‹ Colonisation: le nord [microforme]Chapitre 17 sur 17 · OR ANNE · texte numérisé non relu

OR ANNE

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y.est seule à craindre tant que le défrichement ne séra pas assez avancé, pour permettre à l'air d'y circuler. librement. :

On y cultive du tabac, mais comme partout on ne fait pas assez

attention à sa quai Là aussi, comme chez la plupart des Canadiens,

on s'imagine qu’ un tabac n'est bon que quand il est très fort. C'est: une erreur qui fait que le tabac Canadien se’ vend assez difficilement dans les villes et surtout à l'étranger. On prend n'importe quelle espèce, souvent des variétés qui ne mèrissent pas ici, ou qui se préparent mal.

Pour le rendre fort on le sème dans un terrain très engraissé, quelque-

fois avec du fumier de cochon ; on le fait:chauffer avant de le faire sécher et la dessicatio , a lieu dans des bâtiments clos. ‘ Une pipée de tabac comme ça vous renverse un caporal de garde.

La vraie manière est celle indiquée par le Dr Genand, C'est d’abord de choisir une variété précoce, qui ait le temps de mûrir en Canada et qui se prépare bien. Il recommande le Connecticut comme l’une des espèces les plus convenables. J'ai déjà cultivé cette variété et je la trouve très avantageuse, Elle est très grande, mûrit vite et sèche magnifiquement bien. Son odeur est bonne, et elle est très propre à la confection des cigares.

J'ai adopté une petite variété appelée tabac canadien. Il est moins granü que le\ Connecticut, mais les feuilles en sont plus épaisses, et ik mûrit si vite que dans les années. favorables on en fait jusqu’à trois récoltes. Je ne serais pas surpris'que ce petit tabac fût le #efun des indigènes. Voici ce que disait Kalm en

1749. “ Chaque fermier plante près de sa maison une quantité de tabac .

plus ou moins considérable, suivant que sa famille est plus ou moins nombreuse. Il faut bien que les paysans s’adonnent à la culture du tabac ; il est d’un usage universel parmi les gens du peuple. On voit des gamins de dix à douze ans courir les rues la pipe à la bouche, imitant l'exemple de leurs ainés. Des personnes au-dessus du vulgaire ne dédaignent pas de fumer une pipe par ci par Jà, Dans les parties les plus septentrionales du Canada on fume généralement le petun sans mélange. Mais dans le Sud et aux environs de Montréal, on y mêle l'écorce intérieure du cornouillier sanguin, pour le rendre plus faible. La tabatière aussi est fort à la mode. Presque tout le, tabac qui se consomme ici, est produit dans le pays et certains amateurs le préfèrent au tabac de Virginie ; mais ceux qui se prétendent des connaisseurs émettent une opinion tout à fait contraire |”

Le cornouillier sanguin dont parle ici Kalm est le Cornus stolonifera, Hart rouge, qui croît sur les bords des marais.et des ruisseaux et sert. A la confection des mannes et des paniers,

tion. en déclin exempte de l'obligation de faire des fossés, La: gelée

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Pour: revenir à ce: petit tabac qui du cri indigène, test tro bas pour qu'il soit fumable-par lesigens des villes ; il faut avoir le sonde le planter dans un terrain léger, moyennement enraissé delependre . immédiatement aussitôt qu'il est coupé, et dans un bâtiment aéré. Un'bon moyen de lui ôter de la force, est de ne l'édrageonner que peu, et de Je laisser croître avec présque toutes ses feuilles, Récolté dans ces conditions il est délicieux ét a un arôme qui charme les armateurs et dissipe bien des heures d’ennui chez ceux qui orit besoin ‘de narcotique. Chose sing , cette plante que Jean Nicot a introduite en France, et qui aujourd’hui ui lproduit tant de désastres, en rendant souvent dyspeptique, rachitique, consomptif, épileptique, cancereux et même fouétait reconnue autrefois comme une plante qui guérissait de tous maux passés, présents, futurs, nouveaux. On ne se taisait pas surses effets merveilleux, et pour cela on l’appelait Herbe à la Reine, Herbe Sacrée. Il est certain que c’est un poison des plus subtils, Mais administré” comme remède il a des effets superbes. L'introduction de la fumée de , tabac a été recommandée dans l’asphyxie, dans la hernie étranglée ; le tabac sert dans la colique de plomb, comme vermifuge, contre l'asthme, les pneumonies, les pleurésies, la paralysie de la vessie, le tétanos, la,

‘goutte, la névralgie, la gale, le prurigo, la teigne, les dartres, les

poux, etc.

Quant à l'usage qu'on en fait pour clisrmer ses loisirs, qu'on me permette de citer ici ce que dit un écrivain que je n'ose nommer de crainte de lui attirer les quolibets des trois quarts et demi des hommes.

