INTRODUCTION
Au cours de recherches entreprises avec M. le professeur Ville, sur l’action réciproque de la phénylhydrazine et des chlorures mercurique, cuivrique, ferrique, elc., nous avons été amenés à étudier l’action de la phénylhydrazine sur des chlorures métalliques non réductibles ; nous avons obtenu avec les chlorures de zine, de cadmium, de nickel et de cobalt, des combinaisons bien définies el parfaitement cristallisées que nous avons appelées des chlorures métalliques phénvylhydraziniques. Des combinaisons analogues avec les sulfates des métaux de la série magnésienne avaient été décrites par Scherning ‘. Il étail donc probable que d’autres sels de ces métaux devaient jouir de cette propriété de se combiner à la phénylbydrazine ; je suis arrivé, en effet, à préparer des combinaisons phénylbydraziniques avec an grand nombre de sels de la série magnésienne : avec tous les sels halogénés, avec des sels minéraux à acide oxygéné (hyposulfites, hyposulfales, sulfa'es, séléniales, azolates, hypophosphites, pyrophosphates), et avec des sels à acide organique (formiales, acétates, valérianates, oxalates, lactales, benzoates). Pour certains sels n inéraux, j'ai oblenu plusieurs combinaisons de la phénylbydrazine avec un même sel,
1 H, Scherning ; Journ. prakt. Chem., tom, XLVII, pag. 80,
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Des sels d’autres mélaux que ceux de la série magnésienne se combinent aussi avec la phénylhydrazine, notamment les sels halogénés du lithiam, du calcium, da strontinm et du baryum, les sels cuivreux, l’azoltate d'argent.
Ces combinaisons nhénylhydraziniques se rapprochent des combinaisons ammoniées, connues depuis longtemps grâce aux travaux de Dessaione, Kane, Rammeisberg, Divers, André elc., toutefois ie nombre des molécules d'ammoniaque fixées sur le sel diffère le plas souvent du non:bre de molécules de phénylhydrazine. Un certain nombre de sels métalliques phénylhydraziniques ont leurs analogues comme combinaisons de sels métalliques avec des amines aromatiques, des bases pyridiques ou des bases quinoléiques. Qn connaissait depuis longtemps les combinaisons fournies par les chlorures de zinc, de cobalt, de nickel, de manganèse, d'élain, d'aplimoine, ele, avec l'aniline ‘. Dans ces dernières années, M. Tombeck à repris l'étude de ces combinaisons et l’a étendue à un grand nonibre de sels, ainsi qu'à divers homologues de l'aniline ; d'autre part, M. R. Varet a décrit des combinaisons formées par les sels métalliques avec les bases pyridiques et quinotéiques.
Certains sels minéraux de la série magnésienne, déjà combinés à la phénylhydrazine, peuvent encore s'unir à d'autres bases organiques en donnant des combinaisons mixtes. On u'avail pas jusqu'ici décrit ‘de combinaisons de ce genre provenant de la fixation de deux bases organiques différentes sur un même sel. J'ai oblenu «an certain notbre de combinaisons mixtes phénylbydraziniques avec l’aniline, les naphtylamines, la pyridine et la quinoléine.
Je diviserai l'exposé de mes recherches en trois parties :
1° Combinaisonsde la phénylh ydrazine avec les sels des métaux de la série magnésienne.
2° Combinaisons de la phénylhydrazine avec les sels d'autres mélaux (litbiam, calcium, strontium, baryum, cuivre, argent).
9° Combinaisons mixles des sels métalliques avec la phénylhydrazine et une autre base organique.
Waurtz; Diclionnaire de Chimie, 1er Supplément, article phénylamine.