I. 10 avril
qu'ils prétendent, pour la défense de leur religion persécutée, se tenir en communication avec le Pape :
Voilà ce qui domine toute cette monstrueuse affaire, et c'est la seule chose qu’il faudrait crier, répéter tous. les jours, sans se laisser étourdir par l’avalanche des paperasses, ni intimider par les clameurs outrageantes de M. Clemenceau.
D'abord la violation du droit des gens.
Quoi qu’ait essayé d’en dire M. Pichon, Mgr Montagnini avait le droit de considérer les papiers déposés dans la maison de la nonciature, comme sauvegardés par l’immunité diplomatique. On peut ergoter, discuter peut-être sur la lettre absolue du droit; mais il y a, entre les gouvernements, des convenances qui créent des droits ; quand on les foule aux pieds, on viole les règles de la probité politique.
Mgr Montagnini, après le départ du Nonce, était resté à Paris, dans la demeure même où son chef avait résidé ; il y était resté, sans titre officiel, mais avec le tacite assentiment du gouvernement français. Les fameux papiers eux-mêmes en font foi. |
IL était resté là, pourquoi ? Avant tout, pour garder les archives de la nonciature, propriété inviolable du gouvernement pontifical, placée sous la sauvegarde | diplomatique. Cela suffisait à garantir la maison où elles étaient déposées. 3 Le lendemain même du jour où les perquisitions furent faites, à Paris, chez Mgr Montagnini, à Rome l’agent du gouvernement français chargé de garder les: