octobre
La
épaules de « Tête large » et de « Farinet », il y eut d’abord un peu de surprise : le boulevard s’inquiéta
de cette désertion.
Mais ce fut bien autre chose lorsque, avec des mots frémissants, où passait le souffle mal éteint.de la vie provinciale, on vit ce fils passionné des rudes niveleurs de la Convention marquer pour la décentralisation régionale une ferveur inattendue. Mon collègue le marquis de L'Estourbeillon, qui est le régionalisme fait homme, n'aurait pas mieux dit. Il y a quelque cent ans, au bon temps du Bloc premier, celui d'avant Thermidor, un discours pareil eût envoyé M. Clemenceau à l’échafaud, comme suspect de fédéralisme.
Aujourd’hui, il paraîtra peut-être seulement un signe des temps et de l’irrésistible marche des idées contrerévolutionnaires. |
Et tout cela. sans doute, est très intéressant, mais ce n’est pas la question.
Car, non pas seulement pour nous autres catholiques, mais pour tout le monde à l'heure présente, j'ose dire surtout pour le gouvernement lui-même, il n'y a qu'une question, qui est de savoir comment il se comportera vis-à-vis de ceux à qui leur conscience religieuse interdit toute application de la loi de Séparation. ® |
M. Clemenceau dit : « Nous vous offrions des privilèges ! Vous les repoussez superbement ! n’en parlons plus. »
Pardon ! Parlons-en, au contraire, à moins qu'il ne faille, dans cette dédaigneuse exclamation, entendre un désaveu discret de la loi malencontreuse, quelque
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