# Etrange aberration de l'esprit humain ! On a fait violence à la nature pour se créer des besoins factices! Car on peut se demander : quelle satisfaction a éprouvée quiconque a consehti pour la première fois à se remplir la bouche d'une fumée si piquante qu'elle en irrite toutes les muqueuses de la manière la plus désagréable, si toutefois elle ne va pas jusqu'à provoquer le vomissement? Quelle agréable sensation a-t-on pu éprouver la première fois que l’on a mâché ces feuilles à saveur âcre ‘et.brûlante? Si bien que la salive: excitée par son action. devenait, sur le champ, un véritable poison qu'il fallait expulser. Quels charmes avez vous éprouvés, la première fois que vous vous êtes bourré les narines de cetté poudre à couleur de fumier, qui excita aussitôt en vous l'éternuement. et vous procura une abondante évacuation de sérosité la plus dégoutanteP ”

Tout de même, c'est un narcotique qui peut avoir son utilité en médecine. Le malheur vient de l'abus que l’on en fait.

Pour donner une idée de Ja quantité éforme de tabac qui se con- . somme, on n'a qu'à jeter un coup d'œil sur quelques statistiques :

En France, le tabac donnait au budget de 1863 la modeste somme de 232 millions. Si l'on en juge par l’augmentation rapide du revenu :

: en France, depuis le rétablissement du monopole sous le premier empire, le büdget doit retirer aujourd'hui, de cet article, au moins En Canada, les statistiques de 1885 portszi ia quantité de tabac, non manufacturé, à 11,497,294 livres; de tabac manufucturé, savoir | cigares.et cigarettes, 198,291 livres ; tabac à priser, 14,050 livres ; tout autre tabac manufacturé 203,164 livres. !

On peut donc affirmer qu'il se consomme, en Canada, 12 millions ‘de livres de tabac par année. En évaluañt.ce tabac en moyenne à 20 cents, il résulte que l'on envoie annuellement en fumée pour environ deux millions et demi de dollars. . s

:… Hieux comment on parvenait à la séparer de la farine. Aussi se rendit-il

‘Une des grandes ressources des Cantons nouvellement ouverts à la colonisation est le blé sarrasin. (Fagopyrum T.) Son fruit, connu de tout le monde, ressemble à la fatne, 11 demande surtout une terre meuble. Il se cultive très facilement, peut se semer tard, et fournit abondamment une farine substantielle et bonne au goût. Quel régal que la galette de blé sarrasin pour les enfants... qui ne sont pas obligés d'en manger! Dans les grands hôtels on en fait une entrée de déjeuner quotidienne. ï Mais cette plante est malheureusement très sensible aux influences .

météoriques, et elle souffre des gelées de l'automne, dont les premières

se font sentir généralement à la Saint-Louis, le 25 août. Aussi « ce pauvre saint Louis n'est guère en faveur chez les colons.

J'en ai connu un, très bon chrétien en paix avec tous les autres saints du Paradis, qui, presque tous les ans cherchait noise à ce bon roi de France, aujourd’hui prince de la Cour céleste. Il avait un plaisir extrême à cultiver son jardin. Il excellait dans l’art de faire venir les melons, qui eux aussi sont trés chatouilleux sur le chapitre de la congélation, Or, le jour de la Saint-Louis, il se levait plus matin que d'ordinaire pour aller constater les dégâts du froid. C'était assez rare qu'il ne revint pas à la maison en lançant une salve d’imprécations contre le héros de Damiette.........qui, entre nous, en a reçu: bien d’autres.

Quoiqu'il en soit la gelée est un ennemi cruel du sarrasin que la proximité des lacs protége, parce que les vents y sont d'ordinaire plus humides, la brise plus forte, et que le calorique qui en sort se conserve plus longtemps.

Il n’y a que quelque vingt ans que l’on a au pays des moulins qui séparent de sa farine l'écorce du sarrasin. :

Je me rappelle toujours M. Edouard- Scallon, en son vivant de Joliette, que je renco:trai à Parisen 1862. Il était propriétaire de moulins à bois et à farine dans cette première ville.. Ayant observé depuis longtemps que les flacons de genièvre venant de Hollande étaient empaquetés d'écorce de sarrasin, il avait projeté d'aller voir sur les

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à Amsterdam et à-Rotterdam, où il constata en AREA pa | facile d'y envoyer du bois d'épinette pour fabriquer les boîtes d'emballage du Genièvre, à meilleur marché qu'avec le bois de nds qu'on y employait.

Cet entreprenant citoyen s'empressa d'adapter à ses moulins à

farine des moulanges propres à séparer l'écorce de la farine de un

avec laquelle on fait maintenant dela farine très blanche.

. # Le sarrasin comparé au froment comme aliment, dit l'abbé Provanchr:, est dans la proportion de 100-112. Il constitue surtout un excellent engrais pour enfouir vert.”

