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k: É 0 ee Q } } L2 i qui avait alors dix ans, fut mené par ses parents au
théâtre, et, à la sortie, admira la longue file des voi-
tures brillantes... Des gens en veste, chapeau bas,
disaient aux spectateurs sortants : «Faut-il une voiture, mon maître ? » L'enfant ne comprit pas ces termes
nouveaux. Îl se les fit expliquer eton lui dit seulement qu'il y avait eu un grand changement par la mort de
Robespierre. »
Le ha grand, en effet, mais il fut long.
Dans les départements, une lutte s’engagea entre les thermidoriens de gauche et ceux de droite, et jusqu à
la fin, la Convention se débattit contre l'opinion as
la pressait.
Nous allons voir de semblables débats. Le Bloc est
rompu ; M. Lafferre, président du Grand-Orient, a voté contre le ministère ; la Franc-Maçonnerie, frappée au front, a chancelé. Voilà les faits qui ne se peuvent effacer. Mais l’odieuse faction gouverne encore : elle est assise au banc des ministres ; comme les terroristes, elle défendra son pouvoir. |
La lutte sera rude. Dans un an, la période électorale
s'ouvrira virtuellement. Déjà la Chambre ne compte plus. Ce n'est pas elle qui a renversé M. Combes, c’est l'opinion, révoltée par la délation, lasse de la persécu-
tion. La Chambre votera des ordres du jour, procla-
mera des programmes, flétrira la réaction, changera peut-être les ministres. La question n’est plus là. Elle
est dans le pays. C'est à lui qu'il faut parler. Si nous
y manquions, il faudrait nous appliquer la parole de Pascal : « Nous courons sans souci dans le précipice,
après que nous avons mis quelque chose devant nous pour nous empêcher de le voir. »