D. Marténe, Hist. de Marmoutiers, II, 138 et
de pasteur il avait soin de venir trois fois Fan à Notre-Dame, aux fêtes principales de la paroisse, Noël, Pâques et la Nativité de la Vierge, dire la grand'messe et officier solennellement1.
L'abbaye de Marmoutiers faisait au recteur de Combour une pension, dite portion congrue, estimée 1,500 livres au siècle dernier. La presque totalité des dimes de la paroisse était cueillie par le prieur de la Trinité.
Il se trouvait jadis à Combour un grand nombre de chapelles; nous ne parlerons pas ici de celle du château, dont il a été déjà fait mention, ni de celles qui se trouvent dans la ville même; nous avons également décrit la chapelle du prieuré; il ne nous reste donc à rappeler ici que celles élevées dans la campagne, par la piété des fidèles, soit près des manoirs, soit dans les villages.
Parmi les sanctuaires de cette dernière catégorie peuvent se ranger les chapelles des hôpitaux anciens et moderne.
Combour a vu construire trois maisons hospitalières sur son territoire.
La plus ancienne fut une maladrerie ou léproserie fondée au moyen-âge, à quelque distance de leur château, par les sires de Combour. Elle fut établie dans les champs, avant 1146", à un quart de lieue de Combour, là où se trouve encore le village de la Magdeleine. Cette sainte fut, en effet, la patronne de la chapelle de cet établissement. Le duc de Bre-
■2. Celle année-là Jean de Dol, sire de Combour, donna à l'abbaye de Saint-Sulpice-des-Bois un bourgeois nommé Herbert Chouan, avec toute sa postérité, demeurant en Combour dans un champ près la Maison des Mezeaux. (Du Paz, Hist. génêal. de jilus. mais, de Bret., 517.)
tagne Jean V accorda, en 1407, une sauvegarde à Jean Taupin, chapelain de la Magdeleine de Combour1. Ce chapelain, présenté par le baron de Combour, était chargé d'administrer la maison et de desservir la chapelle. Quand, au xvi8 siècle, la lèpre eut disparu de nos contrées, la maladrerie n'eut plus sa raison d'être et les seigneurs de Combour créèrent plus près de leur petite ville un hôpital. Mais ils continuèrent de nommer un chapelain pour dire les messes fondées dans la chapelle Sainte-Magcleleine. La maladrerie, du reste, semble avoir été entretenue dans ce lieu jusque vers la fin du xvie siècle, car en 1570 Jean de Vaugérault fut encore chargé « de la chapellenie perpétuelle de la Magdeleine et de l'aumosnerie son annexe3. »
Mais au siècle suivant nous voyons établis assez près de la ville, au bord de l'étang de Combour, la maison de l'Hôpital et sa chapelle dédiée à saint Sébastien. En 1630, Henriette d'Orléans, marquise de Coëtquen et comtesse de Combour, confia au même titulaire, Malo Le Tourneux, les deux chapellenies de la Magdeleine et de Saint-Sébastien de Combour. Cette dame avait obtenu, de l'évêque de Saint-Malo, l'union de ces deux bénéfices à celui de son château de Combour. Aussi à partir de cette époque voyons-nous le même prêtre desservant ou faisant desservir les trois chapelles de la Magdeleine, de l'Hôpital et du château de Combour3; en 1748, il avait pour les deux premières 400 liv. de rente et ne devait que quatre messes par semaine,