J'ai vu des terrains épuisés et abandonnés, que l’enfouissement d'une récolte de sarrasin a régénérés. Nul doute qu'il est mieux, et même

. dans certains sols nécessaire, d'y ajouter de la chaux ou de la cendre;

pour neutra!iser l'acidité que produit tout engrais vert. Mais c'est en

définitive un engrais très économique, malgré qu'il en coûte beaucoup

d'ensevelir une récolté qui donne des espérances,

J'ai dit que c'est un engrais économique. . En effet, en semant un demi minot par arpent, soit so cents au plus, vous aurez à l'automne un engrais superbe. Quant à la semaille, ça ne demande. pas plus de travail que le charroyage du fumier, et les labours se trouvent faits pour recevoir d’autres grains.

‘# Le sarrasin, dit M. Landry, dans sôn excellent traité d'agriculture, est une plante étouffante, c’est-à-dire qu'il nettoie le sol des mauvaises herbes, étouffe leur croissance par la rapidité et la vigueur de la sienne.”

M. Landry y donne d'excellentes leçons sur la manière de cultiver, récolter et battre le blé sarrasin, leçons peu connues et qu'il serait à propos d'étudier pour faire produire à cette pas de à.45 minots l'arpent. |

La paille de sarrasin forme une excellente litière, et elle est un des meilleurs excipients des urines et dés déjections solides,

Je ne puis quitter le sarrasin sans parler de la sarracène. C'est une plante dont on a beaucoup parlé ces temps derniers, parcequ'elle est considérée comme spécifique contre la picotte, Elle était jugée telle dans un temps assez reculé.

Voici ce que dit une note signée M. Marchand, à la p. 26 des mémoires de la société historique de Montréal, huitième livraison. Voyage de Kalm en Amérique :— “ Le Dr Michel Sarrasin, savant naturaliste, né à Nuits, en France, en 1659, décédé à Québec en 1734. C'est lui qui découvrit la Sarracène, genre de plante d’Amérieue, toute marécageuse, à fleurs éclatantes, remarquables par la c. 2fw%ma-

tion de leurs feuilles, Le Dr Sarrasin, en ayant envoyé, d ec, un pied au célèbre botaniste Tournefort, celui-ci lui dédia l ante, qui,

prise pour type, a donné son nom à toute la famille des Sa-asénées …

| On out afrique Sarcte en un antidote du PA, ” ls ‘petite vérole.” «1. Voici comment la décrit débé célèbre botaniste, l'abbé Provancher, # Sarracenia pourpre. S.” purpurea. L.—S. heterophylla. Eat, Lide Saddle Flower, Pitcher Plant. Hampe, de 15-20 cylindrique, glabre, i-flore. Feuilles persistantes, couchées, tubuleuses, coutractées à l'orifice, munies ‘une aile sur la partie interne du gonflement du

Provan- pétiole, terminées par un limbe droit, cordé, couvert en dedans de in excel- poils recouchés. Fleurs grandes à pétales FOUR POREREES extérieure

ment, verts intérieurement... x nt d'une Les vases que forment les petioles Les contenir souvent plus re t même d'un demiard de liquide, ils sont ordinairement remplis d’eau et d'in- Er \ cendre; LA sectes qui s'y sont noyés. La singulière conformation des feuilles de CU

c'est en :&. cette plante et la: bizarrerie de son aspect, ont souvent engagé des

eaucoup à amateurs à la cultiver par curiosité. (Les plants frais ressemblent à Eh un poisson, quelques uns ont la forme d'un petit cochon.) 11 faut les

nant un h à placer dans des endroits très humides, ou encore même dans un petit utomne Li marais factice que l'on couvre de mousse.”

plus de LE On a fait beaucoup d'usage de cette plante pendant la dernière ent faits En | épidémie ; mais tant de moyens préventifs ou curatifs étaient employés.

Res en même temps qu'il serait difficile d'en constater les effets, Quoiqu'il ’

iculture, M . en soit voici le mode d'emploi : Prenez une once de feuilles et racines, Auvaises 4 faites bouillir pendant un quart d'heure dans un gallon d’eau, ensuite f sienne.” 4 retirez-les du feu et ajoutez y une once de crème de tarte et laissez Su cultiver, refroidir. È serait à A . Direction : Pour un adulte, 2 à 3 verres dans le courant de la journée ;

minots \ pour les enfants d’un an et en montant, donnez leur un petit verre à Fa

| vin en augmentant suivant l'âge. Pour les bébés d’un mois une cuille- 1 un: des rée à thé en augmentant suivant l’âge. Ne sucrez le remède qu'au Sr moment d'en faire usage, car il fermenterait.

