Archives Nationales, P
2, Ibidem.
extraction originelle, il était chargé, au profit du baron de Combour, de redevances que nous avons déjà signalées en parlant des droits féodaux de la seigneurie de Combour; c'était « trois barriques de vin breton et trois de vin d'Anjou » dues chaque année à trois termes; plus « neuf chouesmes et neuf miches feuilletées en pain de froment, payables aux jours de Saint-Martin, Noël et Pasques. » Le tout devait être rendu au château de Combour par le prieur qui était encore tenu, avons-nous dit, « de fournir de paille les prisons dudit chasteau et de la ville de Combour, tant aux basses-fosses qu'ailleurs1. »
De leur côté, les vassaux du prieuré devaient payer au prieur une rente appelée garde, et les nouveaux mariés de la paroisse de Combour étaient tenus, sous peine d'une amende de 64 sols, applicable aux pauvres du lieu, d'acquitter le devoir féodal qui suit : « à cause de l'administration du sacrement de mariage en Téglise de Combour (dépendant du prieuré) et de la consommation dudit mariage qu'ils font la première nuit de leurs noces, lesdits mariés doibvent, une fois seulement, le mardi de la Pentecoste, comparoistre près du tombeau de pierre élevé dans le cimetière du prieuré, à deux heures de Taprès-midy, en présence des officiers dudit prieur; et doibvent là le marié fournir et présenter audit seigneur prieur ou à ses officiers un broc de vin valant trois pintes, mesure de Combour, et une fouace qui est une espèce de
1. Déclaration de la seigneurie de Combour en 1580 et 1682. — Le prieur de Combour devait aussi douze miches de pain feuilleté et sept chopines de vin au seigneur de Saint-Mahé et quinze miches semblables au seigneur de Trémaudan.
pain revenant à un gasteau; et la mariée dire à haulte voix une chanson '. »
Ainsi étaient requis, le mardi de la Pentecôte, tous les nouveaux mariés roturiers de Combour : ceux du bailliage seigneurial pour courir la quintaine, ceux du bailliage prioral pour fournir vin, gâteau et chanson z.
IL Fief du Prieuré de Saint-Ouen de la Rouairie.
— Dans la paroisse de ce nom avait existé, paraît-il, un petit monastère fondé par les Bénédictins de Marmoutiers et uni dans la suite à leur prieuré de Combour; voici ce qu'il en demeurait en 1680 : « une maison autrefois conventuelle et ce qui en reste à présent servant de cellier, grange, chambre et grenier ; — une chapelle dédiée à sainte Magdeleine et à saint Nicolas, sise dans le cimetière de Saint- Ouen et attenante à l'église parochiale dudit lieu; »
— plusieurs maisons clans ledit bourg de Saint- Ouen ; — un pourpris contenant environ 28 journaux de terre ; — un ancien bois futaye ; — un four à ban ;
— le moulin de Folleville sur la rivière de Loisance;
— la totalité des dismes de la paroisse dudit Saint- Ouen ; — enfin le droit de tenir une foire, le jour de sainte Magdeleine, audit bourg de Saint-Ouen, droit accordé au prieur en 1456 par le duc de Bretagne Pierre II, en considération de ce que « ledit prieuré avait été désolé par les guerres. »
Tous les détails qui précèdent sont extraits de la Déclaration faite au roi, en 1680, par le prieur de