‹ CombourChapitre 59 sur 82 · Archiv. Nationales, P · texte numérisé non relu

Archiv. Nationales, P

2. D'après quelques aveux du xvn' siècle, le prieur de Combour avait lui-même, comme le comte du lieu, droit de quintaine sur certains tenanciers du prieuré; néanmoins la Déclaration de 1680, faite par ce prieur, ne mentionne point ce droit féodal.

Combour l. Or voici, d'après les baux de fermes finissant en 1698, ce que valait à cette époque le prieuré de la Trinité :

Produit des dîmes, 5,088 liv.; — rentes en grains, 150 liv.; — seigneurie et juridiction, 400 liv.; — fours banaux et moulin, 450 liv.; — prairies, 415 liv.; — terres en la paroisse de la Fresnaye, 460 liv.2; — terres et rentes en Saint-Ouen de la Rouairie, 1,819 liv. — Total des revenus : 8,912 liv.

Les charges ordinaires, décimes, pensions congrues, etc., montaient alors à la somme de 3,976 liv., sans comprendre les réparations, les devoirs au seigneur de Combour et au roi, les honoraires du prédicateur de Combour et des prêtres de Saint-Ouen, et le douzième des dîmes de Noyai dû aux religieux de l'abbaye de Rillé3.

En 1728 et 1729 les deux prieurs de Combour firent des déclarations un peu moins élevées de leurs revenus respectifs : le prieur commendataire, Martin du Bellay, prétendit ne toucher que 6,030 liv. de rentes et dit avoir 4,433 liv. de charges, partant un revenu net de 1,597 liv.; — le prieur claustral, dom Couaisnon, déclara seulement 608 liv. de rentes avec 260 liv. de charges, partant un revenu net de 348 liv. 4

Finissons par quelques mots sur le monastère même de Combour.

Quoique nous venions de voir ce prieuré conventuel habité encore par des religieux bénédictins en

1. Archiv. Nationales, P, 1707. — Archiv. d'Ille-et-Vil. il H, 23.

2. L'église et le cimetière de la Fresnaye avaient été donnés vers 1130 par Geffroy, archevêque de Dol, aux moines de Marmoutiers, qui unirent ces biens à leur prieuré de Combour.

Page 1