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lefort de la tempête, se fait attacher au grand mât,
D | pour ne pas être emporté par les vents.
40 :Haicpris.ce parti au milieu de toutes les vérilés nouvelles dont je sens autour de moi la menace ou la
séduction. C'est celui que prescrit encore Bossuet :
« Opposons à ces esprits légers et à ce charme trompeur
de la nouveauté, la pierre sur laquelle nous sommes
fondés ». Ce n’est pas Aube il est vrai, le moyen
ne plaire. Mais il faut s’en consoler.
= Un grand maître de la politique, dont Paul or
ne age inattentif. n'a-{-il pas écrit :
Ft Il y a des hommes qui par leurs sentiments apparù tiennent au-passé et par leurs pensées à l'avenir : - ceux- là trouvent difficilement leur place dans le temps ee D ot ; |
se | frañcraient ces prepos. d'un ancien.
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tenir, comme cet homme dont parle Quinet, qui, dans
a. cette année même, rappelé la haute autorité à notre
nie un la parole de Bonald à ceux qu "e£-
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qu'il ne l’eût conquise par l'éclat de sa parole et l’ar-
ALLOCUTION SO PRONONCÉE A LA SOIRÉE OFFERTE PAR L'ASSOCIATION DE LA JEUNESSE CATHOLIQUE | À SON PRÉSIDENT, M. JEAN LEROLLE!
MES CHERS Amis.
Je ne puis que par de brèves paroles saluer votre président et m'associer aux félicitations dont l'entoure aujourd'hui votre Association.
Mais la chaleur des sentiments ne se mesure point
au nombre des mots. Jean Lerolle sait bien que mon
affection pour lui ne saurait lui faire défaut, quel que soit le sujet qui émeuve son cœur.
ÆElle lui appartenait par droit de naissance, avant
deur de son dévoûment pour la cause que nous pese
dons ensemble. #
Il Je sait et vous le savez aussi. vous tous dont c’est ici la fête non moins que la sienne.
Chacun l’a dit avant moi : la distinction dont Île Chef suprême de l'Armée catholique vient d'honorer Jean Lerolle, c’est la décoration donnée au drapeau.
1. A l’occasion de sa nomination dans l'Ordre de Saint-Gré- +4
goire-le-Grand dont le Pape Pié X l'avait créé chevalier {30 novembre 1905).
COMBATS D'HIER ET D'AUJOURD'HUI Gr
Une fois de plus, le vôtre est marqué de ce signe des
braves qui veut dire : Soldats, je suis content de vous l°
Je vous en félicite de tout mon cœur.
L’encouragement du Pape vient, mes amis, je puis le dire sans excéder la mesure, à une heure solennelle pour l'Église, pour la France, pour nous tous, fils
dév oués de l’une et de l’autre.
Demain, quelles que soient les dispositions arrêtées
par le Souverain Pontife, quelque forme que puisse
prendre la lutte provoquée par les ennemis de notre religion, demain, va s'ouvrir un combat douloureux, peut-être tragique, dont nul ne peut prévoir le terme
et les phases diverses. C’est le combat dont Pie X a dit,
en répétant la parole des saints livres :.« Non est vestra pugnd,; sed Dei ».
Serrez-vous donc, par des serments renouvelés,
autour de ce drapeau tant de fois décoré, comme de
bons soldats au moment dé l’action.
Avez-vous lu l’allocution, qu'hier, à Postdam, l’empereur allemand adressait aux recrues de la garde
« C’est comme chrétiens que vous avez prêté aujour-
d’'hui serment de fidélité au drapeau », et il leur rappe- lait le geste du prince Eugène, lorsque devant les sol- : dats, à qui l’empereur Léopold le présentait comme leur général en chef, il élevait un crucifix vers le ciel en
disant : « Voilà celui qui doit être votre généralissime ». Fas est et ab hoste doceri ! Jamais le vieil adage ne fut plus vrai.
Car c’est, il faut l’avouer, un fier langage, le langage
d’un chef, chez qui l’amour exalté du Christ est inséparable de la passion pour la Patrie, de la foi dans sa force et dans son esprit militaire.
= Puissions-nous, si l'avenir prochain nous garde des
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