DOIE
C’est ce que M. Lafferre appelle « toutes les ressources de l'inilialive privée ». L'initiative privée du préfet et du recteur ! Ces messieurs ont la faillite gaie.
M. Buisson se contente d’un examen pour les conserits, et de l’école régimentaire pour ceux qui auront un Zéro. “a Eh bien! examen de conscrits, patronages préfectoraux, rien n'y fera : j'ose le prédire. La nature humaine continuera à se dérober. J’en voudrais, entre quelques autres, suggcrer une raison :
« L'arrêt marqué dans les progrès de l’instruction ». comme s'exprime M. Buisson, s’est produit dans les dix dernières années. Il le déclare nettement et l'établit par des chiffres. « 208.012 jeunes gens en 1906 sont enregistrés comme possédant ce que la statistique appelle « une instruction primaire plus développée ».… Soit une chute soudaine de près de 50.000. »
Cette période décennale, c’est celle du « grand chambardement », de la victoire des partis révolutionnaires, de La destruction des écoles libres, de l'expulsion des Préreset des Sœurs: C’est le règne des instituteurs
athées et antipatriotes, le triomphe de l’école sans Dieu et sans patrie.
M. Ferdinand Buisson à applaudi à tout cela : il a
contemplé d’un regard satisfait ce décisif épanouissement de l’œuvre que, vingt ans durant, il avait préparée, organisée, conduite avec passion, dont il avait, sans trêve, avec toutes les ressources du pouvoir, formé. façonné les agents.
De quoi s'étonne-t-il? S'était-il imaginé que, docilement, les parents allaient livrer leurs enfants au minotaure? Le voilà éclairé. Les paysans de France sont soumis au pouvoir etincapables de révolte extérieure : mais, quand ils sont mécontents, ils ont une force d'inertie indomptable. Leur nature humaine se dérobe sans bruit. C'est ce qui arrive : ils aiment mieux laisser leurs enfants sans grammaire que de les donner à l'instituteur athée. Toutes les lois d'obligation se briseront contre celte résistance passive.