‹ CombourChapitre 32 sur 82 · Mémoires d'Oidre-Tombe, I · texte numérisé non relu

Mémoires d'Oidre-Tombe, I

la visite que fit à Combour S. A. R. Madame la princesse Hélène d'Orléans, fille du Comte de Paris, le 9 août 1891. Elle y fut reçue par Mmo la comtesse de Chateaubriand — celle-là même qui restaura si magnifiquement l'intérieur du château — et par sa fille, Mlle Sibylle de Chateaubriand; celle-ci vient en 1898 d'épouser le comte de Durfort, appartenant à la même famille que le duc de Duras, le vendeur de Combour, en 1761, à M. de Chateaubriand.

Nous terminerons ce chapitre par une dernière citation de Chateaubriand; on ne peut le quitter quand on parle de Combour :

« Si mes ouvrages me survivent, dit-il, si je dois laisser un nom, peut-être un jour, guidé par ces Mémoires, quelque voyageur viendra visiter les lieux que j'ai peints. Il pourra reconnaître le château; mais il cherchera vainement le grand bois, le berceau de mes songes a disparu comme ces songes. Demeuré seul debout sur son rocher, l'antique donjon pleure les chênes, vieux compagnons qui l'environnaient et le protégeaient contre la tempête. Isolé comme lui, j'ai vu comme lui tomber autour de moi la famille qui embellissait mes jours et me prêtait son abri; heureusement ma vie n'est pas bâtie sur la terre aussi solidement que les tours où j'ai passé ma jeunesse, et l'homme résiste moins aux orages que les monuments élevés par ses mains l. »

l. Mémoires d'Oulre-Tombe, I, 179.

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