‹ Combats d'hier et d'aujourd'hui (volume 2)Chapitre 82 sur 124 · Mme la comtesse Jean de Castellane · texte numérisé non relu

Mme la comtesse Jean de Castellane

doute, vous n’avez en rien sacrifié la partie documen- taire de votre travail; vous lui avez même fait une > très large place, et vous offrez ainsi au public, par les commentaires dont vous avez accompagné les textes, un véritable manuel de la Mutualité, parfaitement complet et d'une haute valeur pratique.

Mais vous aviez une conception plus large de votre entreprise. Vous ne vouliez pas seulement donner à tous les moyens de s’éclairer sur la constitution des Sociétés de secours mutuels et de leur apporter un concours efficace ; vous entendiez montrer, dans Îles principes même de l'ordre social, le fondement de l’idée de Mutualité, en suivre, depuis les origines de

l'histoire, les développements naturels, et établir ainsi, par des raisons de doctrine et d'expérience, les carac- e tères qu'à vos yeux elle doit conserver, sous peine se. ; d’avorter dans un effort sans portée. ie Sur ce terrain, je suis plus capable de vous suivre, car j'y rencontre à chaque pas des pensées qui me sont familières, des convictions que j'ai soutenues pendant tout le cours de ma vie publique. :

C’est donc avec un plaisir extrême que j'ai lu cette partie essentielle de votre livre, heureux de me trouver avec vous, sur tous les points, en accord absolu. Plus d’une fois, au cours de ces dernières années, observant la rapide expansion de la Mutualité, et l'ardeur avec laquelle tant d'hommes, d’ailleurs animés =: d'idées très opposées, paraissaient la seconder d'un

commun assentiment, j'ai songé que, si ce grand + mouvement était abandonné au gré des inspirations 4 el des. circonstances, au lieu d’être gouverné par des à vues sociales déterminées, il risquait d’être bientôt

stérilisé en se mélant au tourbillon d’une société

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