MON CHER CAMARADE
« Je vous autorise de grand cœur à écrire et à dire à la tribune « la phrase de votre lettre où je suis en cause. Car elle est l’expression exacte de la vérité.
« Je n’ai jamais vu le Père du Lac. Je n'ai jamais eu avec lui aucun rapport direct ou indirect.
« Tout à vous,
LS
« G%! DE PELLIEUX. »
« J'ai publié en son-temps cette déclaration d’abord dans le Correspondant du 25 janv ier 1900, puis dans un livre intitulé : la Loi des suspects, où j'ai réuni mes articles sur le stage scolaire. Mais, puisque l'accusation persiste et monte aujourd’hui jusqu’à la tribune nationale, j’ÿ oppose de nouveau la parole du général de Pellieux qui, indépendamment de tant d’autres raisons d'ordre moral et personnel, suffit à la confondre.
« Je rougis, je l'avoue, et je souffre profondément dans mon affection d’être contraint à prendre, en un tel sujet, la défense d'un religieux environné du respect de tous ceux qui le connaissent. Mais une pareille accusation appelait nécessairement 1 une réponse.
« Celle-ci, je pense, paraîtra décisive.
« J'aime mieux, d’ailleurs, m’y borner afin de ne pas me laisser emporter par une trop légitime indignation.
« Veuillez agréer, je vous prie, mon cher Directeur, tous mes sentiments les plus distingués.