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+ Les légumes en général viennent admirablement beaux au Nominingue. En octobre 1885, on voyait exposés dans les vitrines de MM, Laviolette et Nelson quelques produits de cette localité et entre autre

un navet pesant dix livres, des pommes de terre pesant une livre cha- à

; cune, des carottes blanches à chevaux de 1 livre à 14 onces. 4

On ne saurait trop engager les cultivateurs à cultiver les plantes n alimentaires précieuses jour leurs racines—-pommes de tcrre, betteraves, Lu navets, carottes, panais. Outre qu'elles servent à améliorer la terre, E elles sont d’un grand secours pour la nourriture et l'engrais des ani: LI maux. Quand à leur utilité domestique il serait oiseux d'en parler. #. Qu'on songe à la souffrance d'être privé de patates, de ce tubercule 4 : qui autrefois ne se voyait que sur la table du pauvre. Quelle économie Me On! il offre aux familles nombreuses ; il remplace le pain, et sa fécule fait : C une farine délicieuse. Comme nourriture des animaux je ne pense pas 4 D qu'un autre tubercule offre autant d'avantage. LI

J'avais pendant l'automne de 1877, {ne vache, que je destinais à la boucherie et qui ne-me donnait qu’une chopine de lait. Dans le but d’en faire de la bonne viande je me mis à lui administrer deux portions de patates par jour. Voili que son lait commença à augmenter, si bien qu'elle me rendit un vaisieau par traite jusqu'au printemps. Je lui fis grâce, là pauvre ête, en considération de la leçon qu’elle me donnait, que les patates ont excellentes pour favo:iser la sécrétion du lait.

Les qualités de la prmme de terre ne sont pas toutes connues. Les D préparations culinaires en sont très nombreuses et très variées. On p ajoute souvent dans le pain de la pomme de terre cuite et écrasée, 1 Elle le tient plus frais, plus savoureux. À d On tire de la pomme de terre une féculé abondante, d'un blanc 1 d aifait, d'apparence cristalline, inodore, douce au toucher, insoluble à l'eau froide, très soluble à l’eau bouillante, Cette fécule est un aliment peu coûteux, salubre, qui peut avantageusement remplacer toutes ces fécçules exotiques si vantées, telles que le tapioca, l’arrow-root, le sagou, ; etc. On fait avec la patai> une purée qui rivalise avec la purée de pois. on On en fait de l'ëmidon, on en prépare des espèces d'empois, on en dE obtient un produit que l’on convertit en sirop propre à remplacer celui

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sirop de pomme de terre se cofñvertit en alcool, Si on laisse s'aigrir le où l'on a délayé de la pomme de terre, on e”, obtient du viuaigre d'une qualité inférieute, mais qui peut être employé à divers : usages dans les arts L'eau de cuisson des pommes de terre peut fournir “4 la teinture une couleur grise assez solide. Ce tubercule peut servir à *, nettoyer le linge à l’instar du savon. On en fait de la colle propre aux. toiles blanches et une détrempe convenable pour badigeonner les intérieurs. La pomme de terre cuite en bouillie, mélée au plâtre dans la

GÉNE Sud

u Nomi- proportion d'un dixième sur neuf-dixièmes de plâtre, joe à ce dernier de MM. M une solidité qui le faitrésister aux influences de l'humidité. En mélant tre autre M de la pomme de terre cuite à la terre argileuse, on fait un ciment pour livre cha- M construire des bâtiments. , EL Les feuilles sont données comme fourrage à quelques animaux, s plantes E elles ne conviennent pour cet usage qu'après leur floraison, ou du etteraves, M moins séchées au soleil. On les enfouit pôur servir d'engrais. On la terre, M. en retire par la combustion presqu'un sixième de leur poids de des ani- L cendre qui fournit un quarantième d’alcali. Le suc des tiges et des n parler. + feuilles; lorsque la plante est en fleur, donne une couleur jaune solide tubercule 4 aux tissus de lin’ ou de laine qu'on laisse tremper pendant quaéconomie Æ rante-huit heures. On a extrait des fleurs une couleur jaune brillante. écule fait À ‘On peut retirer de l'alcool des baies ou fruits, (grelots) dans la propense pas 4 portion d'un vingt-quatrième des baies employées qu'on fait fermenter, A puis qu'on distille, mais cet alcooï est dangereux. (Journal de phartinais à la 4 macie de 1818, t. IV, p. 107.—1822, t. VIII p. 467. Aussi mémoire de ans le but 4 Mollerat. Annales de chimie 1828.) portions 4 Roussel de Vauzèmes, chirurgien, dans les Annales d'hygiène pur, si bien 4 blique, 1834, t. XI, p. 362, proclame la pomme de terre comme anti- Je lui fis R. scorbutique. ‘ Quand un bâtiment scorbutique, dit-il, a reçu d’un autre donnait, L | ‘mavire quelques pommes de terre, il a été guéri, tous les moyens pharlait. \ maceutiques ayant échoué. Le procédé le plus actif pour se traiter du ues. Les Ë scorbut, à quelque période qu'il soit arrivé, .consiste à manger des iées. On pommes de terre crues,” écrasée. à D'après Nauche (journal de chimie médical, 1831, t. VII, p. 372) des catarrhes pulmonaires, intestinaux, urétaux et surtout utérins, qui : blanc duraient depuis plusieurs années, ont cédé à de légères décoctions de soluble à 4 pommes de terre et de réglisse. Des injections avec le même liquide h aliment … ; ont eu le même succès contre les fleurs blanches. C'est surtout contre outes ces . ‘la gravelle que l’action de la pomme de terre en infusion a été efficace. le sagou, Ce tubercule rapé, on en fait dés cataplasmes contre les brûlures.

de pois.

