‹ Combats d'hier et d'aujourd'hui (volume 2)Chapitre 62 sur 124 · PEU · texte numérisé non relu

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k: É 0 ee Q } } L2 i qui avait alors dix ans, fut mené par ses parents au

théâtre, et, à la sortie, admira la longue file des voi-

tures brillantes... Des gens en veste, chapeau bas,

disaient aux spectateurs sortants : «Faut-il une voiture, mon maître ? » L'enfant ne comprit pas ces termes

nouveaux. Îl se les fit expliquer eton lui dit seulement qu'il y avait eu un grand changement par la mort de

Robespierre. »

Le ha grand, en effet, mais il fut long.

Dans les départements, une lutte s’engagea entre les thermidoriens de gauche et ceux de droite, et jusqu à

la fin, la Convention se débattit contre l'opinion as

la pressait.

Nous allons voir de semblables débats. Le Bloc est

rompu ; M. Lafferre, président du Grand-Orient, a voté contre le ministère ; la Franc-Maçonnerie, frappée au front, a chancelé. Voilà les faits qui ne se peuvent effacer. Mais l’odieuse faction gouverne encore : elle est assise au banc des ministres ; comme les terroristes, elle défendra son pouvoir. |

La lutte sera rude. Dans un an, la période électorale

s'ouvrira virtuellement. Déjà la Chambre ne compte plus. Ce n'est pas elle qui a renversé M. Combes, c’est l'opinion, révoltée par la délation, lasse de la persécu-

tion. La Chambre votera des ordres du jour, procla-

mera des programmes, flétrira la réaction, changera peut-être les ministres. La question n’est plus là. Elle

est dans le pays. C'est à lui qu'il faut parler. Si nous

y manquions, il faudrait nous appliquer la parole de Pascal : « Nous courons sans souci dans le précipice,

après que nous avons mis quelque chose devant nous pour nous empêcher de le voir. »

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