‹ Combinaisons des acides aminobenzoïques avec l'antipyrineChapitre 2 sur 11 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

Dès que l’antipyrine a été lancée dans la thérapeutique, elle a immédiatement joui d’une grande vogue; aussi les formules permettant son administration ont-elles été aussi nombreuses que variées.

De bonne heure, on ne tarda pas à s’apercevoir de certaines incompatibilités qu’elle offrait avec diverses substances chimiques auxquelles on pouvait l’associer.

C'est ainsi qu’en opérant un mélange d’antipyrine avec le salicylate de soude ou l’hydrate de chloral ou la phényluréthane, on obtenait un produit pius ou moins liquide.

De véritables combinaisons prennent encore naissance quand on fait agir l’antipyrine sur certains phénols, tels que la résorcine, les naphtols, sur certains acidés organiques à fonction complexe, tels que l'acide salicylique, l’acide B résorcylique.

Au point de vue chimique, on considère l’antipyrine comme

PEN CRE une base : elle se dissout, en effet, dans les acides minéraux et donne des sels avec les acides organiques. On a déjà préparé le benzoate, le valérianate d’antipyrine. Mais avec les acides à fonction complexe, l’antipyrine agit-elle de la même facon? MM. Petit et Fèvre ‘, en la combinant à l’acide B résorcylique, ont constaté que deux molécules d’antipyrine s’unissaient à une molécule d’acide ; dès lors, ces auteurs ont pensé que les deux hydroxiles phénoliques de l'acide B résorcylique jouaient un rôle prépondérant dans cette combinaison, tandis que le carboxyle restait inattaqué. Ils poursuivent d’ailleurs cette étude sur d'autres acides phénols pour élucider cette question.

Dans ces conditions, il nous a paru intéressant d’étudier l’action d’autres acides à fonctions mixtes non phénoliques sur l'antipyrine. C’est dans ce but que nous avons opéré avec les acides aminés, et c’est aux trois acides amino-benzoïques : ortho, méta et para que nous nous sommes adressé.

Notre travail se divise en deux chapitres: dans le premier, nous décrivons les diverses combinaisons déjà connues de l’antipyrine , dans le second, nous étudions l’action de ce corps sur les acides aminobenzoïques.

Tout d’abord, nous tenons à adresser nos remerciements les plus sincères à M. le professeur Ville, pour les conseils si utiles qu’il nous a prodigués, et pour l'intérêt qu'il n'a cessé de nous témoigner. |

Que MM. les professeurs Astre et Imbert, de l'Ecole supérieure de pharmacie daïgnent également agréer l’expression de notre profonde reconnaissance, pour la bienveillante sympathie qu'il nous ont toujours témoignée pendant nos trois années d’études.

! Journal de Pharmacie et de Chimie, tom. XXX, pag 106 (5e série},

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