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Pour conserver indéfiniment la pomme de terre, on la fait cuire à demie‘; on la coupe par tranches, qu'on fait sécher à l'étuve pour les déposer dans un lieu sec. Dans cet état elle est transparente et cassante.

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ration particulière, des espèces de: gruau, de. palente, de : sagou,'de ris, de vermicelle, etc.

; l'homme tant de bienfaits, dans une seule plante qu'elle multiplie ns #

de l'Ouest et s’est multiplié d’une manière prodigieuse au point d'en- , vahir les champs de pommes deterre. Aujourd'hui le cultivateur semble

par enchantement.

‘Assez sur cette plante dont. j'ai tenu à montrer en partie des: evan- “ tages, pour faire apprécier la bonté de la Providence qui-offre à :

abondance, et met à la portée de tout le monde. Pourquoi faut-il que cette précieuse plante soit devenue la proie de cette mouche—appelée mouche à patates ?—Cet insecte nous est-vénu

en être victorieux au moyen du vert français que l’on emploie en poudre ou dilué, Je préfère le mode de l'administrer en poudre mêlée ; avec du plâtre. On atteint par là un double but: celui de détruire les insectes et celui de plâtrer la plante, Cette poudre de plâtre contribue puissamment à assimiler à la plante les engrais dé la terre.

A propos de plâtre je l'ai souvent'employé sur les plantes de toutes espèces et j'ai toujours trouvé qu’il avait un effet merveilleux. Tout le monde sait que Franklin, qui l'avait expérimenté sur les prairies, voulant en faire connaître les bons effets à ses compatriotes, eut l’heureuse idée d'écrire sur une prairie en déclin, avec du plâtre en lettres immenses, ces mots : ‘“ CECI EST PLATRÉ.” Le foin qui poussa sur ces lettres crut avec tant d'activité qu’on pouvait facilement lire ce qui y était écrit. Le peuple américain, qui, comme le nôtre, ne croit aux théories que quand il voit la pratique les confirmer, comprit alors quels étaient les effets du plâtre sur les prairies.

J'étais un jour à visiter le jardin de M. François Chapleau, à St. Jérôme, qui passait pour réussir très bien dans l'horticulture, et ma vue fut frappée par un carré d'oignons disposés en rangs, alternés d'oi- , gnons chétifs et d’autres superbes. Je lui demandai la raison de cette différence, et il me-dit que les beaux avaient été plâtrés et que les autres ne l’avaient pas été. La différence était frappante. Depuis j'ai employé le plâtre sur grand nombre de plantes et j'ai toujours trouvé qu'il avait un effet merveilleux et prompt, non pour engraisser, mais pour favoriser la décomposition des engrais et les assimiler à la plante, Je dois dire ici que j'ai remarqué des effets presque aussi étonnants dans l'emploi de la cendre de végétaux, avec cet avantage que celle-ci est un engrais et peut s'employer même sur un terrain maigre. ‘

Tout cela à propos de mouche à patates que je ne veux pourtant, pas quitter sans -faire une réflexion, que tout le monde s'est faite tout bas. D'où vient ce fléau ? Qui l'envoie ? Ces insectes ont surgi comme

L'envahissement de cette punaise, est bien propre à nous humilier

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À ce propos qu'on me permette de citer ici tés nes séhirbiés, de

% Louis Veuillot, cet incomparable journaliste, inspiré de la foi d’un apôtre, qui dans “ Rome et Lorette” fait si admirablement ressortir le ” néant des œuvres de l'homme et la merveilleuse fécondité des œuvres

de Dieu, par la description qu'il donne des ruines d’une maison sénatoriale de Monselice.

