—

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Le bois équarri qui se rend à Québec s'expédie généralement sur les marchés européens et surtout en Angleterre. Dans les années où le commerce était florissant il y avait jusqu’à 1200 navires, montés par une vingtaine de matelots chacun, qui transportaient nos bois de l’autre côté de l'Atlantique où ils sont très estimés.

Les statistiques suivantes nous donneront une idée de l'importance de ce commerce de bois et de la richesse de nos forêts.

En 1869-70 la Province de Québec seule a exporté du bois pour une valeur de $8,272,724 en Angleterre, $3,002,141 aux Etats-Unis, $539,517 dans d'autres pays, ce qui forme un total de $11,814,782.

On a souvent déploré la destruction de nos forêts. Le feu cause des dégâts considérab.es, et ça se comprend, puisque la plupart des localités où l’on fait de la terre neuve ne sont alimentées par aucune voie facile pour transporter le bois de chauffage ou tout autre bois qui ne flotte pas. Alors on se sert du feu pour débarrasser la terre de cet obstacle à la culture. Et puis le défricheur, il faut le dire, semble regarder le bois, qui lui a donné beaucoup de misère, comme un ennemi dont il faut se débarrasser. Il n’est pas rare de voir dans les grandes côtes des champs entiers n'ayant pas même assez d'arbres pour protéger les animaux contre les ardeurs du soleil. L'on a tellement dépouillé le pays d'un ornement, qui est en même temps très sain et très avantageux pour l’agriculture, qu’on est parvenu à changer le caractère des saisons. Des hommes intelligents s’en sont effrayés, ont jeté le cri d'alarme, et des lois ont été passées pour protéger nos forêts.

Les actes 34 Vict., chap. 19; 45 Vict., chap. 11 et 46 Vict. chap. 10 ont des dispositions énergiques pour protéger les forêts contre la destruction par le feu.

Ce dernier statut, au chap. 9, pourvoit à mettre à part, sur les terres publiques, des lots spécialement boisés.

La Législature de Québec a, en 1882, passé un acte pour encourager la culture des arbres forestiers. Elle accorde même une prime à celui qui aura planté d'arbres au moins un acre de terre dont il sera le propriétaire ou l’usufruitier.

Et pour engager les citoyens à reboiser leurs champs, une fête

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