‹ CombourChapitre 7 sur 82 · Mémoires d'Outre-Tombe, I · texte numérisé non relu

Mémoires d'Outre-Tombe, I

en réalité le véritable maître de la ville; mais il permit que le défenseur laïque de son Eglise, le porte-enseigne de Saint-Samson, le donataire de douze grands fiefs autour de Dol, le sire de Combour, en un mot, prît ce nom de Dol qu'adopta sa postérité.

Le successeur de Jean Ier de Dol fut son fils Gilduin, appelé tantôt Gilduin de Combour, tantôt Gilduin de Dol. Sa généalogie nous est attestée par une charte dans laquelle il confirma aux moines de Marmoutiers ce que leur avaient donné son père Jean de Dol et son aïeul Rivallon : « Notum sit quod

Gilduinus de Combornio, Johannis films dédit

sicut pater ejus Johannes et Rivallonius avus ejus donaverant l. » Ce texte établit clairement la succession des trois premiers seigneurs de Combour, que du Paz a singulièrement embrouillée dans son Histoire généalogique des sires de Combour2. La puissance de Gilduin nous apparaît dans un acte où il se trouve entouré de ses barons : « Coram Gilduino et baronibus suis21; » c'était des chevaliers et des seigneurs relevant de lui, tels que Hamon Le Chat, Tugdual de Lanrigan, Geffroy Boterel, Engelbert du Rocher, etc. 4

Ce Gilduin de Combour eut, en 1137, une fin tragique sur les grèves du Mont Saint-Michel. Pendant la guerre que se faisaient alors les Bretons et les Normands, il envahit le territoire d'Avranches à la tète de cent quarante cavaliers et d'une foule assez

Page 1