“Les murs sont chargés de statues grotesques : bouffons que le

: temps a rendus plaintifs, et dont il s'est cruellement amusé, enlevant à

l'un sa jambe difforme, à l'autre son doigt narquois, de celui-ci crevant l'œil, et de celui-là partageant la bosse én deux moitiés, dont l'une ‘gît tristement sur la muraille, et l'aytre reste à son poste comme un bon

- mot qu'un faux plaisant ne peut achever; les dalles se disjoignent,

pour faire place au brin d’herbe, vainqueur de la piérre et du ciment ;

les marches des vastes escaliers sont branlantes, moussues, pleines de

secrets asiles où le lézard se réfugie, ornées ça et là de fleurs sauvages où l'abeille vient butiner. Destruction, abandon, misère, c'est le sceau de tout ce qui ést de l’homme ; mais partout, à côté de ce cachet malheureux, la riche nature, développant en paix les dons du Ciel, met cent et cent signes brillants de sa jeunesse inépuisable et de sa fécon-

- dité. Au-dessus de ces statues mutilées, à l'ombre de ces murs croulants,

sur l'emplacement de ces chemins devenus déserts, dans les fentes de ces pierres rompues par le coup de vent et par la goutte d’eau, partout la nature, bonne, belle et compatissante, comme si elle avait pitié de la détresse de l’œuvre humaine, comme si elle voulait consoler les regards affligés du passant, accourt, se montre, sourit, Elle est active, elle est e=apressée, elle est charmante, et plus libérale encore d’agréables profusions que ne le furent les créatures de ces lieux dévastés. A la statue brisée elle fait un dais de verdure ; elle met un tapis de velours sous ses membres abattus. Au mur crerissé elle donne un manteau de lierre, un panache de verveine ou de rioflée sauvage, et des guirlandes de chèvrefeuille, qui courent et qui folâtrent plus gaiement que ne le fit jamais propos de bouffon et chanson de troubadour. Dans l'escalier de marbre, elle bouche un trou avec une touffe de thym. Elle place les ronces én sentinelle, près du débris de sculpture que

‘pourrait outrager le pied du passant. Pour peupler ces solitudes en

même temps qu'elle les pare, elle y appelle les oiseaux, les insectes, les papillons : hôtes chantants, bourdonnants, agiles, joyeux, maîtres des palais aériens qu’elle leur construit. Ils viennent en plumage d'azur,

Pie

. I y a peu d’Anglais au Nominingue. Il est de fait qu'il n'y a guère que des Canadiens-Français qui puissent résister aux rudes épreuves. de cette vie de colons et qui aient le courage de l'affronter avec assez . de persistance pour s'implanter dans ces rudes contrées couvertes de forêts.

Il y a d’ailleurs peu de nationalités étrangères dans ces cantons du Nord.

Outre l'énergie qui manque à la plupart d'entre elles, il y en a qui craignent le voisinage de ces descendants de Normands et dé Bretons qui ne s’en laissent pas facilement imposer.

. Laissez-moi vous raconter une histoire qui en vaut bien une autre :

Il y a quelques années, je m'entretenais avec un brave protestant sur la force des préjugés de ses co-religionnaires à l'égard des catholiques. T1 partagea mon opinion et me cita l'exemple de son vieux père, qui demeurait dans le pays depuis vingt ans et n'osait encore s'éloigner que de quelques arpents de sa maison, crainte de rencontrer un catholique qui aurait pu lui faire du mal., .

Sont-ils craintifs, timides ou grossiers ? toujours est-il qu'il est facile de reconnaître, quand on les rencontre, les fils d’Albion ou de la verte Erin ou de la Calédonie. C'est à croire que ces gens là sont nés le Chapeau sur la tête. D'ailleurs nos petits Canadiens ont l'air jovial, sont lestes dans leur démarche et ont le bras souple à saluer.

Il y avait, en 1883, au Nominingue un Français, bon citoyen, maisqui trouvait la vie dure. Ces gens là ne sont habitués ni à notre climatni à notre régime, ni surtout à nos défrichements. On réussira guère à les implanter dans nos terres nouvelles. Pour eux, certainement, les prairies du Manitoba ou les prairies de l'Ouest conviendraient mieux.

En résumé,*pour les caractères fortement trempés, le Nominingue est une place enchanteresse. Les bois, les lacs, l'air, tout parle à l'Ame, tout respire la santé. Et quand les communications seront plus faciles ce sera un oasis où iront en villégiature les gens d'affaire fatigués du bruit et de l'air des villes. Les Jésuites se proposent d'y envoyer tous les ans, un ou deux de leurs Pères pour accompagner les élèves qui voudraient y aller passer les vacances.

‘ Combien de parents, dent les occupations sont nombreuses et qui ne peuvent soustraire leurs enfants aux dangers des grands centres,

Se tent bre dé le coco; à out in EEE PM - leurs ébats, sans crainte pour leur vie’ si expose à l'air malsain des ‘villes

Le gibier est varié et obRLe dans la vallée de la’ Rouge. Nous ES vons en voir une,longue liste dans les papiers sessionnels de 1865— 27 à 24 vol. XVIIL—No. 3— préparée par M. W.S. M. d'Urban, assistant de Sir W. E. Logan, en 1858.

Une semblable liste des plantes avait aussi été préparée par le même M. d'Urban ; mais elle fut Derdue dans le naufrage du Ævngarian, à bord duquel il revenait d'Angleterre.

Outre le regret de ne voir nulle part ce travail traduit en français,

‘nous avons celui de ne pouvoir l’offrir à nos lecteurs qui pourraient y ” référer avec profit. j :

Quant aux minéraux de la Rivière Rouge :

‘ Une seule bande de terre calcaire, qu'on a nommée la bande de Neuville, variant apparemment en épaisseur de 60 à 1000 pieds, et d’une moyenne de peut-être 750 pieds surgissant de dessous les roches siluriennes, a été suivie depuis Grenville à la Chute des Iroquois, cinquante milles, en remontant la vallée de la rivière Rouge. Elle présenté la forme générale d'un bassin, mais sa distribution est si compliquée, à cause des ondulations subardonnées, que dans une surface ! triangulaire dont la base s'étend environ vingt cinq milles entre la Sei- . . gneurie de la Petite Nation et Lachute, et dont le sommét est à la | à chute" des Iroquois, la ligne de l’effleurement du calcaire a au-dessus 1 É | de 200 milles. La distribution qui présente l'effleurement parait L dépendre de deux séries d'ondulations, les axes d’une série ayant une D. direction s’approchant du Nord au Sud, et ceux de l’autre dans une LL. direction presque de l'Est à Ouest ; cette série-ci a apparemment * quelques rapports avec le plus ancien système de dykes. (Géologie “HT

du Canada 1863 p 46.) LÉ snssssensssssseos SUT Vingt cinq milles depuis l'Outaouais, la di- si rection des axes ondulations principales est environ N. 10° E. La di- GS rection de la forme synclinale la plus importante qu'on ait examinée | À au delà de cette distance est d'environ N. 109 O. Dans cette direc- L tion s'étend un bassin au-dessus du calcaire de Grenville, depuis Li ! le Nord d’Arundel à la chute des Iroquois, où le calcaire semblé se . SR réduire en pointe. La plus grande largeur du bassin est à la ferme D: d'Hamilton, dans la prairie des Trois-Montagnes, où une coupe faite à . | é l

angles droits montre deux bandes importantes de terre calcaire cristal: line venant de dessous celle de Greenville, de chaque côté, avec de grandes masses de gneiss orthose entr'elles. L'effleurement inférieur de SE ces deux couches s'étend à travers le lac Tremblant du côté oriental, et à . : : travers trois petits lacs du côté occidental. La couche snpérieure .1sse à

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ge; à 2060 pieds au-dessus de la mer.” (Goologie de 1868, p. 47-86.) renfeime

On ne saurait s'imaginer les richesses incalculsbles que cette ‘allée d'Ottawa, si longtemps laissée inculte, mais que savaient déjà apprécier nos coureurs des bois français conduits par les missionnaires. De nos jours encore, c'est le missionnaire qui en 4 fait connaître toutes les ressources et c'est le zèle du clergé qui a déterminé les colons à aller les exploiter.

# Il serait désirable, dit M. Drapeau, dans son intéressante étude sur la colonisation, que le-gouvernement fit ouvrir une route de-coloni-

sation entre la Gatineau et cette partie de la rivière aux Lièvres, :

laquelle partirait de l'embranchement de la rivière du Désert et traverserait Kensington, Boutillier et Kiamica, pour faciliter la ocolonisation de ces bons terrains. Cette proposition n'est pas neuve ; ear je vois qu’en 1856 le Rév. Père Andrieux, missionnaire oblat, auggérait déjà à cette époque l'ouverture de cette même route, affirmant qu'il savait qu'à oette hauteur et au-dessus il y avait d'immenses quantités de terres excellentes pour la culture.

Ce que nous en avons dit ne fait connaître qu'impartement une toute petite partie de la vallée d'Ottawa. Et je he saurais terminer ce travail sans jeter un coup d'œil rapide sur oette plaine que je voudrais

ire apprécier de mes compatriotes.

magaifique région couvre une superfoie de plus de 90,000 milles carrés et a une étendue territoriale plus grande que la plupart des états américains.

Elle est sillonnée par la rivière de l'Outaouais, qui prend sa source

sur da ‘‘ hauteur des terres “et va se jeter dans le Saint-Laurent, aprés une course de 800 milles.

L'Outaouais après maints détours capricieux du Nord-Ouest au Bud- Ouest forme l'immense nappe du lac Témiscamingue, dont les bords viennent d'être signalés à la colonisation per les Pères Oblats comme

|. ls plus belle plaine de tout Je Canada Uni.

L'Ottawa regoit successivement les eaux des rivières Blanche, Mont-

| réal, Keepasre, Magananippi et du Matewan. Dans son parcourt Ou

or ne on po 0

Mississipi, Bonne Chère, Petewawes, ro ce | pr Petite Nation, Rouge, Blanche, du Nord, Montréal, Pa

età Repentigny, formant ainsi l'Isle de Montréal.

Les terrains qui avoisinent ces nombreuses rivières offrent de resources considérables à l'industrie agricole, et même forestière. “Cette vaste région de l'Outaouais, dit M. Drapeau, p. 319, qui couvreune. * : surface de terrain d'environ 33,060 milles géographiques quarrés, comprend tout le territoire situé sur la rive gauche de la rivière Ou. |

taouais et sur une petite partie du fleuve St Laurent, s'étendant de l'Ouest à l'Est, depuis le lac Témiscamingue jusque vers le lieu où se trouve la source de la rivière Gatineau, situé à environ 45 milles en deça de la ligne nord supposée du Bas-Canada, sur une profondeur qui varie, mais que nous pensons estimer approximativement à 300 ou 350 du fleuve St. Laurent, j'ajouterai que la longueur de cette immense contrée, bornée au sud par l'Outaouais et le St, Laurent, est d'environ 866 milles, que je compte depuis le Lac ci-dessus mentionné jusqu'à la ligne orientale du comté de Berthier, en suivant le cours de ces rivières, c'est-à-dire que cette partie du territoire bas canadien est aussi vaste que l'Irlande entière, puisque ce dernier pays ne contient’ guère que 20,500,000 acres égal à 32,000 milles carrés.” Cette région est divisée en 15 comtés: Pontiac, Outaouais, Argen- : teuil, Deux-Montagnes, Vaudreuil, Soulanges, Jacques-Cartier, Hochelaga, la ville de Montréal, Laval, Terrebonne, Assomption, Montcalm, Joliette, Berthier.

Le comté de Pontiac forme 21,018 carrès et contenait en 1881, 19,939 habitants ; Ottawa comprend 6,683 carrés et contenait en 1881, 49,432; Argenteuil comprend 937 milles carrés et contenait en 1881, 16,062 habitants ; Deux-Montagrres comprend 258 milles carrés et contenait en 1881, 15,856 habitants ; Vaudreuil comprend 183 rhilles carrés et contenait en 1881, 11,485 habitants: Soulanges comprend :

137 milles carrés et contenait en 1881, 10,220 habitants : Jacques- Cartier comprend 106 milles carrés et contenait en 1881, 12,345 habitants; Hochelaga comprend 82 milles carrés et contenait-en 1881, : 49,079 habitants ; la ville de Montréal comprend (non compris Ho-chelaga nouvellement-annexé) 5-19 milles carrés et contenait en 18817, 140,747 habitants ; Laval comprend 85 milles carrés et -contenait en 1881,.9,462 habitants ; Terrebonne comprend 544 milles carrés et con-: tenait en 1881, 21,892 habitants ; L'Assomption comprend 248 milles carrés et contenait en 1881, 15,282 habitants; Montcalm comprend. 4820 milles carrés et contenait en 1881, 12,966 habitants; Joliette. comprend 2,678 milles carrés et contenait en 1881, 21,988 habitants ;, *

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Se A Ua D Fes ue A oi tee Penh, "environ 40,000,000 d'habitants, c'est-à-dire environ 70 habitants par | : kilomètre carré ou par 17 arpents, 12 pieds, 0,232 pouces français. cu AU Si donc notre vallée d'Outaouais était comparativement aussi peuplée REA hd

s quarrés, que la France, elle contiendrait dix millions d'habitants ; tandis qu'elle A NE rivière Ou- n'en contient que quatre cent dix-neuf mille cinq cent quatre-vingt-dix, ‘ tendant de | c'estä-dire moins d'un démi million. . lieu où se Nous pouvons en conclure qu'il y a place, dans la seule vallée de s milles en l'Outaouais, pour encore neuf millions d'habitants, c'est-à-dire plus de profondeur sept fois plus que n'en contient la Province de Québec toute entière, nt à 300 où dont la poReUe, d'après le recensement de 1881, était de 1,359,027 te immense habitants. à t d'environ ‘À . Pourtant la Provinos de Québec a une étendue de 62,896 lieues sa é jusqu'à la L carrées, tandis que la France, qui contient environ 40,000,000 d'ha- ‘ ri cesrivières, bitants, n'en a que 46,640 lieues carrées. aussi vaste | Comme conclusion générale, affirmons hautement que notre patrie ‘guère que renferme des trésors capables d'activer les industries de toutes espèces, et qu'elle offre un sein gonflé des richesses les plus variées à ses enfants jais, Argen- et'aux étrangers qui désirent venir prendre place au banquet que la ier, Hoche- ‘Providence a dressé avec tant de générosité. Montcalm, Bénissons Dieu des merveilles qu’il a multipliées autour de nous, et é que nos cœurs reconnaissants se livrent à l’allégresse PROG aux ten 1885, ‘HO enfants conviés au festin d’un si bon Père ! ait en 1881,.

it en r188r, carrés et $ 183 rilles | (Fin.) + comprend: | : Jacques- 2,345 habi- / en 1881,: x mpris Ho-. ; C

it en 1881,

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